Les dessous de Troyes


 J’ai pu « dénicher » un vieux livre, en très mauvais état, pratiquement introuvable, intitulé «  Les dessous de Troyes », écrit en 1886, par le troyen Charles Brégnard, qui le dédie à son « cher et illustre Maître Louis Ulbach » troyen lui aussi (voir ce chapitre).

 

Ce dernier lui a répondu : « Toutes les fois que je peux mêler mon nom à un écho venu de ma chère et vieille ville, il me semble que je me replante dans le vieux sol champenois… Je vous exprime pour cette œuvre troyenne, tout le plaisir que j’ai eu à vous lire… ».

 

         Ce chroniqueur y raconte plus de 40 « petites fantaisies, courts tableaux, historiettes vraies ».

 

« Mais, dit-il, pardonnez-moi Mesdames, si quelques unes sont un peu légères. J’ai pensé que vous avez un éventail derrière lequel on sait qu’il vous est parfois agréable de laisser vos belles joues se colorer discrètement de fines couleurs roses…».

 

         Charles Brégnard ne se borne pas à saisir sur le vif ces dialogues, ces tableaux de tous les jours, il nous peint les hommes et les choses comme il les a vus.

 

Charles Brégnard est un aimable causeur, un homme du monde et un homme de cour, qui rit de tout, que toutes les douleurs émeuvent, même et surtout celles des êtres les plus déshérités de la nature, dont l’œil devient humide, dont le cœur se gonfle en voyant souffrir un infirme, un grotesque.

 

C’est comme si nous revivions avec lui ces aventures, qui étaient arrivées à Troyes à cette époque.

 

Je vais donc, de temps en temps, vous en faire partager la teneur, sans en changer un seul mot.

 

Bonne lecture.