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Jules Ray


 

La fin de l’année 1883, est marquée par une perte cruelle pour la ville de Troyes, pour le département de l’Aube, pour la Société Académique de l’Aube.

 

Monsieur Jules Ray, pharmacien à Troyes, ancien membre du Conseil municipal, membre résidant de la Société Académique, conservateur du Musée de la Ville de Troyes, décède le 19 décembre.

        

Jules Ray naît à Troyes, le 2 juillet 1815.

" C’est un bon citoyen, un ami dévoué, un grand modeste. Nommé plusieurs fois par le suffrage de ses concitoyens membre du Conseil municipal, il s’y distingua toujours par la sûreté de son jugement, par son entente particulière de toutes les affaires et par son entier dévouement, négligeant les soucis de sa propre maison pour s’occuper des intérêts de son pays, à qui il sacrifiait presque tout son temps ".

 

Lorsqu’en 1846, la Société Académique de l’Aube lui ouvre ses portes, le jeune auteur de " La Faune de l’Aube ", est immédiatement appelé à la conservation du Musée d’histoire naturelle de la rue Saint Loup, réduit alors à ses premiers éléments. Jules Ray se met vigoureusement à la besogne et entre en relation avec les savants du monde entier. Il demande, il harcèle, et finit par obtenir. " Ce n’est pas pour moi, disait-il, c’est pour la ville de Troyes ".    

         

A la Société Académique, il n’a cesse d’y occuper une place active et prépondérante, comme archiviste et comme créateur et conservateur de nos musées. Il publie dans les Mémoires de la Société Académique un grand nombre de travaux.

 

         Il est élu au Conseil municipal pour la première fois en mai 1871, alors que notre ville est à nouveau placée sous le joug de l’étranger. En toutes circonstances, il fait preuve de patriotisme et contribue au relèvement moral et matériel de la cité. Il est réélu en 1874 et en 1878.

 

Il dépense toute sa vie à faire plaisir aux autres. Sa maison est comme un centre où l’on se réunit, qui pour demander conseil, qui pour avoir un renseignement qu’il s’empresse de vous donner avec l’autorité de sa parole et la force de sa science.

Car il est savant, très savant, quoique très modeste. On le connaît dans toutes les société scientifiques de France et de l’étranger, dont il est membre correspondant. Paris même prend ses avis dans toutes les questions où ses études l’ont placé au premier rang comme initiateur. Son esprit investigateur a attiré sur ses jugements l’attention du monde savant, autorité qu’il gardera jusqu’à son dernier jour.

 

 

Le Musée de Troyes qu’il a créé, dirigé, augmenté pendant près d’un demi siècle, à qui il a consacré sa vie tout entière, qu’il a placé au rang des plus importants, perd en lui un conservateur de premier ordre, que les savants étrangers, lorsqu’ils passaient dans notre ville, avaient su distinguer et apprécier à sa juste valeur.

 

Aussi, ses amis font exécuter son buste, qu’ils placent au centre de ses collections qu’il aimait tant et à qui il a sacrifié même sa vie. C’est en effet à la suite de ces stations prolongées, faites dans les grandes salles aux murs de pierre, qu’il gagne la maladie dont il meurt, le 19 décembre 1883, venant d’intégrer la Société malacologique de France.

  

        La ville de Troyes, reconnaissante, prend à sa charge les frais de ses funérailles.

 

Le Musée de Troyes, l’objectif de toute sa vie, c’est son œuvre de prédilection, celle qui doit rendre son nom impérissable.

 

 

 

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