Religion



Petites Sœurs des Pauvres


Celle qui devait devenir la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, Jeanne Jugan, est née à Cancale, le 28 août 1792.

         Fille d’un marin pêcheur, elle fut béatifiée par Jean-Paul II en 1982 et canonisée le 11 octobre 2009, par Benoît XVI.

Toute jeune, elle sentit en elle l’appel de Dieu, mais ce n’est qu’après la mort de ses parents que Jeanne entre dans le Tiers-Ordre du Sacré-Cœur.

         Remplie de la charité du Christ, Jeanne Jugan ne songe qu’à venir en aide à ses semblables. Et c’est ainsi que nous la retrouvons à l’hôpital de Saint-Servan, attentive au chevet des malades.

         En 1839, avec 2 compagnes, elle consacre son activité au service des malades à domicile. C’est à cette époque qu’elle recueille une femme âgée dont l’unique soutien vient de disparaître. Une autre bientôt la rejoindra. Mais le modeste logement de Jeanne est devenu trop étroit. Elle loue une maison où s’installe la petite communauté rapidement augmentée de 4 unités nouvelles.

Dès lors la sainte fille a une compréhension très nette de sa vocation : recueillir et soigner les vieillards. Ses ressources se sont rapidement épuisées. Qu’à cela ne tienne ! Avec ses compagnes, elle deviendra mendiante. « Ainsi, tout simplement est né l’Ordre des Petites Sœurs des Pauvres ».

Le 9 juillet 1854, le Saint-Père, Benoît XV en approuvait les statuts.

Jeanne Jugan, devenue Sœur Marie de la Croix, devait rendre le dernier soupir. Elle avait eu le temps cependant de constater l’opportunité et l’utilité de son œuvre, puisque, déjà à cette époque, existaient 36 maisons de vieillards avec 500 religieuses.

A Troyes, la fondation de la maison du 3 bis du Boulevard du 14juillet, remonte à 1875, sous l’épiscopat de Monseigneur Ravinet.

Le 14 juillet 1935, Les Petites Sœurs des Pauvres lancent, par l’intermédiaire du journal catholique troyen «  L’Express », un appel aux âmes généreuses. Une aile du bâtiment qu’elles occupent, minée dans ses fondations, avait dû être reconstruite de toute urgence. Confiantes en la Providence et en leur saint patron Saint Joseph, les Petites Sœurs, pressées par le temps, n’hésitèrent pas à se lancer dans l’aventure.

Pouvaient-elles laisser sans abri les 200 vieillards (102 hommes et 98 femmes) confiées à leurs soins vigilants ?

Qui ne connaissait pas la silhouette de la « Petite Sœur des Pauvres » ?

         Qui donc ignorait encore leur œuvre splendide  de foi et d’amour ?

Souvent, oublieuse volontaire, d’une illustre origine, elle s’est faite toute petite, toute humble pour aller de portes en portes quêter pour les autres.  

L’histoire des débuts de leur congrégation est toute empreinte d’ailleurs, de simplicité évangélique.

Le bâtiment, reconstruit, est alors tiré d’affaires. Mais il n’en est pas de même des Petites Sœurs dont les soucis quotidiens se trouvent alors ainsi accrus. La générosité des Troyens a constitué pour elles un puissant soutien moral, et une aide matérielle intéressante. En quelques jours, plus de 100.000 francs furent recueillis, mais insuffisants.

Le Conseil Général de l’Aube accorda une somme de 12.000 francs aux Petites Sœurs des Pauvres.

En mars 1986 est créée l’entreprise « Petites Sœurs des Pauvres », Congrégation  qui correspond au secteur Hébergement médicalisé pour personnes âgées.

Aujourd’hui, la congrégation est établie dans 31 pays, sur les cinq continents. Elle compte 202 maisons où sont accueillies des personnes âgées sans ressources ou de ressources modiques.

Il y a environ 2.500 Petites Sœurs et une quarantaine de novices, originaires d'une cinquantaine de pays.

Aux trois vœux habituels de religion – chasteté, pauvreté et obéissance – elles ajoutent le vœu d'hospitalité envers les personnes âgées pauvres. De très nombreux laïcs collaborent à leur œuvre.

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