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Abbé Etienne Morey


M. l’abbé Etienne Morey naît à Chennegy le 22 juillet 1794.

M. l’abbé Félix, grand vicaire de Mgr de Noë puis de Mgr de la Tour-du-Pin, évêques de Troyes, propriétaire de la ferme tenue par les parents du jeune Etienne, reconnait qu’il y a en lui des marques de vocation ecclésiastique, et il conseille de le faire instruire.

 M. l’abbé Henriot de Bercenay-en-Othe veut bien se charger de donner les premières leçons de rudiment au jeune Morey. Tous les jours, notre petit élève, à peine âgé de 9 ans,  est obligé de faire 8 kilomètres, tant pour l’aller que pour le retour ! Ses progrès sont tellement rapides, qu’il faut rapidement lui trouver un maître qui pût lui consacrer plus de temps. Il est placé à Estissac, à l’âge de 10 ans, chez M. Doney, beau-frère de l’abbé Félix.

A 12 ans, le jeune Morey est mis en pension à Troyes, chez l’abbé Godot, jusqu’à 14 ans, date de sa première communion. Dès ce moment, il prend saint Louis de Gonzague pour modèle de dévotion à Jésus-Christ et à la très-sainte Vierge. On lui donne le surnom de « petit Louis ».

 Il entre au petit séminaire. Ses humanités se font au Collège, où les séminaristes vont prendre leurs leçons. Ses études classiques sont couronnées de magnifiques succès.

 M. Morey termine ses humanités à 18 ans. Il est alors envoyé comme professeur à la pension de Pont-sur-Seine, où il reste 2 ans. Après les événements de 1814, M. Morey entre au grand séminaire. Etant trop jeune, il est admis à la prêtrise le 10 mai 1818, avec une dispense de Rome. Il est placé vicaire à Saint-Urbain de juillet 1818 à octobre 1821.

 En 1820, il est professeur de dogme au grand séminaire, pendant 6 ans. En même temps, il dessert la paroisse de La Chapelle-Saint-Luc.

 En 1826, il est nommé supérieur du petit séminaire. En raison des fameuses ordonnances du 16 juin 1828, l’Archevêque de Sens le nomme aumônier provisoire des Dames Religieuses de Nevers.

 Le 1er novembre 1831, il est nommé à la cure de Verrières. Son presbytère devient rapidement le rendez-vous d’une foule d’anciens amis, d’admirateurs, même de Mgr de Seguin-des-Hons.

 Pendant les jours qu’il passa chez les dames de Nevers, M. Morey fut appelé à prêcher une retraite chez ces religieuses. Parmi les auditrices, Mademoiselle Louise Chantal Verrone, qui l’avait choisi pour son directeur. Un jour, elle vient le trouver et lui communique le projet qu’elle a formé d’établir un Ouvroir pour les jeunes filles pauvres de la ville. Son directeur ayant lui-même cette intention, Mlle Verrine vient faire une retraite au couvent de la Visitation de Troyes pour « mieux étudier les volontés de Dieu à son égard ».

 Mais, qui avait donné à M. Morey l’idée d’un institut nouveau ?

 En 1831, au couvent de la Visitation, une sainte religieuse, sœur Marie-Pierre Romaine, regardée dans la communauté comme favorisée du don de prophétie, lui avait révélé que Dieu lui avait fait connaître sa volonté de voir se former un institut nouveau dont lui, M. Morey, serait le fondateur.

 M. Morey avait fondé à Provins un établissement religieux qu’il dirigeait de Verrières et qu’il visitait fréquemment. Il se décide de se démettre de sa cure pour aller donner tous ses soins à sa nouvelle famille spirituelle.

 En 1844, il fait le voyage de Rome et va demander au Saint-Père la bénédiction apostolique pour son œuvre naissante. Grégoire XVI accueille le fondateur des Célestines affectueusement et lui dit : « Oui, je bénis le fondateur, je bénis les supérieures, je bénis les maîtresses, je bénis les élèves… que les Célestines se répandent sur toute la France !... Ces Français, comme ils sont ingénieux à trouver les moyens de faire le bien ! ».

 Le blanc et le bleu sont la couleur des habits de la Célestine.

 Dans un second voyage, que M. Morey fait à Rome en 1851, il est reçu par Pie IX : « il s’est montré parfaitement bon, il a conversé avec moi comme un père… et a apposé sa signature à mon exposé : cette Congrégation a pour but : la réparation et l’amendement des mœurs, le culte spécial du mystère de la Résurrection de Jésus-Christ, l’enseignement à tous les degrés et le soin des malades, elle est gouvernée par une supérieure éligible à la majorité des suffrages des sœurs qui ont au moins 8 ans de profession… ».       

 Le 15 octobre 1874, l’abbé Morey succombe à une attaque de paralysie. Ses obsèques sont suivies par une foule innombrable, venant de tous les pays où il est passé.

 On lit dans le « Progrès National » de Troyes : « … une des gloires du clergé de notre diocèse vient de s’éteindre… c’était un homme de grande foi, de grande générosité, de grandes vertus, une belle âme et un noble cœur… ».

 « L’Echo de l’Aisne » s’exprime ainsi : « … l’abbé Morey, supérieur-fondateur de l’Institut des dames Célestines, chanoine honoraire de la Cathédrale de Troyes a bien mérité de la ville de Château-Thierry, ce prêtre dévoué qui a fondé aux Chesneaux un pensionnat distingué, où nos jeunes filles reçoivent à la fois cette solide instruction et cette belle éducation qui leur permet de tenir avantageusement leur position dans le monde… ».

 La « Semaine religieuse » de Soissons écrit : « …il y a 35 ans que M. Morey donnait le voile à ses premières filles spirituelles, et qu’il fondait son œuvre à Provins… à la nouvelle de sa mort, nous avons vu briller plus d’une larme dans les yeux des anciennes élèves des Chesneaux… il vit marcher dans le chemin de la perfection les nombreuses âmes que Dieu lui envoya… respectueuse affection de ses filles spirituelles qui le pleurent comme un Père, mais l’invoquent comme un saint… ».

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