La vie à Troyes



La Gendarmerie


Philippe Auguste, en 1190, institue les sergents d’armes pour la garde de sa personne.

Les Maréchaussées de France sont pendant des siècles le seul corps militaire exerçant à Troyes, des fonctions de police.

 

En 1545, en exécution d’un édit royal de 1536, applicable à toute la France, la ville de Troyes devient le siège d’une prévôté des maréchaux, dont la juridiction s’étend sur toute la Champagne.

Ces prévôts ont pour mission de réprimer " les voleries, pilleries et meurtres ; de diviser les troupes de voleurs, larrons, aventuriers, vivant sur le pauvre peuple, de punir les crimes commis par les gens de guerre, les vols sur les grands chemins. Ces prévôts, juges d’épée, statuent souverainement et sans appel ".

 

Le prévôt des maréchaux, en résidence à Troyes, a sous ses ordres 6 archers seulement. Le Conseil de ville, reconnaissant l’insuffisance de ce nombre d’auxiliaires pour faire la police dans la province, demande encore 10 archers pour seconder ce chef dans ses pénibles fonctions.

C’est l’origine de notre gendarmerie actuelle.

 

En 1557, le Conseil de ville dit : " La gendarmerie excède les habitants du plat pays ; s’il n’est pas apporté contre elle bonne et prompte provision, les gens de la campagne quitteront leurs villages et abandonneront la culture de leurs héritages ".

 

Le 30 octobre 1560, l’assemblée générale du bailliage décide qu’il sera fait lecture des remontrances dressées par le maire, les échevins et les conseillers de la ville de Troyes : "… la gendarmerie de pied et de cheval sera payée, de 3 mois en 3 mois, sans aucune retenue, afin d’empêcher le peuple d’être molesté. Aucun capitaine ne fera sonner le tambourin sans que ses gens d’armes fussent payés, suffisamment pour se rendre à son prochain gîte. Les gens de guerre ne logeront pas dans la maisons des curés ou vicaires... Les prévôts des maréchaux feront leur tournée, de mois en mois, dans toute l’étendue de leur juridiction. "

 

Le 1er juin 1562, le gouverneur demande au Conseil, quant aux munitions, qu’il y ait une ordonnance sur la gendarmerie, prescrivant que le taillon (imposition de deniers, supplément de la taille) levé sur le peuple doit être employé à couvrir ces sortes de dépenses.

 

En 1574, des mesures de sûreté publique sont générales. On pense que " le roi veut mettre ordre à la gendarmerie de pied et casser tant de voleurs et méchants hommes qui, sous le nom de guerre, pillent et ruinent les gens des villages. On croit qu’il choisira un certain nombre d’hommes par paroisse, élus par les habitants, en état de porter les armes et servir aux dépens des paroisses, comme au temps de Louis XII et François 1er, et qu’on appelait : francs-archers  ".

En 1591, il y a lieu d’envoyer à Troyes, " un seigneur de commandement, pour diriger la gendarmerie ".

En 1690, les ordonnances de Louvois prescrivent un habillement uniforme pour les soldats d'un même régiment.

L'ordonnance de 1720, crée une nouvelle Maréchaussée royale, et fixe l'uniforme.

En 1721, apparaissent à Troyes 4 archers de la maréchaussée, logés avec leurs chevaux aux frais de la ville.

Pour certains, c’est l’origine de notre gendarmerie.

30 ans après, le nombre de ces archers s’élève à 19.

Ces archers sont aussi désignés sous le nom de gardes de la connétablie. Cette création supprime l’ancienne juridiction de robe-courte.

La province est organisée en brigades dont le prévôt général réside à Châlons.

 

Les compagnies de maréchaussée font place en 1760 à celles de cavaliers et en 1791, à celles de gendarmes.

La loi de 1796, porte création de la gendarmerie Nationale à la place de la Maréchaussée.

Il y a encore une réforme en 1777.

 

En 1564, l’hôtel de la Licorne, Quai Dampierre, abrite un collège, en 1630 c’est le couvent de la congrégation Notre-Dame, en 1766, les religieuses accusées de Jansénisme sont remplacées par les filles du Bon Pasteur. Chassées en 1792 par la Révolution, la gendarmerie s’y installe.

Les locaux mal adaptés, ne pouvant que loger 8 gendarmes non compris les chevaux, la caserne est rebâtie en 1836, avec des écuries pour 17 chevaux.

Elle est agrandie en 1938, les anciennes écuries étant réduites pour 7 chevaux, et remplacées par un bâtiment pour les logements, garage et bureau. Elle est restaurée en 2004.

 

En 1990, la caserne Ogier de Rosières met à la disposition des gendarmes et de leurs familles, des pavillons, terrain de sport, gymnase, restaurant…

 

La Gendarmerie nationale a pour patronne, sainte Geneviève, qu’elle fête le 26 novembre.

 

Objectif de la gendarmerie aujourd’hui : la sécurité :

- protéger le citoyen (sécurité des personnes vulnérables, de proximité, routière, secours et sauvetage, police judiciaire),

- protéger l’Etat-Nation (lutte contre le terrorisme, renseignement, sécurité des autorités civiles et militaires, défense opérationnelle du territoire),

- protéger les espaces (voies de communication, sauvegarde de l’environnement, surveillance du Cyberespace, protection des zones à risques)…

 

M E R C I  les gendarmes! ! ! !

 

 

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