Aubois très célèbres



Nicolas Métru



      Ce musicien, complètement oublié pendant très longtemps, n’était connu que des seuls dictionnaires spéciaux.

        

Il est le contemporain de Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV au temps de sa brillante jeunesse. Ces 2 derniers ont fredonné ses airs, et ils ont inspiré plusieurs d’entre eux.

 

Parmi les rares compositeurs de musique auxquels notre région peut s’honorer d’avoir donné le jour avant le XIX° siècle, Nicolas Métru est le seul qui ait laissé les traces les plus positives de son existence et de son talent.

 

Il  naît à Bar-sur-Aube vers 1600.

        

Le titre de maître compositeur de musique donné à Métru, est parfaitement justifié. Fort jeune, il est connu pour ses talents en ce genre et ses airs sont employés dans « la Philomène séraphique » du capucin Jean l’Evangéliste d’Arras, en 1632, où des airs sont employés à illustrer des chants religieux.

 

En 1642, il publie un recueil de 36 «  Fantaisies » à 2 parties, pour violes (haute et basse), qu’édite l’imprimeur du roi pour la musique, et que la Bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris, est seule à posséder.

 

En 1646, il fait imprimer un « Livre d’airs à 4 et 5 parties »

 

En 1661 paraît un « III° Livre d’Airs », au nombre de 19, sur la Paix des Pyrénées et le Mariage du Roi avec l’infante Marie-Thérèse.

 

Les personnages auxquels Métru fait hommage de ses livres, montrent les relations importantes qu’il s’était créées.

 

Il est Maître de chapelle chez les Pères Jésuites de Paris, et organiste de l’église Saint-Nicolas-des-Champs.

 

Il est connu comme ayant été l’un des maîtres de Lully, « le plus savant », pour la composition musicale.

 

Il fait partie de l’aristocratie de sa profession, séparée de la classe des simples exécutants par une barrière jalousement défendue

Métru écrit une « Messe à 4 voix ».

 

Eclipsé, étouffé par son ancien élève Lully, qui ne supportait pas de rival, Métru s’éteint dans l’oubli.

 

Les parrains et marraines, lors du  baptême de ses enfants, prouvent qu’il était très connu à cette époque, et montrent le niveau du rang social de notre musicien.

Le 30 janvier 1632, il a un fils Claude, « qui décède 12 jours après, et dont 15 prêtres assistent à son enterrement ».

Le 3 mars 1633, il a une fille Claude, dont le parrain est un président à la cour des Monnaies.

Le 5 septembre 1635, il a un fils Jean, dont le parrain est conseiller au Parlement.

Le 3 juin 1638, naît une fille, Catherine, qui a pour parrain un conseiller au Parlement, et pour marraine, la fille d’un conseiller, secrétaire du roi.

En 1641, il a un fils Nicolas, inhumé à l’âge de 20 mois.

Le 14 juin 1648, il a une fille Anne, dont le parrain est écuyer, et la marraine épouse d’un écuyer, sieur de la Grille.

Enfin, le 7 mai 1646, il a une fille Marie-Anne, dont le parrain est commissaire aux vivres, et la marraine est la veuve d’un procureur au Parlement.

 

On trouve de ses œuvres, à la Bibliothèque Nationale, à la Bibliothèque Sainte Geneviève de Paris, à la Bibliothèque du Conservatoire de Musique de Paris, à la Médiathèque de Troyes.

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