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Jacques-Nicolas PAILLOT de MONTABERT


 

Les Troyens, les touristes, parcourent la rue Paillot de Montabert, au cœur du quartier historique de la ville, mais combien connaissent l’origine de ce nom ?

Du 11° au 13° siècle, cette rue se nommait les Halles de Châlons. On y vendait toiles, cuirs, laines, draps, friperie, fils, bestiaux, fourrages, blé, avoine, pois et autres grains. Les marchands de Beauvais y tenaient aussi leurs comptoirs et leurs étables.

Ensuite elle devient tout simplement rue de Châlons.

Dès 1300, c’est la communauté des orfèvres qui adopte cette rue. Elle s’appelle alors rue des Orfèvres. Ils y tiennent leurs assemblées. Ils sont 28 maîtres en 1594, et on les retrouve encore dans ce quartier en 1769.

Elle devient en 1780 la rue du Domino. En effet, dès 1359, la famille des Domino qui y habitent a acquis une fortune et une importance qui leur vaut une position à part, comme maîtres particuliers de la monnaie de Troyes.

Le 12 juin 1851, le Conseil Municipal de Troyes, décide de donner le nom de Paillot de Montabert à cette rue de la ville. Jusqu'à une époque assez récente, c'était l'une des moins fréquentables, les Troyens l'appelant " la rue aux Putes ", les dernières péripatéticiennes y résidant

  

Jacques-Nicolas Paillot de Montabert naît à Troyes, le 6 octobre 1771, de Jacques Paillot de Montabert, écuyer, conseiller en l’élection de Troyes.

Il fait sa scolarité au collège Pithou de Troyes, dirigé par les pères de l’Oratoire, et sa première formation artistique à l’École municipale de dessin sous la direction du peintre Pierre Baudemant.

 

Peintre et archéologue, les événements de 1789 l’obligent à quitter Troyes.

Il se rend en Flandre, en Allemagne, en Italie, en Égypte, à New York (s’enrôle au quartier de Rouen comme novice matelot dans la Marine de la République)... où il tente de vivre de son art, en y exécutant des portraits mal payés.

Dès que ses moyens le permettent, il part pour l’Italie, contempler avec émerveillement les oeuvres antiques de Rome et de la Toscane.

Il se rend ensuite en Égypte, et rentre en France.

Il se fixe à Paris en 1796, et, en 1802, il entre dans l’atelier de David, auquel il voue une grande admiration, et dont il devient l’ami.

Il partage alors sa vie entre Paris et Troyes.

Il obtient de nombreux prix aux expositions de l’Empire et de la Restauration.

Il publie de très nombreux ouvrages sur la peinture, dont en 1829, le Traité complet de la Peinture (9 volumes et 1 atlas), " ouvrage qui témoigne de la supériorité d’intelligence, de la sûreté de goût, de l’érudition et de la variété des connaissances de son auteur. Les peintres modernes profitèrent de ses recherches et de ses expériences sur la peinture à l’encaustique des Anciens... ".

Ce Traité complet de la peinture coûte à son auteur trente années de travaux et sa fortune, mais il établit sa réputation.

En 1831, Paillot de Montabert devient membre de la Société libre des beaux-arts fondée à Paris au lendemain de la révolution de Juillet.

Il est le premier à s'intéresser aux techniques picturales de l'Antiquité et du Moyen Âge, en particulier à la peinture à l'encaustique.

Selon le critique d’art Edme-François Miel, la réussite des peintures exécutées suivant les recommandations de Paillot de Montabert, ont poussé Louis-Philippe à en imposer l’usage lors de la restauration des peintures de Fontainebleau.

 

Le maire de Troyes, Charles-Jacques de Fadate de Saint-Georges, lui confie le poste de Directeur de l’École de dessin de Troyes.

Il est fait Chevalier de l’ordre royal de la Légion d’Honneur en 1843.

Il décède à Saint-Martin-ès-Vignes, le 6 mai 1849.

 

 

 

 

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