Autres célébrités


Caïus Catullinus


Le Sénat romain
Le Sénat romain

 

Ce Catullinus, fils de Decimus Tutus Catullinus, naît à Troyes en 83 avant Jésus-Christ, sous les premiers empereurs romains.

 

C’est un « honorable citoyen d’Augustobona, fort riche sans doute, car en Gaule comme en Italie, à Troyes comme à Rome, il faut posséder une fortune considérable pour arriver aux honneurs ».

 

Son existence et son histoire nous sont révélées par une inscription latine gravée à Lyon, sur un cippe antique (petite stèle funéraire ou votive) qui servait de piédestal à une croix de pierre, élevée au milieu du parvis de l’abbaye de Saint-Pierre près des Terreaux.

 

L’inscription, « dans laquelle la forme et la disposition des lettres annoncent un monument du Haut Empire, nous apprend que, sous les premiers empereurs, Troyes avait un sénat municipal ».

 

En voici la traduction : « A Caïus Catullinus, fils de Decimus Tutus Catullinus, né à Troyes, qui après avoir été honoré dans son pays natal de toutes les fonctions municipales, a exercé le sacerdoce dans le Temple de Rome et des Augustes, les provinces de la Gaule lui ont dédié ce monument ».

 

J’ai trouvé dans les archives que « grâce à ses libéralités, Catullinus avait pu passer par toutes les magistratures de sa cité.

 

Il avait exercé tout à tour les fonctions de questeur, d’édile et duumvir.

 

Questeur, il avait géré la caisse municipale, édile il avait eu la direction de la police et de la voirie, duumvir, c’est-à-dire consul municipal, on l’avait vu, vêtu de la prétexte et entouré de licteurs, figurer au premier rang des magistrats, exercer le pouvoir exécutif, présider le Sénat, rendre la justice, veiller à l’ordre public, et, en cas de danger, commander les milices urbaines

 

Sorti de sa charge, Catullinus était allé occuper à la Curie une place d’honneur parmi les décurions duumviraux ou sénateurs de premier rang.

 

Il devait être l’objet d’une distinction plus flatteuse encore : ses concitoyens le choisirent un jour pour les représenter à la grande fête fédérale des Gaules.

 

C’était la coutume que, chaque année, les députés des soixante cités gauloises se rendissent au Temple de Lyon pour y accomplir, en l’honneur de Rome et d’Auguste, les cérémonies religieuses et les fêtes sacrées qui avaient jadis été décrétées.

 

Là, au pied des statues colossales du Prince et de la Ville éternelle, autour desquelles se groupaient les soixante statues plus petites des cités gauloises, les députés venaient témoigner leur reconnaissance à la divinité qui avait fait naître dans les provinces la paix universelle.

 

Il fut une année où, au milieu d’un immense concours de peuple, un noble Gaulois, élu suivant la coutume, grand prêtre du culte Augustal, accomplit les cérémonies sacrées, fit brûler l’encens sur l’autel, offrit les victimes et récita les prières et les hymnes consacrées par l’usage.

 

Ce Gaulois n’était autre que le Tricasse Catullinus. Il devait s’estimer bien heureux. En effet, le grand pontificat des trois provinces était pour un provincial le but le plus élevé de l’ambition, le couronnement de toutes les carrières ».

 

Troyes s’est montrée à l’époque, très honorée du choix que l’on avait fait de l’un de ses enfants.    

 

D’après toutes mes recherches, je pense que Caïus Catullinus est le premier maire de Troyes, en 27 avant Jésus-Christ. 

 

 

 

Caïus Catullinus  décède en 12 après Jésus-Christ.

 

 

 

Sur le bandeau du  bas de chaque page, vous cliquez sur "Plan du site", qui est la table des matières, et vous choisissez le chapitre qui vous intéresse. 

Cliquez sur "Nouveaux chapitres"  vous accédez aux dernières pages mises en ligne.

Rechercher sur le site :