Le général comte Louis Partouneaux


J’aimerais savoir s’il y a des aubois qui aient entendu parler de ce prestigieux militaire !

 

Louis Partouneaux naît le 26 septembre 1770, à Romilly-sur-Seine.


Après ses études au collège Louis-le-Grand, il entre au 1er bataillon de Paris en 1791, pour combatte l’invasion étrangère. Le 12 juillet 1792, il reçoit du roi Louis XVI le brevet de sous-lieutenant au 50° régiment d’Infanterie, et le 11 septembre, il est nommé lieutenant.


Il fait les campagnes de 1792 du Nord de l’Italie. Il se distingue par la bravoure avec laquelle il remplit ses missions.


En 1793, il est capitaine, et continue de servir à l’armée d’Italie, successivement sous les ordres des généraux Dumerbion, Bonaparte, Dugommier, Schérer, Moreau et dans le Tyrol, sous Joubert.

Il se fait toujours remarquer et obtient les éloges les plus flatteurs de ses chefs.

Au siège de Toulon, il reçoit à bout portant un coup de feu qui lui traverse le genou. Le lendemain, il reçoit le brevet d’adjudant général chef de bataillon.


Le 19 fructidor an III, il est promu au grade d’adjudant général chef de brigade. Il rejoint l‘armée d’Italie, comme chef d’état-major de la division Rey. Il s’y fait remarquer par ses talents et sa valeur. Il est ensuite chargé de plusieurs missions secrètes, notamment auprès de la cour de Rome et de Venise.


Le Directoire l’ayant appelé à l’état-major général de l’armée d’Italie, il reçoit le grade de général chef de brigade, avec lettre de félicitations du ministre de la guerre.


Pendant toute la retraite de l’armée d’Italie, il se distingue par sa bravoure, et le général Schérer dit : " Partouneaux, dans cette campagne, a fait des miracles ".

Le 28 thermidor, à la bataille de Novi, s’étant trop avancé, il reçoit un biscaïen dans les reins et tombe aux mains de l’ennemi. Il reste en captivité jusqu’au mois de brumaire an IX, époque à laquelle son échange a lieu entre M. de Zach, général-major de l’armée autrichienne.

Le 27 brumaire an X, le premier consul Bonaparte lui confie le commandement de l’importante forteresse d’Ehrenbreitstein, puis l’envoie à Lyon pour inspecter et organiser les compagnies d’élite qui reviennent d’Egypte. Il reçoit le 6 ventôse an X, le grade de général de division et, peu après, le commandement de l’une des divisions du camp de Boulogne et le titre de commandant de la Légion d’honneur, lors de la création de l’ordre.


En 1805, il commande la division de grenadiers de l’armée d’Italie qui, en chargeant à la baïonnette, décide de la victoire de Caldiero. L’année suivante, après avoir commandé une division de l’armée que dirigeait le roi Joseph, et s’être emparé de Capone, il a successivement le commandement de plusieurs contrées, telles que les Abruzzes, la Pouille et les Calabres, qu’il pacifie, et dans lesquelles il rétablit l’autorité de la justice et des lois.

C’est en reconnaissance de cet important service que le roi de Naples lui écrit une très longue lettre, entièrement à la main.


  En 1810, Partouneaux bat les anglais qui avaient débarqué sur les côtes de Calabre, leur fait 400 prisonniers, leur enlève leur artillerie, et les force à reprendre la mer. Il fait la campagne de 1812 en Russie, à la tête de la 12° division du 9° corps de la grande armée.


Pendant la fatale retraite de Moscou, il reçoit l’ordre du maréchal duc de Bellune de faire, avec sa division, l’extrême arrière-garde de l’armée, ce qu’il exécute jusqu’à Borisow.

Cette division, qui, au commencement de la campagne, avait un effectif de 12.500 combattants, se trouve alors réduite à environ 3.000 hommes.

Néanmoins, elle remplit dignement la mission qui lui avait été confiée.

Les instructions données au général Partouneaux lui enjoignaient de faire évacuer le Borisow par la masse des traîneurs et des bagages qui l’obstruaient, d’observer les mouvements du général russe Tchitchagow, qui était en position sur la rive droite de la Bérésina, ainsi que ceux des généraux Wittgenstein et Platow, qui suivaient l’armée, enfin de se conformer avec sa division au mouvement général de retraite.


De retour en France en juillet 1814, le général Partouneaux prête serment de fidélité au roi Louis XVIII, il est nommé chevalier de Saint-Louis et grand officier de la Légion d’Honneur.


En juillet 1815, Louis XVIII lui donne l’ordre de prendre le commandement de la 8° division militaire et sauve Antibes et Toulon des entreprises des Anglais et des Autrichiens.

Il passe ensuite au commandement de la 10° division à Toulouse, et donne une nouvelle preuve de son inébranlable énergie, dans l’émeute que la cherté des grains fait éclater en 1816. Le roi lui confère le titre de comte et l’appelle au commandement de la 1ère division d’infanterie de la garde royale, et en 1821, le nomme commandeur de l’ordre royal de Saint-Louis.


La même année, il est nommé président du collège départemental du Var et élu député, renouvelé en 1824 et 1827. Il est grand croix de la Légion d’Honneur en 1823, et grand dignitaire de l’ordre des Deux Siciles.


Lors de la révolution de juillet 1830, il est à Marseille à la tête de la 8° division, et il maintient l’ordre et la tranquillité. Il décède d’une attaque d’apoplexie le 14 janvier 1835.

 

Le nom du général Partouneaux est inscrit sur le côté sud de l’arc de triomphe.

 

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