Religieux et saints de l'Aube



Saint Aderald


 

C’est l’un des personnages éminents du diocèse au X° siècle.

Saint Aderald naît à Troyes, de parents distingués par leur noblesse et par leur piété : " illustres pour la pompe et la gloire du monde, mais très dévots dans le service de Dieu ", en 929. 

Ce scolastique chanoine et archidiacre de Troyes, est considéré par les écrivains de son époque, comme " l’ornement de l’Église, la gloire du monde, le maître des chrétiens ".

" Il jeûne d’une manière austère, à l’imitation des saints d’autrefois. Le pain dont il use est non seulement d’orge et rude au palais, mais il le mêle à la cendre, et en fait son pain quotidien alors que les familiers de la maison usent souvent de mets délicats et jouissent des plaisirs. "

Sur la largesse de ses aumônes, on dit " qu’il ne lui suffit pas de donner de la nourriture aux affamés, des vêtements à ceux qui sont nus, il ouvre un toit hospitalier aux voyageurs… mieux, il lave les lépreux, il les revêt de ses propres habits et les dorlote comme ses propres enfants… il connaît les refuges des pauvres et fournit à chacun le nécessaire… il ne vit pas autrement qu’il n’enseigne, ses actes s’accordent à sa parole, ce qu’il enseigne par ses mots, il l’appuie de ses exemples… "

Il possède une inlassable charité. Il est l’artisan de la fondation des chapitres.

Le chroniqueur d’Auxerre, Robert Abolant, écrit que " sa vie fut la lumière du siècle, la gloire du clergé, l’honneur de l’Église et le modèle authentique des chrétiens ".

Avec la permission de son évêque, il fait jusqu’à douze fois le voyage de Rome (chacun ne demandait pas moins de 5 mois pour l’aller et le retour) pour visiter les tombeaux des saints apôtres, tantôt à cheval, tantôt (et plus souvent) à pied.

Une fois, il prend la mer et supporte des dangers à peine croyables : " … tantôt une tempête se leva, le navire, naviguant dans le vide puisqu’il n’était pas dirigé par son gouvernail, donnait prise à l’adversité des flots. Mais, sur sa prière, tous étaient réconfortés, conduits au rivage plus par un miracle que par les rames... Tantôt les pirates barbares prirent en chasse le navire qui portait l’homme de Dieu pour tuer ou noyer les hommes, s’emparer de tout et emporter tout ce qui s’y trouvait. Les matelots sont frappés d’une immense terreur. Ils essaient de fuir, et il n’y a ni le temps ni la place de s’enfuir. Ils cherchent à fléchir les barbares par des cadeaux, mais ils y sont insensibles. Les Sarrasins les pressent fortement, les pirates les menacent de mort. Ayant reçu la communion, sur le point d’être pris par eux, ils pleuraient leur mort et la sentaient proche. Mais le bienheureux se réfugia dans son secours habituel, la prière. Tandis que les barbares et les siens se battaient, il offrit au Seigneur l’holocauste de ses oraisons. A l’instant, voilà le bateau transporté par une poussée divine qui s’éloigne des pirates, comme s’il avait fait un saut, à plus de dix miles. Les uns s’écartent de la vue des autres, et ils ne craignent plus les attaques des ennemis. "

Il visite aussi tous les lieux saints de Jérusalem, avec " la piété la plus tendre... il baise le saint sépulcre dont il a peine à se détacher, et pour satisfaire sa dévotion, les gardes lui accordent un morceau de pierre de ce monument qu’il regarde comme un trésor précieux ". Il achète de nombreuses reliques et, rentrant à Troyes, il fait construire à 10 kilomètres, un petit monastère (avec 3 religieuses bénédictines) du nom de Saint-Sépulcre, au village de Villacerf,

Il fait des miracles : beaucoup de personnes " tordues et brûlées incroyablement par la chaleur des fièvres, venaient souvent à lui et repartaient bien vite chez elles apaisées par lui."

 

Il décède Ie 20 octobre 1004 et est inhumé au monastère, comme il l'a désiré.

On y vénére son corps jusqu'en 1791, où la crainte des excès révolutionnaires le fait transférer du prieuré dans l'église paroissiale.

Lors de la Terreur, sa châsse est violée, détruite et ses saints ossements sont jetés pêle-mêle avec d'autres dans le caveau de l'église de Villacerf.

 

Il a sa statue dans la cathédrale et notre évêque Bossuet le donne comme patron aux conférences ecclésiastiques.

 

Le diocèse de Troyes fête Saint Adérald, le 20 octobre.

 

   

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