Aubois très célèbres


Alphonse-Louis Hurion


 

Louis-Alphonse Hurion naît le 2 décembre 1849 à Quincey, petit village du département de l’Aube.

Il fait d’abord de bonnes études classiques au lycée de Troyes. Il suit ensuit son penchant particulier pour les études scientifiques, et après avoir obtenu, en 1867, le diplôme de bachelier ès sciences, il vient à Paris se préparer, dans la classe de mathématiques spéciales du Lycée Charlemagne, aux concours d’admission aux grandes écoles.

Préférant à l’Ecole Polytechnique, où il est admissible en 1869, l’Ecole normale supérieure, il devient élève de cette dernière, le 16 août 1870, mais n’y entre qu’en 1871, la rentrée de 1870 n’ayant pas eu lieu, en raison du trouble apporté, cette année-là, dans le domaine de l’instruction publique, comme dans tous les autres, par l’état de guerre.

Il obtient les grades de licencié ès sciences mathématiques et de licencié ès sciences physiques, puis en 1874, il est agrégé des lycées, dans l’ordre des sciences physiques.

L’éminent physicien et professeur Mascart le choisit comme agrégé-préparateur, chargé de l’assister, au Collège de France, dans ses expériences de cours et recherches, circonstances qui valent à Hurion le précieux privilège de s’initier auprès d’un maître incomparable, à la connaissance approfondie et à l’habile maniement de l’immense outillage, complexe et délicat, de la physique moderne.

Sollicité pour entrer au laboratoire de Pasteur, il préfère la physique à la microbiologie.

Il acquiert un brevet de maîtrise, en matière expérimentale, de docteur ès sciences physiques.

A 28 ans, il soutient, en Sorbonne, une thèse remarquable qui lui vaut cette suprême consécration, et lui donne accès, comme maître, dans l’enseignement supérieur.

En 1877, il est envoyé comme professeur de physique à l’Ecole normale de Cluny, chargé de former les maîtres de l’enseignement secondaire spécial.

En 1879, Hurion se marie à Cluny, et est nommé à Grenoble, où il est chargé de cours de physique à la Faculté des sciences. En 1880, il est nommé membre de la Commission météorologique de l’Isère. En 1882 lui est conférée la qualité de professeur titulaire de physique, et en 1884, le poste de chargé de cours de physique à l’Ecole de médecine et de pharmacie. Il enseigne également la physique au Lycée de jeunes filles.

         Sa première fille naît en 1880, bientôt suivi d’une seconde paternité.

En 1886, Hurion va à Clermont-Ferrand diriger la Faculté des sciences et l’observatoire du Puy de dôme, dont il sera doyen en 1888.

Il sera également doyen de la Faculté des sciences en 1890.

Après 14 ans de séjour à Clermont, Hurion, en 1900, devient professeur titulaire à la Faculté des sciences et à l’Ecole de médecine et de pharmacie de Dijon, puis en 1901, doyen de la Faculté des sciences.

Il fait partie de la délégation de la Faculté des sciences au conseil de l’Université en 1911.

En 1916, l’Académie d’agriculture de France le choisit comme correspondant national dans la section des sciences physico-chimiques agricoles.

Retraité en 1919, il est assidu aux séances de l’Académie, et prend une part active à ses travaux.

Il décède le 11 juin 1921.

En 1881, il reçoit les palmes académiques, puis en 1887, la rosette d’officier de l’Instruction publique

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