RELIGION



11 autres Prieurés


Prieuré de Saint-Hilaire

 

Le premier abandon fait à saint Robert fut celui du prieuré de Saint-Hilaire, près de Pont-sur-Seine. Il lui fut donné par Philippe de Pons, évêque de Troyes, en 1103. Ce bon évêque avait tant de vénération pour saint Robert, qu’il obligea Garnier, son parent, à lui donner le village de Saint-Hilaire, avec tout ce qu’il avait dans ce lieu. Il donna même jusqu'au « Pécheur, avec tous les instruments pour pêcher dans la Seine » ! Saint Robert y installa en personne des religieux. Le prieur était collateur de la cure de Neuville, et de la succursale de Saint-Hilaire. Un des derniers prieurs commendataires fut Hanequin, conseiller clerc au grand conseil.


Prieuré de Radonvilliers

 

Ce prieuré, situé près de Vendeuvre, fut donné à saint Robert par Philippe, évêque de Troyes, en 1104. En 113, Erard de Brienne lui donna quantité de biens. En 1238, l’évêque de Troyes abandonna au prieuré l’église de La Rothière. Isanbard, abbé de Molesme, donna le prieuré à Robert, évêque de Langres, à condition qu’il en pairait les dettes et qu’à sa mort, ledit prieuré reviendrait à Molesme, excepté « la vaisselle d’argent, les valets et les chevaux ». En 1692, dom Thomas Blampain était prieur de Radonvilliers, il avait succédé à Goldfer. Le prieuré passa ensuite à de Vienne, prieur de Fouchères.


Prieuré de Villeloup

 

         Ce prieuré fut fondé en 1176, par Godefroy Fournier, qui le donna, en 1199, à Molesme. Thibaut, comte de Troyes, donna tout ce qu’il pouvait posséder à « Villelox », se dépouillant de tous ses droits en faveur du nouveau prieuré. En 1321, Guillaume II, abbé de Molesme, représente au pape qu’il n’avait pas assez de revenus pour la mense (revenu ecclésiastique) abbatiale. Le pape Jean XXII lui accorde le prieuré de Villeloup en en abolit le titre.


ST ROBERT (Radonvilliers)
ST ROBERT (Radonvilliers)

 

Prieuré du Beschet

 

         Ce prieuré était situé sur la paroisse de Pleurs. Il avait été donné à saint Robert en 1104. L’un de derniers prieurs était M. Onfroy, qui résidait à paris.


Prieuré de Méry-sur-Seine

 

         Le prieuré de Méry a été donné à saint Robert par Philippe de Pons, évêque de Troyes, en 1104, avec la vieille et la nouvelle église, tant du prieuré que de la cure et de la chapelle du château. L’abbé de Molesme fit construire une nouvelle église pour le prieuré, église qui prit le nom de « revestiaire ». Elle fut construite sur l’emplacement du cimetière, derrière la chapelle de « Saint-Père ». Le prieur de Méry avait droit de présentation à l’église paroissiale, à la chapelle du château et à la cure de Méry, selon le titre de 1397. La nouvelle église du prieuré fut consacrée par Hatton, évêque de Troyes, en 1141. Ce prieuré devint le plus riche de la contrée, par suite des immenses donations qui lui furent faites. En 1192, Marie, comtesse de Troyes, donne un pré pour son anniversaire dans l’église de Notre-Dame-de-Méry. Le prieur avait tous les droits seigneuriaux, tant en haute, moyenne et basse justice, qu’en droit de mainmorte, de four banal, de « pallage » (droit qui se percevait sur les marchandises chargées et déchargées dans le port), et d’une « hannée » de sel (ânée, charge que porte un âne en 1 fois). Il était seigneur temporel de Méry, du village de Méry, appelé le village des « Deux-Moulins-sur-Seine », et il pouvait percevoir certain droit non, stipulé, le jour de l’Assomption de Notre-Dame. L’église du prieuré avait saint Robert pour patron. L’un des derniers prieurs fut M. Presselle, docteur de la « maison et Société de Sorbonne ».

 


Prieuré de Fouchères

 

         Ce prieuré fut donné à saint Robert, en 1110, par Philippe, évêque de Troyes. Les comtes de Tonnerre dotèrent ce prieuré de 1.500 livres de revenu. L’abbé de Molesme était collateur des cures dépendant du prieuré de Fouchères, savoir : les cures de Fresnoy, de Jully, de Vaux, de Courtenot, de Fralignes.  Les terres du prieuré étaient exemptes de payer les dîmes. L’abbé Helion et M. de Vienne furent prieurs de Fouchères. M. de Vienne était conseillier au Parlement de Paris et doyen de l’église cathédrale de Troyes.

