Troyes et l'Aube précurseurs



Cires et bougies


De tous temps, les cires sont une espèce de production du sol champenois qui, par sa sécheresse, ressemblant à l’Attique, offre, dans la cire et le miel, l’objet de commerce qu’offrait l’Attique à ses habitants.

 

Il a été créé en France, en l’an 2000 un certificat de qualification.

Eh bien Troyes l’avait déjà expérimenté le 1er en France, il y a près de 600 ans.

En effet, dès 1431, à Troyes, le lieutenant général du bailliage dresse les statuts réglant la fabrication et la vente des bougies et torches de cire, et le Conseil de Ville veille alors à l’application de ce règlement.

D’ailleurs, en hommage à ses illustres visiteurs, qu’offre-t-il ? Il leur remet des bougies et des torches.

Grâce à ce certificat, la fabrication, très stricte de ces bougies, concourt à les faire rechercher par la France entière, pour leur qualité exceptionnelle.

A cette époque, il existe chez nous des moulins à blanchir les cires, et ces établissements attirent à Troyes, non seulement toutes les cires de Bourgogne et de Champagne, mais encore d’autres provinces très éloignées.

Cela occasionne la multiplication des abeilles, et permet de vendre les cires à Paris, car nos prix sont les plus bas, pour des bougies qui atteignent la perfection et sont très blanches.

C’est la raison pour laquelle Troyes fournissait les cires pour les luminaires d’église de la France entière.

Les Troyens plus âgés se souviennent du magasin des " Cires Boeglin ", installé rue Thiers (Gal de Gaulle), depuis le début du XIX° siècle jusqu’en 1986.

Ils élevaient des abeilles à Montgueux, et avaient des secrets de composition de la cire animale (cire d’abeille), minérale (paraffine) et végétale.

Ils avaient 2 techniques ancestrales pour fabriquer des cierges et bougies : 

- " à la plongée ", c’est-à-dire des bougies coniques, fixées sur des cadres, plongées ensemble dans la cire,

- et " à la louche ", qui permet d’obtenir des cierges d’un diamètre égal sur toute leur hauteur. Une à une, les mèches qui sont attachées à un cerceau métallique vont être enduites de cire chaude à l’aide d’une louche.

Ils mettent aussi des décalcomanies sur les cierges et bougies.

Les bougies de cire d’abeille étaient bien meilleures, car elles fumaient moins, brûlaient en donnant plus de lumière et sans provoquer de mauvaise odeur.

Au début du siècle dernier, lors des réformes de l’Etat sur la séparation des pouvoirs avec l’Eglise, en 1905, les Ets Boeglin transforment leurs fabrications, et sont la dernière fabrique française de produits à base de paraffine, avec une utilisation importante pour le soin des grands brûlés.

Symbole de fête, de cérémonie, de romance et de convivialité, la bougie est toujours autant prisée et utilisée aujourd’hui, alors même que nous sommes habitués à l’électricité.

Ne nous privons pas de la lumière féerique des bougies.

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