Coutumes et traditions



Jeux de jadis


 

Ces jeux furent pratiqués dans bon nombre de communes auboises, principalement le 14 juillet, jusqu’à la fin du XIX° siècle.

 

La civette :

 

Tracer sur le sol une ligne de départ.

 

A 15 mètres, dresser une bûche.

 

Il s’agit de la faire tomber en lançant un morceau de charbonnette.

 

Si la bûche atteinte de volée tombe, vous marquez 1 point.

 

 

La Galotte :

 

Analogie : le hockey.

 

Matériel : sol plat, cercle de 1 m 40 de diamètre, crosse ou marteau, boule de bois.

 

Remarque : pouvait devenir dangereux (coups de crosse dans les tibias)

 

Joueurs : maximum 5.

 

Règles : tracer le cercle, creuser 4 pots, mettre 4 joueurs en gardiens, crosse dans le pot.

 

Le cinquième (volontaire ou désigné par le sort), pousse le bois vers l’un des joueurs qui la renvoie. Pendant ce temps, le joueur 5 essaie de piquer sa crosse dans le pot provisoirement déserté.

 

Variante : loger la balle dans le pot, les joueurs étant fixes et n’ayant pas le droit de bloquer le pot avec leur crosse.

 

 

Le Mirliguet :

 

Analogie : la pichenette des enfants.

 

Matériel : morceaux de charbonnette épointés, terre molle ou ramollie.

 

Joueurs : nombre illimité.

 

Origine : jeu de bûcherons.

 

Lorsque la coupe était terminée, les ouvriers payés organisaient une sorte de réjouissance et ce jeu pouvait être érigé en concours.

 

Règles : l’un des joueurs pique son bâton le plus verticalement possible.

 

Le second plante le sien en tentant de faire tomber le premier.

 

S’il réussit, il le ramasse et, s’aidant de son bâton, il le lance le plus loin possible.

 

Pendant que son propriétaire court le ramasser, il doit planter 3 fois le sien dans la terre.

 

S’il échoue, le revenu lui prend son bâton et opère de la même façon.

 

Si au départ, le second n’arrive pas à faire tomber le premier, un troisième prend la place.

 

 

Le tir à l’oie :

 

Le tir à l’oie était pratiqué dans de nombreux villages de l’Aube :

 

Par exemple, à Nogent-sur-Aube, les jeunes gens se réunissaient sur la place, et les yeux bandés, tentaient de couper le cou de l’oie accrochée à une branche d’arbre, à l’aide d’un sabre. Le vainqueur emportait l’animal que tous dégustaient ensemble, mais c’est le gagnant qui offrait à boire.

 

A Saint-Thibault, l’oie était suspendue à une perche oblique. Les joueurs pouvaient à leur gré trancher le cou de l’oie ou la ficelle, mais n’avaient droit qu’à un seul essai.

 

Le vainqueur emportait la volaille.

 

Lors des fêtes communales ou le 14 juillet, dans certaines communes, un canard remplaçait l’oie. Ainsi, à Brevonnes, le canard était suspendu en travers de la rue principale, à Chappes, à Saint-Julien, la carabine remplaçait le sabre...

 

A Arcis-sur-Aube, la coutume consistait à couper le cou d’une oie offerte par chacun des habitants à tour de rôle. La bête était ensuite mangée en commun par les jeunes gens du pays.

           

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