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Général Edouard, François Simon


Le général français de la Révolution et de l’Empire, Édouard-François Simon, est né le 1er décembre 1769 à Troyes et mort le 14 avril 1827 à Paris.

 

Il est le fils de l’homme de lettres Simon de Troyes, estimé et savant bibliothécaire du Tribunat (une des quatre assemblées, avec le Conseil d'Etat, le Corps législatif et le Sénat conservateur instituées par la Constitution de l'an VIII, 1800).

 

Simon s’engage le 20 mai 1792 comme lieutenant au 1er régiment d’infanterie, pour sauvegarder les frontières françaises menacées par la Contre-Révolution. Sa bravoure et son intelligence lui font franchir en très peu de temps tous les grades.

 

Il obtient, dès le début de la guerre, un avancement rapide, et il devient adjudant-général chef de bataillon le 22 février 1795, puis adjudant-général chef de brigade le 26 juillet de la même année.

 

Employé sur les côtes de l’Océan le 26 décembre 1795, il passe à l’armée de Sambre-et-Meuse le 30 janvier 1797. Le 6 juillet 1797, il est nommé colonel provisoire par le général en chef Hoche au 16° régiment de Chasseurs à cheval, nomination approuvée le 9 septembre 1797.

 

Le 12 janvier 1798, il est envoyé à l'armée d'Angleterre, et le 15 juillet 1798, il est chef d’état-major de l’expédition d’Irlande sous les ordres du général Hardy. Il est fait prisonnier le 12 octobre 1798, sur le navire « le Hoche », il est libéré quelque temps après par échange de prisonniers.

 

Il est promu général de brigade le 27 juillet 1799, il sert comme commandant de brigade dans la division du général Vandamme en République Batave et le 8 février 1800, il rejoint l’armée de l'Ouest sous le commandement du général Brune. Le 20 février 1801, il devient chef d’état-major du général Bernadotte, et le 10 août 1802, le Premier Consul le fait arrêter et emprisonner sur l'île d'Oléron comme auteur de pamphlets séditieux. Il est pardonné par Napoléon et envoyé en exile en Champagne le 15 juin 1804.

 

Remis en activité en 1808 pour faire partie de l’armée d'Espagne, il commande la 1re brigade de la 1re division de réserve d'infanterie du général Loison le 30 octobre 1809. Il déploie autant de talent que de bravoure, notamment au siège de Ciudad-Rodrigo en 1810. Le 27 septembre 1810, il est blessé et fait prisonnier à la bataille de Buçaco en Portugal.

 

Conduit en Angleterre, il parvient un moment à s’échapper des prisons de Perth en Écosse, est repris à un mille de Londres, et accusé d’entretenir une correspondance avec d’autres Français, dans le but de faire opérer un débarquement sur les côtes de Cornouailles pour délivrer ses compagnons de captivité, il est traduit devant les magistrats et envoyé sur les pontons (prison flottante) de Chatham, d’où il ne sort qu’à la paix de 1814.

 

Après la chute de l’Empire, il peut revenir en France. Le roi lui donne la croix de chevalier de Saint-Louis le 19 juillet 1814 et celle de commandeur de la Légion d'honneur le 17 janvier 1815.

 

Pendant les Cent-Jours, il reprend du service sous les drapeaux de Napoléon, qui le nomme général de division le 22 mai 1815, mais cette promotion est annulée, sous la Seconde Restauration par l’ordonnance royale du 1er aout 1815.

 

Mis à la demi-solde de maréchal-de-camp, il reste dans cette position, et est mis à la retraite le 20 septembre 1815.

 

Il a été créé baron de l’Empire le 15 août 1810, avec une dotation de 2 000 francs sur les domaines de la province de Fulde.

 


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