Monuments, églises, châteaux



Château d'Essoyes


 

En venant de Bar-sur-Aube ou de Chaumont, et se dirigeant vers Bar-sur-Seine, on ne peut traverser Essoyes sans remarquer sur la gauche, le château.

 

Le plus ancien propriétaire connu fut le dernier prévôt royal, Toussaint Darras, décédé le 26 décembre 1826.

 

A cette époque, seul le bâtiment de droite existait, et il était appelé « le Clos ».

 

Puis il devint la propriété de la famille Simon. L’un de ses membres, Louis, Gabriel, Napoléon, fut maire et conseiller d’arrondissement. Décédé en 1891, à l’âge de 81 ans, il fut inhumé au cimetière d’Essoyes aux côtés de sa femme, Elisabeth Luvan. Sur leur mausolée on lit : « Leur douceur et leur grande bonté les firent aimer et regretter de tous ».

 

En 1890, le château fut acheté par le commandant Olympe Hériot. Il fit venir des entrepreneurs et ouvriers qualifiés de Paris qui édifièrent la partie gauche, la galerie qui relie les 2 bâtiments, la conciergerie, les communs, des dépendances dans le parc aboutissant sur la place de la mairie d’Essoyes, le long de l’Ource, et ses grilles remarquables.

 

Le 1er novembre 1884, la grosse cloche plus que centenaire de l’église ayant été cassée, fut refondue aux frais du commandant. Bénite par Monseigneur Cortet, évêque de Troyes, le 10 juin 1885, elle porte les noms de Auguste Olympe.

 

Aux fonts baptismaux, 2 vitraux en souvenir du baptême d’Auguste (1888) et d’Olympe (1889), fils du commandant.  

 

En 1889, il fait don au bureau de bienfaisance d’une somme de 950 F et assure le traitement de la sœur infirmière. 

 

Elu maire le 15 mai 1892, il quitta la mairie le 16 mars 1894 et fut membre du Conseil Général quelques mois.

 

Sa générosité se manifesta aux personnes âgées et aux enfants du pays

 

Il organisait de nombreuses chasses à courre.

 

Il mourut le 22 juillet 1899 et, le 27 décembre, le château fut attribué à sa veuve qui y revint de temps en temps, avec sa fille.

 

Sa fille, Virginie Hériot, devint une sportive de renommée mondiale, s’intéressant en premier lieu à la navigation. Un monument élevé à sa mémoire à Cannes, en avril 1936, rappelle son souvenir.

 

Madame veuve Hériot, devenue après son remariage, Madame Roger Douine, assura par sa contribution généreuse la continuité de l’école libre d’Essoyes de 1903 à 1923.

 

Pendant la guerre 1914-1918, elle ouvrit sa propriété et la mit à la disposition de l’autorité militaire. Celle-ci en fit une annexe de l’hôpital des Jacobins de Troyes et y envoya des blessés convalescents pour se rétablir dans cette agréable demeure. 

 

La propriété fut fermée à la fin de la guerre.

 

Le 30 décembre 1929, M. Davidson, banquier à Dallas (U.S.A.), ancien officier de l’armée américaine, ayant servi en France pendant la guerre précédente, en fit l’acquisition.

 

Il fut mis en faillite. Le château, saisi, fut, le 6 juillet 1936, acquis par la commune d’Essoyes.

 

En septembre 1939, l’orphelinat Audiffred de Troyes s’y installa jusqu’à l’exode de juin 1940.

 

Puis, ce fut un cantonnement de prisonniers français jusqu’à leur départ pour l’Allemagne en décembre de la même année. 

 

En 1941, ce furent des prisonniers d’Afrique du Nord. 

 

Puis, en 1942, des Sénégalais, qui allaient couper du bois dans les forêts avoisinantes. Ils étaient gardés par des Autrichiens qui les traitaient avec humanité. L’un d’eux est revenu d’Allemagne 30 ans après à Essoyes, en touriste.

 

Quelques soldats allemands s’y trouvaient en août 1944, mais ils se firent conduire à Chaumont et ce fut la fin de l’occupation militaire du château.

 

Ensuite, vint l’heure des réfections importantes qui s’imposaient en vue d’y installer les classes dans la partie gauche, la perception et les logements dans la partie droite. Les travaux furent longs, mais le résultat fut heureux.

 

Le parc permit la pratique du football et autres sports, sa pelouse et ses allées ombragées attirèrent bien des visiteurs.

 

Dans la cour il y a un très beau puits dont la margelle circulaire, d'un seul bloc de pierre blanche, est surmontée d'une belle ferronnerie couronnée par une statue féminine, Thètis, déesse des eaux. Cette dernière tient sous son bras droit un vase duquel l'eau devait s'écouler. Le puits a été condamné et un massif de fleurs vient en agrémenter l'intérieur.

 

Depuis quelques années, les effectifs scolaires sont en constante hausse, environ 160 enfants de maternelle et primaire. Pour des questions de sécurité, le déménagement de l’école a été envisagé. Et la décision a été prise de construire un nouveau groupe scolaire.

(Voir aubois très célèbres : Renoir, Augustin I Hériot)

 

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