La vie à Troyes


Les pompiers


La première mention relative aux secours contre l’incendie, dans la ville de Troyes, date de 1419. La ville possède à cette date, au moins 600 seilles ou seaux de bois, déposés dans les différents quartiers, " pour la rescousse du feu ".

 

En 1431, la lutte contre le feu est confiée aux ordres religieux Cordeliers et Jacobins.

 

Les sapeurs-pompiers utilisent la caserne de l’Oratoire, ancien couvent, remplacée par la suite par la caserne Beurnonville en 1853. Leur matériel est dispersé dans des bâtiments qui bordent la cour de la mairie.

 

Dès la fin du XV° siècle, apparaît un engin " extraordinaire ", dont il reste un exemplaire à Troyes : une énorme seringue.

 

Vers 1720, on a recours à des pompes à incendie : " Le 10 octobre 1721, c’est à l’abbaye royale de Saint Loup qu’a lieu un incendie... Il est secouru avec une diligence et une ardeur extraordinaires. A cette occasion on avait fait conduire  les trois pompes à jeter eaux…".

 

En 1732, notre ville expérimente une pompe venue de Strasbourg, en présence des autorités et du public.

 

En 1733, " on porta ces pompes à l’incendie de maisons situées sur la place du Marché-aux-Trapans.  L’on en fut satisfait. On augmenta le matériel de secours, échelles, crochets… ".

En 1738, des Suisses vendent à la Ville de Troyes 6 moyennes pompes à incendie. En 1778, elle en possède 8.

 

Le 17 janvier 1806, Napoléon adresse au Maire, un décret concernant l’Organisation du Corps de Pompiers : " Le Corps des Pompiers de la ville de Troyes sera d’une seule compagnie composée de 50 hommes, savoir : 1 Capitaine, 1 Lieutenant, 2 Sous-Lieutenants , 2 Sergents, 4 caporaux, 39 Pompiers, 1 Tambour… Il y aura 10 Pompiers-Elèves… Ne seront admis qu’aux conditions : être natif de Troyes et domicilié dans cette ville, avoir 16 ans au moins et 30 au plus, avoir 1 m 50, savoir lire et écrire, être de bonne vie et mœurs… Toutes les fois qu’un Pompier sera de service, il sera tenu d’être en uniforme, bien peigné, et d’avoir son casque nettoyé, sous peine d’amende de 2 francs. "

  

Le 22 avril, le Maire établit le Règlement pour le Corps des Pompiers et le Service des Pompes de la Ville de Troyes.

L’ex capitaine-commandant la compagnie de sapeurs-pompiers de Troyes, Chaulmet, qui a été à même de reconnaître avec quelle abnégation ses hommes exposent leur vie et leur santé, souhaite assurer une existence à la famille de ceux qui viendraient à succomber, ou à garantir des secours à ceux qui seraient blessés, et dans l’impossibilité de continuer à travailler. Il adresse à un de nos députés une pétition ayant pour but de remplir cette lacune. Le 11 mars 1851, grâce à lui, l’Assemblée Nationale Législative vote une loi pour les sapeurs-pompiers qui seraient victimes de leur dévouement : " les veuves et les enfants de ceux qui auront péri ou contracté des maladies dans leurs services auront droit à des secours ou à des pensions ".

 

Prémisse de l’organisation des services d’incendie et de secours à l’échelon départemental, il est prévu dès 1851 l’intervention du Corps des sapeurs-pompiers de Troyes sur 24 communes environnantes.

 

En 1881, le Conseil souhaite faire l’acquisition d’un engin moderne qui dévore les flammes, un engin ultra-moderne, qui entiche les foules : une pompe à vapeur.

 

Par arrêté préfectoral de 1884, l’effectif de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers est fixé à 150 hommes.

 

Il faut attendre le legs Brissonnet de 1886, qui stipule que cette somme doit servir à l’achat d’une pompe à vapeur, pour que la Ville achète " cette incomparable machine qui peut attaquer l’incendie à distance, tout en le combattant avec une puissance inégalable. Il est dit que le monstre assoiffé avale goulûment 1.000 litres à la minute en grondant de toute la force de ses 20 chevaux. Et cette opération peut s’opérer jusqu’à un hectomètre de l’édifice enflammé " En l’absence d’un vent contraire, la hauteur du jet, braqué verticalement, atteint 38 mètres. Il arriverait donc à la moitié de la tour Saint-pierre de la cathédrale. Sa portée horizontale renverserait un homme à 43 mètres. L’engin arrive en 1887, au milieu de la foule accourue pour assister aux essais. Ce premier engin eut à combattre trois gros sinistres, dont le cirque en bois, totalement dévoré le 1er mai 1892. En 1894, pour gagner de la vitesse, on le fait tirer par deux chevaux. Mais bientôt, c’est le désenchantement, le jet ne dépasse pas les 16 mètres, et la pompe est presque inopérante. Elle ne peut intervenir qu’une demi-heure ou même une heure après le premier signal. D’autre part, on ne dispose pas dans les quartiers hauts, d’une quantité d’eau suffisante. Il est prévu de réutiliser les anciens puits, qui n’ont pas été comblés, mais seulement recouverts d’un dallage. On les remplirait et ils serviraient de réservoirs dans lesquels la pompe à vapeur puiserait. 22 puits sont ainsi recensés.

 

Par arrêté préfectoral de 1884, l’effectif de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers est fixé à 150 hommes. En 1888, le Conseil Municipal, porte ce chiffre à 200.

En 1890, la nouvelle pompe à vapeur pesant 1.780 kilos, il faut deux bons percherons pour la tirer !

 

Achat en 1913 d’une pompe débitant 1.600 litres à la minute, installation d’une sirène électrique sur le toit de l’hôtel de ville.

 

En 1926, est décidée une méthode d’avertissement. La sirène émettra des séries de sons composés d’un son prolongé, suivi d’un nombre de sons brefs, correspondants avec le numérotage des 9 secteurs. Les cloches des églises sonneront comme d’ordinaire un certain nombre de coups précipités suivis d’un silence et d’un nombre de coups espacés correspondant au numérotage des secteurs.

 

En 1927, le Corps des sapeurs-pompiers de Troyes est doté de plusieurs appareils et matériel modernes (appareils respiratoires…).

En 1927-1928, le local des pompes est alors Place de la Libération.

 

Le 14 juillet 1945, toute la ville de Troyes admire lors du défilé, la magnifique échelle de 24 mètres que viennent d’acquérir nos Pompiers.

Le local des pompes est alors Place de la Libération, un petit hangar sans cachet, et trop petit, qui dura 77 ans. Cette halle aux légumes secs et aux pommes de terre, remplaçait la halle monmentale de Pierre Gauthier.

 

En 1971, le conseil décide la construction de la caserne moderne du Vouldy.

 

Les pompiers quittent en 1975, la halle aux légumes secs et aux pommes de terre, devant la Préfecture qui servit longtemps de remise accueillant le matériel des sapeurs-pompiers.

 

En quelques années, les matériels et techniques mis à la disposition des pompiers, les ont fait passer du moyen âge au 3ème millénaire. 

 

Tradition très ancienne, et qui n’est pas prête de s’arrêter ce sont les bals du 13 juillet, dont l’origine remonte à 1906, et le défilé du 14 juillet.

 

Merci à mon ami Eric Felten, ancien commandant de la caserne de Troyes, avec lequel nous avons travaillé pour préparer des émissions sur Canal 32.

 

Exerçant un métier hors du commun, les pompiers avec leurs multiples missions, ont légitimement gagné une notoriété et une popularité exceptionnelles.

 

  

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