La vie à Troyes


Les Marchés


 

 

Les foires et les marchés remontent à la plus haute antiquité. Ces réunions sont pratiquées par les populations les plus primitives, même les plus sauvages. L’existence des foires de Troyes est constatée en 427, et n’a cessé depuis.

 

Troyes est la ville de France où il y a eu le plus de marchés, en dehors de nos " Foires de Troyes ".

En 1160, le Marché du Comte est pour lui une grande source de revenus, à cause des droits qu'il y perçoit : notamment le tonlieu des toiles.

Le comte Thibaud II donne à l'abbaye de Notre-dame-aux-Nonnains,  quatre marchés, aux fêtes de l'Annonciation, l'Assomption, la Nativité et la Conception de la Vierge. 

 

Les places de tous les marchés appartenant à la ville et non au roi, sont déclarées exemptes de droits de place en 1609.

 

Voici la liste de ces marchés où achetaient nos ancêtres :

- le Marché au Blé, place Jean Jaurès,

- le Marché à la Paille, à l’étape au Vin (place Audiffred),

- le Marché du Bois de Corde et des fagots, rue Moyenne (Urbain IV), puis Place de la Préfecture,

- le Marché du Charbon, place de la Charbonnerie (entre les rues de la Trinité et Gal Saussier)

- le Marché aux Trapans (cette grande planche percée de plusieurs trous qui sert à égoutter la feuille dans les papeteries), devant les Etuves aux femmes (quai Dampierre)

- le Marché du Bois à bâtir, Place du Préau, puis rue du Bois,

- le Marché des Tiretaines (ces anciennes étoffes de laine) et Treillis, sous les galeries de la Belle Croix, place de l’Hôtel de Ville

- le Marché aux Chevaux, de Ste Madeleine à la rue Jaillant Deschainets

- le Marché des Bœufs, Vaches, Veaux et Porcs, lui fait suite

- le Marché des Volailles, Cochons de lait, Gibier, rue de la Vieille Poulaillerie (de la Montée des Changes)

- le Marché aux Oiseaux, devant l’Hôtel de Ville, puis Place St Remy

- le Marché au Pain, place du Marché aux Changes

- le Marché aux Herbes, pour fruits, légumes, lui succède

- le Marché aux Laitages et Beurre, rue de la Beurrerie (rue Mignard)

- le Marché des Harengs et autres Salaisons, rue de la Fanerie (entre les rues gal Saussier et Poincaré)

- le Marché des Œufs et Fromages, près de la Belle Croix, puis du portail St Jean

- le Marché du Lin, rue Claude Huez, puis rue Paillot de Montabert

- le Marché aux Oignons et Aulx, près de la rue des Changes

- le Marché des Chanlattes, Tuiles et Briques, rue Thiers

- le Marché des Cercles et Marrain (bois de chêne pour la tonnellerie), entre St Remy et la rue de Preize

- le Marché des Pierres, près de la Préfecture

- le Marché des Balais, Paniers, Balles et Cages d’osier, derrière l’Hôtel de Ville

- le Marché des Cuirs en poils, rue Georges Clémenceau

- le Marché des Souliers, entre les rues Turenne et de la trinité

- le Marché du Linge et du Fil, près de la place de l’Hôtel de Ville

- le Marché du Foin, entre les rues de la Trinité et E. Zola

- le Marché de la Paille, rue Charles gros

- la Friperie, Marché aux vieux habits à la Belle Croix

- le Marché aux Noix, près de St Pantaléon

- le Quartier de la Boucherie, place des Grandes Boucheries (Alexandre Israël)

- le Marché des Epices (cannelle, girofle, muscade, gingembre, poivre), rue de l’Epicerie (E. Zola)

 

Vous comprendrez, à cette énumération, pourquoi je m’insurge lorsque l’on change les anciens noms de rue, qui étaient si évocateurs.

 

Le 1er mars 1874, le marché couvert de Troyes, construit à l’emplacement de l’ancien collège, est inauguré. C’est à l’époque, le plus vaste de France, il s’inspire des halles de Paris, édifiées par Victor Baltard. Il a une superficie de 2.500 m², 60 m x 42 m, et contient 154 places. Les façades extérieures du pourtour sont ornées, au dessus de chaque colonne, d’une tête de lion en fonte, surmontée d’une palmette. Il y a 6 portes. La charpente métallique comprend 100 tonnes de fonte et 195 tonnes de fer .

A partir de 1980, concurrencé par les supermarchés, il est rénové avec toutes les qualités de confort, mezzanine et parking souterrain.

Depuis quelques années s'est développé un engouement pour les vide-greniers. Il y en a pratiquement dans chaque commune, et l'on voit affluer les chineurs, les collectionneurs, les passionnés de marchés aux puces, brocantes... mais aussi, beaucoup de curieux ! 

  

         La tradition de la Foire au jambon du Jeudi Saint a repris des couleurs et on se presse autour du marché couvert pour goûter avant d'acheter. Depuis 2011, on peut même s'y restaurer.

         

         L'Est-Eclair du 12 juillet 2011 titre à la une : " Les marchés de l'Aube retrouvent des couleurs. C'est une tendance qui se confirme... notamment avec l'arrivée des jeunes générations ".  

 

 

  

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