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Docteur Patin


Le Docteur Noël-Innocent Patin, vient se fixer à Troyes en 1826.

Il fait d’excellentes études classiques, et plus tard, dans le cours de ses études médicales, acquiert des connaissances qui lui réservent un avenir brillant. Aussi, le succès ne lui manque pas. Doué d’une facilité d’élocution prodigieuse, il se fait connaître d’abord par un cours d’hygiène populaire qu’il professe à l’hôtel de ville de Troyes.

Un remarquable talent de parole, un savoir réel et la nouveauté dans notre pays d’un cours public où sont émises les idées les plus libérales dans un moment où celles-ci inspirent une vive répulsion au gouvernement, attirent au jeune professeur de nombreux auditeurs.

Bientôt les ministres aveugles de Charles X, s’inquiétant des succès obtenus par M. Patin, dans Troyes « bonne ville du royaume », font suspendre les leçons qui ne sont reprises qu’après la Révolution de Juillet 1832.

De 1828 à 1855, il préside plusieurs fois la Société Académique. Vers 1830, il procède à la reconstitution d’un musée, les collections qui existaient sous le 1er Empire ayant été dispersées pendant les invasions de 1814 et 1815. Il s’occupe activement de l’enseignement dans le département de l’Aube, et est nommé Président de la Société pour la propagation, de l’enseignement mutuel.

En 1838, il professe au musée, un cours d’anatomie élémentaire et de zoologie, suivi avec le plus grand empressement, qui détermine chez plusieurs élèves, de l’ancien collège de Troyes, dont M. Patin fut longtemps médecin, la résolution d’embrasser la carrière médicale.

En 1834, M. Patin, transforme le Conseil d’Hygiène troyen, en Conseil du département, qu’il préside pendant plus de 20 ans. Il fait paraître 2 fascicules contenant des renseignements importants sur la statistique, le mouvement de la population…

Dans les 2 épidémies de choléra de 1832 et 1849, il se fait remarquer par un dévouement de tous les instants, et par la sollicitude qu’il apporte à la rédaction des prescriptions hygiéniques nécessaires, à Troyes où il y a de nombreux foyers d’insalubrité.

Occupant l’une des premières positions dans la clientèle, et jouissant d’une considération méritée, il arrive à ce moment de l’existence où le médecin peut jouir du fruit de ses travaux et espérer, pour un avenir prochain, un repos relatif. Cloué par la maladie sur son lit pendant plus d’un an, il ne cesse de se livrer à ses chers travaux. Il entreprend et termine une traduction de Gallien.

Sa santé revenue, il devient professeur d’anatomie et de physiologie à l’Ecole de médecine de Rouen.

Il est ensuite désigné pour faire partie du corps enseignant de l’Ecole de Médecine d’Alger, dont il devient directeur. Il obtient du Gouvernement l’autorisation de faire subir les examens du doctorat à une jeune femme. Ses motifs : les mœurs arabes ne permettent que difficilement l’entrée d’un médecin français dans les familles. Il voit là aussi un moyen de faire pénétrer la civilisation européenne chez des tribus qui ne l’accueillent qu’avec défiance.

En 1865, il revient à Troyes. Un grand nombre de ses anciens clients accoururent à l’hôtel où il est descendu, pour lui serrer la main, et réclamer le secours de ses conseils.

Il donne à la Société Médicale de l’Aube, des renseignements précieux touchant l’influence du climat d’Alger sur la phtisie pulmonaire à ses diverses périodes. M. Patin publie dans les mémoires de la Société Académique de l’Aube, et dans le recueil des travaux du Conseil d’Hygiène, un bon nombre de mémoires, discours, rapports, sur « l’emploi de l’acétate d’ammoniaque dans les maladies de l’utérus », sur les premiers secours à administrer dans les cas d’empoisonnement et des plaies envenimées, des recherches hygiéniques sur les communes de Saint-Loup et de Villemaur, un mémoire sur une aurore boréale observée à Troyes en 1837, des discours et rapports sur la propagation de l’enseignement naturel…

M. Patin s’est fait, pendant les premières années qui suivirent la Révolution de Juillet, l’interprète, dans notre département, des théories Saint-Simoniennes émises par des esprits éminents, honnêtes, pleins de généreuses illusions, mais subversives de l’ordre social au sein duquel il vivait.

 

Il décède directeur de l’Ecole de Médecine d’Alger en 1868, à 75 ans.

 

Son fils, le docteur Eugène Patin, chirurgien militaire, meurt du « comito » à la Véra-Cruz, pendant l’expédition du Mexique.

 

Il était officier de l’instruction publique et chevalier de la Légion d’Honneur  

 

 

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