 


ST ROBERT (Molesme)
ST ROBERT (Molesme)

Prieuré de Villeneuve-aux-Riches-Hommes

 

         Ce prieuré fut donné à Molesme en 110. Il était situé près de Villeneuve-l’Archevêque. L’un des derniers prieurs était M. Mathieu.


Prieuré de Plancy

 

         Ce prieuré, connu sous le nom d’Abbaye-sous-Plancy, fut donné à saint-Robert par Philippe, évêque de Troyes, en 1110. En 1145, les seigneurs de Plancy et de Broyes abandonnèrent une grande quantité de biens au nouveau prieuré. D’autres donations lui furent encore faites par Hugues de Troyes, par Philippe de Plancy et Thomas de Curiaco. Ce prieuré avait droit de haute, moyenne et basse justice. Le prieur était collateur du lieu. Le 1er juillet 1692, dom Jean Le Blanc visita ce prieuré, mais ne put obtenir du prieur son droit de visite. Le dernier prieur était M. Doë, religieux de la congrégation de Saint-Maur, demeurant à Saint-Germain-des-Prés. Le prieuré de Plancy valait 2.000 livres de revenu.


ST ROBERT (Montier la Celle)
ST ROBERT (Montier la Celle)

Prieuré de Péas

 

         Ce prieuré fut donné à saint Robert par Philippe, évêque de Troyes. Ce prieuré était autrefois considérable. Il y avait une communauté. En 1104, Hugues Rodolphe, seigneur de Broyes, voulant avoir des religieux de Molesme, donna à saint Robert la terre de Broyes avec toutes ses appartenances. Il donna même les dîmes sur ses propres biens, abandonnant le droit de mainmorte (les biens de mainmorte étaient les biens possédés par des congrégations), la justice, les eaux, bois et forêts. Il donna encore aux religieux le grenier à sel avec le bureau de la justice. En 1119, Adèle, comtesse de Blois, avait abandonné aux religieux de Péas le droit de foire, qu’elle avait à Sézanne, le jour de la Saint-Nicolas. Le père Lempereur, grand prieur de Cluny, fut l’un des derniers prieurs.


HUGUES de TROYES
HUGUES de TROYES

Prieuré d’Isle

 

         Ce prieuré était situé près de Rumilly. Il fut fondé, en 1097, par Hugues, comte de Troyes, et donné à saint Robert, avec la terre qui l’environnait, ainsi que l’église de Saint-Thibaud. Cette terre s’appelait vulgairement « Cheminus » (ce nom était souvent donné aux voies romaines. Effectivement, la voie de Troyes à Alise passait par là).


Prieuré de Rumilly

 

         Ce prieuré fut fondé, en 1104, par Hugues, comte de Champagne. En 1108, il abandonna à saint Robert le prieuré et moitié des terres qu’il possédait. En 110, Hugues en abandonna le reste en présence de Richard, cardinal-évêque d’Albe, légat du Saint-Siège. Le duc de Bourgogne, ses barons et une foule de hauts et puissants seigneurs étaient présents ç cette donation, qui se fit avec une solennité peu usitée. Le comte de Troyes se rendit à Mosleme, en compagnie du duc de Bourgogne, de 4 comtes et de 4 barons. Saint Robert les reçut »honorablement ». Hugues monta sur l’aytel, y mit sa donation, et, tirant son anneau de son doigt, jura sur les Saints Evangiles de maintenir les dons qu’il avait faits à saint Robert. Le Bénédictin qui enregistra ces donations dans les pouillés du monastère, le faisait à l’époque où François 1er donna les abbayes à des abbés commendataires, et il ajoute : « Ceux-là enrichissaient nos fondations, aujourd’hui, on les dépouille ». En 1250, l’abbé Guillaume et la Communauté s’associèrent les comtes de Champagne, les seigneurs de Rumilly, de Vaudes, de Saint-Quentin, de Fouchères, de Vitry, de Poligny et d’autres lieux, en leur abandonnant moitié de leurs revenus, pour obtenir leur protection contre les violences des gens de guerre.



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