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Pierre-Jean GROSLEY


Parmi les personnages connus du XVIII° siècle troyen, Pierre-Jean Grosley est celui qui a le plus de notoriété.

 

Il naît à Troyes le 18 novembre 1718.

De constitution fragile, il est sec, presque décharné. Ses cheveux, sur une tête ronde et d’une " petitesse un peu disproportionnée à la grandeur de son corps, sont coupés en rond et frisés à la main… ce qui caractérise ce visage, c’est une extrême pâleur ". Grosley dit lui-même qu’il a " un visage d’une extrême onction ".

Il habite rue du Bourg Neuf (aujourd’hui n° 3 rue du Palais de Justice).

 

Historien et homme de lettres français, son œuvre est encore de nos jours, le livre de chevet de bien, des historiens.

Fils d’un avocat et destiné à la même carrière, Grosley fait ses études au collège de l’Oratoire de Troyes. Il remporte le 1er prix de réthorique et aussi celui de logique; ses professeurs disent de lui : " Bon élève, intelligent, mais esprit à faire des farces ".

Il se rend ensuite à Paris pour suivre les cours de droit. Reçu avocat, il se fait inscrire an barreau de Troyes. Mais le droit l’occupe fort peu, et ses goûts favoris le portent vers la littérature et l’étude de l’histoire de son pays.

Aimant à voyager, il visite successivement l’Italie, l’Angleterre, la Hollande et la Suisse.

En 1745 et 1746, il fait la campagne d’Italie dans l’état-major du maréchal de Maillebois, en qualité de caissier des vivres et, à son retour, il en écrit l’histoire intitulée "Observations sur l’Italie et les Italiens".

Ses nombreuses productions lui valent d’être nommé membre associé de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1761, mais, " entraîné, dit Dacier, par l’originalité de son esprit, il confondait sans cesse les genres, mêlait le gai au sérieux, le grave au badin, le noble au burlesque, insistait sur des minuties… de sorte qu’aucune de ses compositions, moitié érudites, moitié plaisantes n’a pu trouver place dans nos mémoires. "

Il forme à Troyes, avec quelques-uns de ses amis, une Académie pour rire, dont les Mémoires, composés à frais communs, ne sont que des pièces badines et burlesques, où l’érudition apparente le dispute au comique du sujet.

Dans ses écrits il mêle sans cesse la bouffonnerie à l'érudition : ses Mémoires de l'Académie de Troyes en 1774, ne sont qu'un recueil de facéties.

Il arrive second au concours de l’Académie de Dijon de 1750 que remporte Jean-Jacques Rousseau avec son Discours sur les sciences et les arts. Il collabore également aux volumes IV et XIV de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.

Vouant un culte à sa ville natale, non seulement il en écrit l’histoire, mais il veut la doter de bustes en marbre de ses principaux enfants.

C’est ainsi que le musée de Troyes possède, grâce à sa générosité, les cinq bustes de Pierre Pithou, Jean Passerat, du père Le Cointe, de Pierre Mignard et de François Girardon. Un revers de fortune empêche le donateur de poursuivre ses libéralités.

Pendant 12 ans, il écrit les Ephémérides troyens.

Il publie : en 1752 : Recherches pour l'histoire du droit français; en 1756 : Vie des frères Pithou; en 1767 : Essais historiques sur la Champagne, Éphémérides troyennes; Opuscules polémiques, Éloges littéraires, sont publiés de 1771 à 1785; sa Vie par lui-même, en 1787. On a en outre publié en 1813, ses Oeuvres inédites.

 

Grosley était membre associé de l'académie de Châlons-sur-Marne en 1754, de l'Académie de Nancy en 1757, de l'Académie des inscriptions et Belles-Lettres en 1761, agrégé à l'académie de la Crusca en 1764, membre de la société royale de Londres en 1766.

Il enrichit sa bibliothèque qui comporte 4262 volumes. 

Pierre-Jean Grosley possédait un jardin, près des moulins Bruley, à Chaillouet, hors des remparts. Il y avait installé une cabane où il aimait se détendre à la belle saison.

Sa maison était assez animée, car dans les quelques pièces vivaient avec lui sa dame de compagnie Françoise Collot et la servante Thérèse Grandot.

Et il ne faut pas oublier les deux " enfants chéris "du maître, ses chats, pour lesquels il n’hésite pas à faire un legs particulier pour assurer leur survie.

 

Il décède le 4 novembre 1785.

 

Le 10 décembre 1893, le Conseil municipal donne son nom à une rue de Troyes.

 

 

 

 

 

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