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Jacques de Lestin


Autoportrait de Jacques de Lestin
Autoportrait de Jacques de Lestin

Pour la postérité, je me dois de parler des Troyens qui ont contribué à la notoriété de leur ville, mais ont été vite oubliés.

 

Jacques de Lestin naît le 21 septembre 1597, sur la paroisse de Saint-Remy où son père tient un hôtel qui a pour nom  "L'Image de Saint-Christophe ".

 

C’est le plus célèbre peintre de Troyes du XVII° siècle, notre ville étant le foyer artistique le plus actif de la province française.

 

Il est à Rome dès 1622. Il se retrouve avec Vouet et une vingtaine d’autres artistes, dont ses concitoyens Jean et Jacques Lhomme.

A cette époque en effet, Rome est un foyer incomparable, rendez-vous international des artistes. Vouet arrivé à Rome en 1615, est déjà célèbre, élu prince de l’Académie de Saint Luc, il est " le patron " de la colonie des artistes français.

 

Jacques de Lestin est profondément influencé par son "maître ".

 

Après 3 années passées à Rome, le chapitre de la cathédrale de Troyes lui commande les 4 tableaux des châssis des orgues (aujourd’hui disparus).

 

Il épouse une troyenne, Louise Jacquot, en 1628, et a son premier enfant, Jean, en 1629.

 

En 1628, il travaille avec 4 autres " maîtres peintres " qu’il dirige pendant 6 mois, pour les Cordelières de Provins.

 

Les églises de Troyes se disputent son talent : la cathédrale, Saint-Etienne, Saint-Frobert, les Jacobins, le Palais épiscopal...

L’église de Saint Remy possède 6 de ses œuvres, classées monuments historiques : L’Institution du Rosaire, L’Assomption de la Vierge, Le Mariage de la Vierge, La déposition de croix, L’Adoration des bergers. Comme bon nombre de tableaux de Jacques de Lestin, elles portent des armoiries. Ces tableaux armoriés sont en effet, non pas des commandes de l’église, mais des dons faits par de pieux mécènes à l’église. Ainsi, sur 2 de ces tableaux, ce sont les armoiries de Edouard Denis et de son épouse Le Tartier (descendante du maire Jean Le Tartier). E. Denis est alors un personnage important : seigneur de Pouilly, conseiller d’Etat, président de la prévôté de Troyes.

 

Il exécute de 1629 à 1635, une importante série de 11 tableaux pour la collégiale Saint Etienne, sur la vie du saint.

 

En 1634, il est peintre au faubourg Saint-Honoré à Paris.

Il réalise pour l’église Saint-louis à Paris, " Saint Louis mourant de la peste à Tunis ", acquis par le musée de Troyes.

 

Sous le règne de Henri IV et de Louis XIII, de nombreux couvents s’édifient à Paris. Ces nouvelles constructions, avec leurs chapelles à décorer, leurs maîtres-autels à orner, fournissent d’importants chantiers à Jacques de Lestin, bien que gardant toujours ses attaches à Troyes.

 

Il obtient ses premiers travaux grâce à l’entremise de Simon Vouet, qui le fait connaître dans le milieu parisien, et lui demande à l’occasion d’être son collaborateur. Il se forge assez vite une réputation dans la capitale, réputation dont le témoignage le plus évident est la commande la plus enviée  qu’il reçoit en 1636 : celle du grand tableau pour le "may " de Notre-Dame de Paris, offert par la confrérie des orfèvres, le 1er mai : saint Paul prêchant dans l’aréopage et convertissant saint Denys l’aréopagite et Damaris. Ce jour là, le tableau est selon la coutume posé à la porte principale de Notre-Dame, puis porté devant l’image de la Vierge. En 1828, la peinture est envoyée au musée de Strasbourg, où elle brûle lors de l’incendie de 1870.  

 

Saint Hyacinthe guérissant les malades par l’intercession de la Vierge ", est l’un des premiers tableaux que Jacques de Lestin se voit commander pour le couvent des Dominicains du Faubourg Saint-Honoré, puis trois portraits de rois de France : Saint Louis, Henri IV et Louis XIIILes Ordres religieux venant boire à la fontaine de saint Thomas d’Aquin (tableau placé au-dessus de la porte d’entrée de la bibliothèque du monastère),  

 

Naissance à Troyes de ses enfants, en 1632 Marie, 1640 Nicole, 1642 Claude et Noël en 1645.

 

En 1644, il se fait construire à Troyes, une maison avec un atelier construit de telle façon, qu’une grande verrière lui donne une abondante lumière, ce qui lui vaut en 1645 un procès " par ce que la partie de la maison qui penche en dehors est mise à plomb et à ligne ".

 

Il revient s'installer définitivement à Troyes en 1645. Ses conditions de vie sont privilégiées, il achète des terres…

 

Il est inhumé le 2 novembre 1661 dans l'église Saint-Nizier, sa paroisse, " après avoir reçu le viatique et l’Extrême onction ".

"Fuite en Egypte" Eglise de Fontvanne
"Fuite en Egypte" Eglise de Fontvanne

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