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Hôpital du Saint Esprit, Ordre de Saint-Augustin, Pères de l’Oratoire


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Cette maison doit son établissement aux frères de l’hôpital du Saint-Esprit de Montpellier.

Des lettres du pape Clément III, nous montrent qu’il existe déjà à Troyes en 1098.

Il est établi près de la Vienne, sur la rive droite, entre les fossés de la ville et l’église Saint-Gilles, assez près de la porte de Croncels, qui, pendant plusieurs siècles, en reçoit le nom de : porte de saint-Esprit.

Il est transféré en 1417, à l’intérieur des murs, rue de Croncels (aujourd’hui rue de Turenne), à l’emplacement occupé par la caserne Beurnonville.

 

On trouve plusieurs donations : en 1203 d’une dame Souillaux, en mai 1222, une qui est approuvée par l’évêque Hervée, une en 1237, faite par le trésorier de Saint-Étienne, le seigneur de Souillaux, et une du 14 mai 1417, approuvée notre évêque Etienne de Givry.

 

Cette maison est destinée " pour les vieillards décrépits et impotents de la ville, les hommes séparés des femmes ", mais il reçoit aussi les " enfants trouvés ".

 

Il y a une communauté de religieux, l’autre de religieuses, de l’ordre de Saint-Augustin.

 

L’hôpital du Saint-Esprit brûle dans l’incendie de 1524, et est réparé en 1583.

 

Dans la suite, il est donné aux Pères de l’Oratoire, qui viennent s’établir à Troyes, en 1618.

 

Le roi Louis XIII, le 16 mars 1620, donne les lettres-patentes pour y établir les prêtres de cette congrégation.

 

Lors de son voyage à Troyes, en 1630, le monarque maintient les Pères de l’Oratoire dans cette propriété.

 

Les pauvres de cet hôpital sont transportés à celui de Saint-Nicolas, et les Oratoriens s’établissent à leur place.

 

Les libéralités de nombreuses personnes permettent de détruire les vieux bâtiments et d’en élever de nouveaux " et d’un meilleur goût ".

 

Cette maison possède plusieurs personnages qui  se sont distingués par leur science et par leurs vertus, et parmi lesquels on remarque :

- le Père Daniel Hervé, de Nantes, qui, étant supérieur, donna au public une explication historique de l’apocalypse, en 1684,

- Monseigneur Gault, évêque de Marseille, dont le clergé de France demanda, en 1645, la canonisation au pape Innocent X,

- le Père Honoré Collin du Juannet, auteur d’un ouvrage important sur Saint-Augustin en 1644,

- le Père de Saintpé, auteur d’un dialogue sur le baptême, en 1675,

- Monseigneur de Soanen, évêque de Senez, qui a fait la philosophie à Troyes et y a régenté les humanités,

- Monsieur l’abbé Duguet, professeur de philosophie au collège de Troyes,

- le Père Pierre Vernier, auteur de plusieurs hymnes et de profès qui ont été insérés dans le missel de Troyes

- le Père Mathurin Champiron, instituteur d’une communauté d’Orphelines sur la paroisse de Saint-Pantaléon, occupées à une filature de coton, et nommées les Champironnes,

- le Père de Gennes, auteur de plusieurs ouvrages,

- le Père Henri Camusat, Troyen, neveu du célèbre Père Calabre, en 1746... 

 

En 1792, c’est la suppression de la congrégation enseignante et l’inventaire de l’Oratoire du Saint-Esprit, qui devient un casernement des vétérans nationaux, et la chapelle, un dépôt des chanvres de la république.

 

En 1793, 15 prêtres y sont incarcérés.

 

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