Aubois très célèbres


Paul de Chomedey de Maisonneuve


Il ne convient pas de laisser dans l’ombre une figure qui témoigne d’un passé d’héroïsme et de grandeur : Paul de Chomedey de Maisonneuve, pour les Canadiens, pour les Champenois, c’est un nom prestigieux.

Une cérémonie simple mais grandiose se déroule le 22 octobre 1968, à Paris, sous les auspices de l’amitié franco-canadienne. Elle est motivée par l’apposition d’une plaque à la mémoire de l’aubois Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, fondateur de Montréal, seconde ville mondiale de langue française après Paris. Cette plaque figure à l’emplacement de la Maison des Pères de la Doctrine chrétienne, 73 rue du cardinal Lemoine. C’est là que, disgracié malgré la tâche immense qu’il a accomplie dans l’honneur et l’intégrité, M. de Maisonneuve passe les dernières années de sa vie dans la retraite.

 

Nous sommes fiers, à juste titre, que Chomedey de Maisonneuve, grand et pur pionnier du Canada, naisse à Neuville-sur-Vanne, le 15 février 1612. Sa famille, de petite noblesse, habite le château. Paul quitte Neuville très rapidement, choisit la carrière militaire, et s’engage à 16 ans.

        

Audacieux et résolu, loyal et fier, il va au devant des épreuves pour les affronter. Il porte 2 armes d’acier trempé : son courage et sa foi. Aussi, quand ce que l’on appelle " la Folle Entreprise" lui est proposée par ces messieurs de Paris, il ne recule pas. Homme politique, il est chargé de fonder une colonie dans le nord de l’Amérique, à Ville-Marie (Montréal) au Canada.

Le 9 mai 1641, 2 navires quittent le Port de La Rochelle à destination de la "Nouvelle France", emmenant M. de Maisonneuve. Compte tenu des lenteurs de la navigation d’alors et de diverses difficultés dues tant à la saison d’hiver qu’aux complications d’ordre humain, la prise de possession officielle de l’Ile a lieu l’année suivante seulement.

Paul part pour la forêt canadienne, infestée de Peaux-Rouges scalpteurs, qui sont autant d’ennemis insaisissables et impitoyables. Derrière une barrière de pieux aiguisés le 2 février 1642, la ville à naître baptisée au cours d’une cérémonie à Notre-Dame de Paris, reçoit, en l’honneur de la Vierge, le nom de Ville-Marie. Le 18 mai, au sommet du Mont-Royal, M. de Maisonneuve dresse une croix, symbole de la prise de possession. La grande croix métallique illuminée chaque soir et qui, du haut du Mont-Royal domine à présent Montréal, perpétue ce souvenir émouvant des toutes premières origines.

Il commence à monter les premières maisons, aussitôt il est attaqué par les Iroquois. Le développement de la petite cité succède à une vie difficile et souvent tragique des premiers habitants de Ville-Marie, avant qu’elle ne devienne cette vaste et puissante agglomération moderne, qui a reçu des millions de visiteurs lors de l’Exposition universelle de 1967. Depuis longtemps, l’importance de son rôle et la dignité de sa figure sont reconnues et exaltées au Canada.

Ses compagnons, une poignée d’hommes, arrosent cette terre d’un sang généreux. La grande tâche s’accomplit au cours des années et la population ne cesse de décupler. Le constructeur veut éloigner de sa conquête les hommes sans scrupules, qui troquent à bon compte les précieuses pelleteries contre l’eau de feu abrutissante !

A plusieurs reprises, M. de Maisonneuve revient à Paris pour les affaires de la colonie. Nommé gouverneur, il fait un voyage en France pour chercher des recrues pour le seconder. Sa sœur étant religieuse à la Congrégation de Troyes, avec Marguerite Bourgeoys, il emmène cette dernière avec une autre religieuse, pour établir à Ville-Marie des écoles et un hôpital. Bientôt, les jeunes filles des colons et même les jeunes iroquoises, reçoivent une instruction solide. Les malades trouvent aussi un asile pour abriter leurs souffrances, les soulager et les guérir. Avec l’arrivée de nouvelles religieuses, les établissements hospitaliers et les écoles se multiplient à Ville-Marie.

   

En 1665, c’est pour un congé définitif qu’il est rappelé à Paris : en fait, après 24 années de services héroïques, il est victime d’intrigues locales peu honorables pour ses adversaires et de l’animosité du Gouverneur général du Canada. La jalousie lui fait perdre son commandement, et il est victime d’intrigues.

Avec une humilité et une discrétion qui font honneur à son caractère et à la solidité de ses sentiments religieux, il s’installe sans bruit à Paris et y décède 11 ans après, le 5 avril 1676, obscurément, dans la maison dite de Saint-Charles, qui appartenait aux Pères de la Doctrine Chrétienne.

 

Armand Lanoux, Président des Ecrivains et Artistes de Champagne, prix Goncourt a dit : " Paul Chomedey est un croisé, le dernier peut-être… ".

 

Désormais, Chomedey de Maisonneuve survit comme sa fidèle compagne de lutte Marguerite Bourgeoys, la fille du petit boutiquier troyen qui vendait des chandelles. Leur souvenir figure au livre d’or de nos gloires locales, nos illustres personnages.

 

Les Québécois, eux, ont toujours gardé le souvenir de celui qui a donné l’impulsion à la découverte et au développement véritable de leur pays, la Nouvelle France.    

Le 4 avril 1947, le Conseil municipal de Troyes donne le nom de Chomedey à l'Avenue perpendiculaire au Boulevard Danton. 

 

 

Octobre 2016, le comité Paul de Chomedey de Maisonneuve ouvre une souscription pour la création d'un vitrail dans l'église de Neuville-sur-Vanne, en la mémoire du fondateur de Montréal.

 

 

Après sa participation aux FrancoFolies de Montréal et entre 2 tournées, Alexandre Belliard interprètera la chanson « Paul Chommedey de Maisonneuve Montréal 1642 », à l’église  Neuville-sur-Vanne le samedi 8 octobre 2016, à 20 h 30, afin de rendre hommage à l’enfant du pays, chose qu’il voulait réaliser depuis 2012.

 

 

 

 

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