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Congrégation des sœurs de la Providence

Nicolas Boigegrain
Nicolas Boigegrain

 

Nicolas Boigegrain naît le 7 mars 1763, d’origine paysanne, d’un milieu très chrétien.

 

A 10 ans il entre au Petit Séminaire de Langres et le 22 décembre 1787, il est ordonné prêtre.

 

En 1789, il est nommé desservant de Pargues (6 km de Chaource).

 

Après les difficultés de la Révolution Française, avec l’aide de 4 jeunes filles qui veulent consacrer leur vie à Dieu, pour le service de l’éducation des enfants et à l’assistance des malades et des personnes âgées, il ouvre, en 1819, une petite école qui se remplit d’enfants.

 

Rapidement, d’autres jeunes filles accourent des pays voisins, et en quelques années elles deviennent nombreuses et se répandent dans tous les coins du département pour ouvrir de nouvelles écoles.

 

En 1834, la Congrégation du chanoine Boigegrain compte plus de 80 membres et a 16 maisons de dépendance, implantées dans 4 diocèses.

 

Le siège est transporté à Troyes, où les religieuses arrivent le 15 octobre 1834, et s’installent rue des Terrasses, dans l’immeuble qu’elles occupent encore aujourd’hui.

 

En 1835, la Congrégation est reconnue par ordonnance du Roi Louis Philippe.

 

Les religieuses fondent le pensionnat Saint Nicolas, boulevard Victor Hugo, sur l’emplacement du  « château de la Vicomté ». Il est supprimé par la loi de 1904, interdisant l’enseignement aux congrégations religieuses (60 écoles sont supprimées dans le département de l’Aube).

 

Après la suppression de cette loi, en 1940, la Congrégation peut de nouveau enseigner et fonde en 1950, l’école Marguerite Bourgeoys.     

 

Le pensionnat est alors transformé en clinique chirurgicale (Clinique du docteur Mérat), qui reçoit de nombreux patients jusqu’en 1979.

 

A cette date, les Religieuses décident d’utiliser les bâtiments pour en faire une maison d’accueil des personnes âgées qui prend le nom de « Maison de Retraite de la Providence ».

 

La chapelle de la rue des Terrasses est construite en 1858. Elle peut recevoir 120 personnes plus 50 à la tribune. La bénédiction est faite par Monseigneur Pierre-Louis Coeur évêque de Troyes, dédiée à la Divine Providence et placée sous le vocable de Sainte Anne.

 

En 1859, c’est la translation du cœur du vénéré fondateur, Nicolas Boigegrain, déposé dans un coffret en plomb et scellé dans le mur.

 

Deux autels particuliers dédiés à la Sainte Vierge et à Saint Joseph, sont placés dans 2 chapelles latérales. La pierre d’autel contient les reliques de Saint Lupien, martyr de Troyes, Sainte Jule martyre de Troyes, Saint Augustin, Saint Loup, Saint Bernard, Saint Louis de Gonzague, Sainte Thérèse d’Avila, Sainte Maure vierge de Troyes et Sainte Monique. Quelques joyaux de cette chapelle : un retable évoquant la dormition de la Vierge, un grand tableau de Sainte Anne initiant la Vierge enfant à la lecture de la Sainte Bible, une statue de Saint Michel,  et de très beaux vitraux.

 

Une chapelle est aménagée boulevard Victor Hugo en 1887, dans une maison particulière. Elle est bénite le 30 juin 1888 par Monseigneur Cortet et est dédiée à l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Elle est de petite superficie : 10 m x 9,30 m, avec une tribune qui surplombe la pièce. Elle est chaude par ses boiseries et son plancher de chêne. En 1899, elle est embellie de nombreux vitraux historiés, avec personnages : Sainte Jeanne d’Arc, Saint Dominique, l’Ange gardien, Sainte Appoline, Saint Joachim, Sainte Anne, Saint Louis Roi de France, Saint Stanislas Kostka, Saint JeanBerkmans, Saint Louis de Gonzague, Sainte Cécile, Sainte Elisabeth de Hongrie, Sainte Agnès, Sainte Catherine, et les apôtres Saint Pierre et saint Paul. Un certain nombre de statues de style Saint Sulpice ornent la chapelle. La chapelle peut recevoir jusqu’à 70 personnes plus une trentaine à la tribune. Elle est privée, réservée pour les résidents de la maison de retraite.

 

La Ville de Troyes rachète l’immeuble, le démolit, et attend des propositions pour faire un pôle attractif avec la Bourse du Travail.

 

Les religieuses transfèrent leur maison de retraite dans leur propriété rue des Terrasses, où elles ont construit des bâtiments neufs.    

 

 

 

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