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Henri Charlier


 

        « Indiscutablement, Henri Charlier mérite de prendre place dans la lignée des Rodin, des Maillot et des Despiau… ».

 

         Henri Charlier nait en 1883. Il fait ses études au Lycée Janson-de-Sailly, puis, comme au début d’un grand nombre de vocations contrariées, un an de droit et enfin, libre de suivre son goût, il a, sans passer par les Beaux Arts, fréquenté plusieurs ateliers de peinture, car il voulait être peintre et en fait, l’est aussi. A 19 ans, il entre dans l’atelier du célèbre sculpteur et peintre Jean-Paul Laurens, n’y reste pas longtemps et étudie tout seul, faisant ses premiers essais de fresque.

 

Il se marie très jeune et fait ensuite partie de la « Ruche », du sculpteur Alfred Boucher (voir ce chapitre).

 

Faute de véritable enseignement, comme tous les jeunes de son âge, Charlier patauge jusque vers 26 ans, où il comprend comment on peut, sans aucun plagiat, d’une façon libre et personnelle se rattacher à la tradition plastique du Moyen Age. A 30 ans, H. Charlier est choisi par Rodin pour exécuter des fresques qui lui étaient commandées par le gouvernement.

 

Au retour de la guerre de 14, il se met à faire de la sculpture en taille directe. Il se contente désormais, pour faire une statue, de 3 dessins : de face, de profil droit, de profil gauche. Il taille alors dans la pierre de Pouillenay (Côte-d’Or), ses dessins sous les yeux. Quand il s’agit de sujets de grande taille, il doit les travailler couchés, car il serait trop fatigant de tenir ses bras constamment levés. Non seulement il travaille le bois et la pierre, mais il a un four à vitraux. Il fait même des émaux. Sous sa direction, des femmes confectionnent des chasubles et se livrent à la broderie d’art.

 

         S’étant converti au catholicisme, Charlier a voulu faire exclusivement de l’art chrétien.

 

         Vers 1925, Charlier s’installe au Mesnil-Saint-Loup, ce village, proche d’Estissac, dont il apprécie la paix sereine et la piété.

 

         Principales œuvres : les Monuments aux morts de Commensacq, d’Onesse, d’Uza (Landes). La Très Sainte Vierge  des monastères de La Pierre-qui-Vire, de Solesme, de Saint-André-lez-Bruges (Belgique), bénédictines de Vannes, aux Roches, N.-D. du Bel-Amour, 2 vierges au Magnificat. Le Tombeau de Dom Guéranger à Solesme, l’Ange d’Acy (Aisne), La Pleureuse d’Acy, Jeanne d’Arc en orante prisonnière à Souain, le Sacré-Cœur de Paray-le-Monial, Les chapiteaux des églises de la Colombière, Prunay-le-Sec, La Bourboule. Un Calvaire à Grenoble, un Chemin de Croix en Hollande, le Christ-Roi à Anvers, le Monument de Monseigneur de Montmorency-Laval (1er évêque du Canada), le Tombeau du R.P. Moreau, fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix du Mans, la T.S. Vierge dans l’église du Saint-Esprit à Anvers, un Saint-Laurent au Canada, l’Autel des Bénédictines de Vannes, de la Bourboule, une Armoire eucharistique, le bas-relief « La première fête du Saint-Sacrement » de l’église Saint-Urbain.

 

         Ses peintures : Quatre saintes à Nogent-sur-Aube, L’atelier de Nazareth, fresque en l’église du Saint-Esprit à Paris, la Mort de saint Joseph à Montréal (Canada), le Coup de lance, fresque à l’Abbaye Saint-André-les-Bruges à Lophem (Belgique).

 

         Henri Charlier fut aussi un écrivain. « Cet artiste est capable de faire de la philosophie. On le dit aussi bon théologien ». Il fit paraître de nombreux articles dans « L’Artisan liturgique » et dans « L’Art Sacré », dans une brochure éditée en Belgique : « Arts et Missions », « Culture, école et métier », « Le martyr de l’Art », « L’Art en Auvergne », « La maison landaise », « Comment apprendre le chant grégorien », « Les 2 voies de la musique », une importante étude « Création de la France ».

 

A la Maison-Mère des religieuses Oblates de St-François-de-Sales, rue des Terrasses, il a réalisé le « Chemin de Croix de Notre-Dame-de-Lumière », avec la reproduction de 14 grandes scènes gravées dans le pierre. Charlier a pendant 50 ans, fait toute la décoration de cette vaste chapelle, en ayant dessiné, peint ou sculpté toute l’ornementation.

 

         Ses convictions religieuses jointes à un sens profond de la musique, ont conduit Charlier à écrire un livre : « Le chant Grégorien ». Là encore, il était orfèvre en la matière, ayant pratiqué pendant près de 50 ans cet enseignement dans la paroisse du Mesnil-Saint-Loup.

 

Henri Charlier décède le 24 décembre, au Mesnil-Saint-Loup.

 

Paul Claudel a dit de lui « Henri Charlier est un grand tailleur d’images, un de ces artistes suivant le cœur de Dieu dont il est parlé dans les livres Sapientiaux. Sa statue de saint Joseph à la Pierre-qui-Vire est magnifique et j’en ai infiniment apprécié la polychromie. C’est une excellente voie[ ».

 

En 1980, Bernard Antony fonde le Centre Henri et André Charlier  Henri, un établissement culturel d'obédience catholique traditionaliste sous le parrainage de Jean Madiran et d'Albert et d'Alfred Gérard.

 

L'Annonciation – Paray-le-Monial, église Saint Claude la Colombière
L'Annonciation – Paray-le-Monial, église Saint Claude la Colombière
Maître autel de l’Oratoire Saint Joseph, à Montréal (Canada) - Bas relief

 

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