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Etienne-Joseph Petit


Avocat du XIXème siècle
Avocat du XIXème siècle

Etienne-Joseph Petit naît dans l’Aube, à Rances le 9 avril 1822.

         Il appartient à une honorable famille de cultivateurs aisés.

        Il fait la plus grande partie de ses études dans une institution religieuse à Puellemontier en Haute-Marne, et les termine au collège de Troyes. Il suit les cours de la Faculté de droit de Paris, et est reçu docteur en droit en 1847.

Il se distingue comme stagiaire au Barreau de Paris, au point que ses confrères lui donnent aussitôt le titre si ambitionné de secrétaire de la Conférence des Avocats.

Il possède les qualités maîtresses qui rendent un avocat redoutable ! Il faut compter avec ses vastes connaissances juridiques et la rectitude de son jugement.

On cite ses mémoires judiciaires, qui restent comme les témoins de sa science juridique.

Il donne beaucoup de preuves de son désintéressement, aussi bien dans sa profession d’avocat que dans les diverses situations qu’il a occupées, qui lui a fait consacrer une grande partie de son temps, soit à des fonctions bénévoles, soit à des œuvres de bienfaisance.

Président du Bureau d’Assistance judiciaire pendant 20 ans, il rend d’immenses services, avec une grande sollicitude pour les indigents qui s’adressaient à lui.

 

 Il n’est pas de la race de ces hommes timides à qui les fortes convictions font peur : il croit tout ce que l’Eglise croit, il pratique tout ce qu’elle commande, il évite tout ce qu’elle défend, et il n’en fait pas mystère. A cause de cela, on l’honore davantage : ceux qui ne partageaient pas sa foi lui savent gré de la confesser hardiment, on sent qu’il y a là un noble caractère.

 

L’année 1847 est signalée par une désastreuse crise commerciale, puis éclate la révolution de 1848 et le coup d’Etat de 1851. Le célèbre docteur Auguste Guichard (mort assassiné), l’éminent savant d’Arbois de Jubainville et Joseph Petit, créent les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, dont Joseph Petit succédant à M. Pigeotte, fut président pendant 14 ans, et dont les rapports aux réunions générales ont été imprimés.

 

Il était l’avocat en titre de la Ville de Troyes.

Il fut le secrétaire général de la brillante exposition régionale de 1860.

Il fut longtemps membre de la délégation communale pour l’inspection des écoles.

M. Petit se faisait un honneur d’être chrétien. Il était allé à Jérusalem dans sa jeunesse, en 1853, s’embarquant à Marseille, touchant Malte et abordant à Jaffa. Il s’agenouilla sur le Mont des Oliviers et baisa la terre du Golgotha. Il a souvent raconté les impressions inoubliables de ce voyage où les séductions de l’Orient se mêlent aux émotions de la Foi.

 

A Troyes, il a été l’instigateur, le président, l’auxiliaire des œuvres les plus charitables. Pour ainsi dire disciple de Lacordaire, il croyait la religion compatible avec les aspirations les plus généreuses de notre temps, et on le vit, fidèle à tous ses sentiments, rédiger les protestations les plus fermes en faveur de la liberté d’association et de la liberté d’enseignement.

 

Qu’il s’agît des écoles chrétiennes, des œuvres de la jeunesse, des œuvres ouvrières, ou de n’importe quelle œuvre de défense sociale et religieuse, on ne pensait jamais à d’autres avant de penser à lui. On faisait toujours appel à son dévouement, parce qu’on était sûr que jamais il n’hésiterait à répondre à son appel. Ses connaissances spéciales, la sûreté de son jugement, la maturité de ses conseils, étaient pour les œuvres des ressources précieuses.

Il fut plusieurs fois Bâtonnier de l’Ordre des Avocats.

C'est M. Petit qui rédigea dans l'affaire  de la réunion de la commune de Saint-Martin à celle de Troyes.

Il passait ses vacances à Rances, dans la maison paternelle ou aux Riceys, où il hérita de la maison de son beau-père.

 

Il était membre de la Société Académique.

Il décède à Troyes le 11 avril 1886. L’office est présidé par Mgr Pierre, Louis, Marie Cortet, évêque de Troyes.

         « Joseph Petit était un des hommes les plus distingués de notre cité », « M. Joseph Petit reste un exemple pour tous ceux qui l’ont connu », sont les phrases prononcées lors de ses obsèques, par les autorités locales.

 

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