Aubois très célèbres


Emanuel Buxtorf


 

C’est en Suisse que se trouve le berceau de la famille, où Johannes I Buxtorf introduit en 1590, l’étude des langues orientales à l’université de Bâle.

 

L’hébreu y est enseigné sans interruption jusqu’en 1732.

 

Au cours du XIX° siècle, la famille Buxtorf reste très active dans la vie bâloise, avec Andréas, président de la municipalité de Bâle et Karl, historien.

 

Un Emanuel Buxtorf, né à Bâle en 1786, émigre à Troyes en 1806, demeure faubourg Croncels, et exerce la profession de commis-marchand.

 

Il réside à Saint-Martin-ès-Vignes en 1809, et s’associe avec des négociants troyens en 1813.

 

Il se marie en 1817 avec Madeleine Keller et a 6 enfants.

 

Un de ses fils, Emanuel, né en 1823, est ingénieur mécanicien.

 

Après avoir fait de brillantes études à Troyes et à Sens, il suit des cours de technologie à Paris, et complète sa formation par des voyages en Suisse, Angleterre, Allemagne, Italie.

 

Les événements politiques de 1848 ont une grande influence sur sa jeunesse. Il s’engage au 6° régiment d’artillerie, est envoyé en Algérie, et se porte volontaire pour faire partie de la colonne dirigée en 1849, contre l’oasis de Zaatcha.

 

Il revient à Troyes en 1850 et dirige une manufacture de bonneterie circulaire, la firme Mathos-Durand. Grâce à ses inventions, il vulgarise l'emploi des métiers circulaires.

 

Il fonde sa propre entreprise de constructions mécaniques en 1853.

 

Il trouve de grands débouchés grâce à la recherche d’appareils nouveaux permettant d’augmenter la productivité automatique des métiers.

 

Buxtorf prend 39 brevets !

 

Sa longue carrière de recherches s’échelonne de 1853 à 1893.

 

Un de ses grands titres de gloire est d’avoir su adapter au travail de la maille, le principe du système Jacquard qui, inventé dès les premiers temps du XIX° siècle, est resté limité au tissage.

 

Tant d’années de recherches, tant d’inventions géniales furent récompensées, dès 1855, à l’Exposition Universelle de Paris, par l’attribution d’une médaille de vermeil que lui valut ses bobinoirs et assembleurs spéciaux, ainsi que ses moulinoirs rectilignes et circulaires, tandis qu’en 1887 une médaille d’or lui est décernée pour ses métiers circulaires et ses tricoteuses omnibus.

 

Ces brillantes récompenses  accordées à l’éminent constructeur de métiers ne doivent pas nous faire oublier celles qui ont été attribuées au patriote, à l’homme courageux pour sa conduite héroïque pendant la guerre de 1870.

 

Il fait office de maire de Troyes en 1870, est pris en otage par l’ennemi, emmené en Allemagne, et mis au secret dans une forteresse à Mayence.

 

Libéré, il échappe de justesse à la mort.

 

Il fait une deuxième fois fonction de maire, en 1874.

 

Il fonde à Troyes l'École française de bonneterie en 1888, inaugurée en 1890 par M. Jacquinot, ministre du Commerce et de l’Industrie.

 

Elle fournit beaucoup de débouchés, et les anciens élèves sont recherchés par les principales maisons de Troyes, pour des emplois de chef d’atelier, de chef mécanicien, de dessinateur industriel… mais aussi rayonne à l’étranger, puisque en 1900, 200 anciens élèves sont placés au Brésil en qualité de vendeurs de bonneterie.

 

L’Ecole de Bonneterie fonctionne jusqu'en 1964 en tant qu'école privée reconnue par l'État.

 

Il est le premier dans le département, à faire l’acquisition d’une automobile Panhard en 1891. 

 

Emanuel Buxtorf décède en 1904.

 

Il fut président du conseil d'arrondissement de Troyes, membre de la Chambre de Commerce, juge au Tribunal de Commerce, membre de la Société Académique de l’Aube, membre fondateur de l’Automobile Club de l’Aube…

 

Il était officier de la Légion d’honneur.

 

Le 4 mai 1907, le Conseil municipal donne le nom d’Emanuel Buxtorf à une rue derrière le lycée Marie de Champagne.

 

 

 

 

 

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