La vie à Troyes



Centre d’Apprentissage de Garçons « Georges Pargeas »


Le « Centre public d’Apprentissage de Garçons Georges Pargeas » à Troyes était il y a 70 ans, l’Etablissement Technique le plus important de la Région.

Le nom de ce centre est celui de son fondateur Georges Pargeas, à qui Troyes doit aussi ses habitations à bon marché ou à loyer moyen et ses Centres d’Apprentissage, transformation des anciens « Ateliers-Ecoles ».

Dès la fin de la première guerre mondiale, M. Pargeas pense que le problème de la formation professionnelle n’est pas résolu et que l’une de ses bonnes solutions réside dans l’apprentissage sous forme scolaire. Il fonde en 1923, la Chambre d’Apprentissage de l’Aube et lui assigne comme but essentiel la gestion des Ateliers-Ecoles qui s’installent avec les Cours Professionnels municipaux dans le groupe scolaire des Jacobins. Avec l’appui d’industriels, entrepreneurs, artisans et ouvriers, des municipalités de l’agglomération, des autorités préfectorales et académiques, les Ateliers-Ecoles accueillent en 1929, une vingtaine de garçons de 13 ans qui veulent apprendre le métier d’ajusteur.

En 1945, ayant surmonté les énormes difficultés que créent la pauvreté et la guerre, c’étaient plus de 250 jeunes gens qui, cessant d’être des apprentis des Ateliers-Ecoles, devenaient des élèves de Centre d’Apprentissage.

M. Pargeas fut le précurseur de l’Enseignement Technique ouvrier en France. Dès 1947, le Centre d’Apprentissage Pargeas s’installe à la Cité Beurnonville : direction, économat, cuisines, réfectoires, salles de classes et internat de 230 lits. On y rencontre les futurs électriciens-monteurs-installateurs et radio, les bourreliers-selliers-garnisseurs, les imprimeurs-compositeurs en typographie, les mécaniciens-ajusteurs, conducteurs de machines-outils, réparateurs-automobiles, puis pour les garçons du bâtiment : maçons, menuisiers, charpentiers, plombiers-zingueurs, peintres-décorateurs.

Les garçons de 14 ans, un peu indécis, ont donc l’embarras du choix. On leur conseille d’aller au Centre d’Orientation Professionnelle de la cour de l’Ancien-Evêché pour y déceler leurs aptitudes physiques et mentales à l’exercice de tel ou tel métier.

Le Centre reçoit des élèves externes, ½ pensionnaires et internes. Les études sont gratuites (matière d’œuvre y comprise). La pension est de l’ordre de 54.000 francs par an pour les internes, mais l’Etat accorde, selon les ressources du demandeur, sans examen scolaire préalable, des bourses allant de moitié à la totalité. Emploi du temps : 44 heures de présence au Centre dans la semaine (plus que les parents).

Il y a peu de Troyens : 135 externes, 50 ½ pensionnaires et 230 internes. Sont en 4° année, les compositeurs-typographes et les dessinateurs industriels.

Le C.A.P. est l’examen sanctionnant les 3 années d’apprentissage.

Il y a des jeunes de l’Yonne, de la Nièvre, du Doubs, de la Côte d’or, de la Région parisienne…, si bien que les jeunes de la campagne auboise n’en dépassent pas la moitié.

Pour 150 admissions possibles annuellement, il y a plus de 320 candidatures à chaque rentrée ! Il faudrait pouvoir porter l’effectif du Centre à plus de 800 élèves, mais cela suppose beaucoup de problèmes dont celui financier.

Les jeunes trouvent en principe, un emploi sans difficulté, le Conseil d’Administration du Centre, où les organisations professionnelles patronales et ouvrières sont largement représentées, se tenant en liaison avec le Bureau départemental de la Main-d’œuvre et avec le CEIPA.   

         Le 29 juillet 1949, le conseil Municipal donne le nom de Georges Pargeas à une rue de Troyes.

 

 

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