Contes, légendes,...



Vieilles croyances et sorciers


De nombreuses croyances sont basées sur des êtres surnaturels, souvent issus d’un fond légendaire commun, et sont encore bien ancrées dans l’esprit de beaucoup de nos concitoyens. Des fantômes aux loups-garous, des lutins aux fées. Ces dernières, placées sous l’hérédité de la mythologie celtique, pourraient influer sur notre vie, nous donner ou retirer des dons. Leur baguette magique n’est qu’une figuration de la quenouille des Parques qui « filaient » notre destin.

 

Dans le chapitre «  C’est notre histoire », cliquez sur «  Les Revenants », un fait authentique qui s’est passé en 1712 au château de la Maison des Champs.

 

Les croyances populaires fortes du loup-garou datent du XII° siècle. Un lycanthrope, plus connu sous le nom de loup-garou, est dans les légendes, un humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement en loup. D’après Wikipédia, « cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme une malédiction, la morsure d’un loup. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine lune, condamnant le lycanthrope à errer sous forme de loup, jusqu’au matin. Ces êtres maléfiques possèdent les capacités du loup et de l’homme à la fois, une force colossale, et d’une grande férocité sont capables de tuer plusieurs personnes en une nuit. Ils se rappellent rarement leurs méfaits nocturnes après avoir repris forme humaine ». On disait également que les sorciers avaient la faculté de se transformer en loups-garous. Bon nombre de personnes, même érudites, y ont cru pendant des siècles, et cette croyance perdure encore. Ces lycanthropes ont tué, violé et leur violence et leur cruauté étaient telles qu’ils furent assimilés à des loups, alors qu’ils n’étaient très probablement que des humains pervers. Mais aujourd’hui, la lycanthropie est scientifiquement reconnue comme un symptôme d’une maladie mentale dans laquelle la personne se croit changée en loup.

 

Avant la Révolution et même après, à Bayel, on croyait à des  êtres surnaturels tels que lutins, loups-garous et sorciers. Ces créatures étaient possédées du diable.

 

On disait aussi bien à Bayel que dans les communes limitrophes, qu’un loup-garou parcourait les bois. On l’apercevait à la côte des Auges, aux quatre croix de Bayel. Quelques charbonniers et métayers l’avaient chassé, mais nul ne l’avait abattu. De temps en temps, il s’approchait d’une maison ou d’une volaille, se jetait sur un passant isolé, puis disparaissait au premier chant du coq.

 

         Un lutin faisait aussi des apparitions à Bayel. Il était constamment habillé de rouge. Il fréquentait plusieurs écuries où il agaçait les chevaux. Un soir, un valet ennuyé de le voir, renversa un plat d’avoine sur son passage. Vexé de n’avoir pu ramasser les grains avant le lever du jour, ce lutin appelé Fouilletout, disparut de Bayel et émigra à Fontaine.

 

         Mais, parmi toutes ces vieilles croyances, la plus répandue était la croyance aux sorciers. On en distinguait 2 sortes :

 

         Les petits sorciers : ils guérissaient les malades, soignaient les entorses et les fractures, arrachaient les dents cassées. Ils savaient utiliser les vertus de certaines plantes, mais employaient aussi des procédés qui, aujourd’hui nous feraient sourire. Dans certains cas, ils recommandaient de mettre les pieds d’un malade dans le ventre d’un poulet que l’on avait écorché tout vivant. La guérison du malade survenait lorsque la chair du poulet était décomposée.

 

         Les grands sorciers : C’étaient des créatures en la possession du Diable. Ils faisaient du mal à autrui, en s’attaquant soit à sa personne, soit à ses biens. Ils jetaient des sorts et faisaient souvent périr bêtes et gens. Certaines nuits de Carême, tous les sorciers d’une région se rassemblaient sous la présidence du Diable. C’était le grand Sabbat. Au XIX° siècle, les vieillards de Bayel racontaient encore que ce sabbat avait lieu à la Cornée et au Val Larron. Ils affirmaient avoir vu l’emplacement des danses maudites : l’herbe n’y poussait plus et sur le sol on voyait les empreintes de pieds fourchus.

 

         Autrefois, non seulement le peuple ignorant croyait en ces récits, mais les gens les plus instruits étaient persuadés de l’existence des lutins, des loups-garous ou des sorciers. Tout ce qui semblait bizarre et qu’à l’époque on était incapable d’expliquer (maladies, accidents, épidémies) était attribué au pouvoir des sorciers. Mais, la sorcellerie était un crime. De pauvres diables dont le seul crime était d’être un peu aimés de leurs semblables, prirent le chemin du bûcher sous l’inculpation du crime de sorcellerie. Ce fut le cas de Nicolas Jeton dans l’Aube.

 

         Les diables, les sorciers, depuis des milliers d’années, ont fait trembler les populations, engendrant vives peurs, croyances et superstitions. Le XXI° siècle se caractérise par de formidables progrès dans bien des domaines : éducation pour tous, médecine de pointe, moyens d’information généralisés (presse, télévision, internet…). A priori, on pourrait penser qu’aujourd’hui, le diable et les sorciers sont choses du passé… ce serait une colossale erreur : le diable est toujours bien présent. Il existe à Troyes, comme dans chaque diocèse un prêtre exorciste. Chaque année, de nombreuses personnes font appel à lui, mais souvent, ce sont des indigènes avec le vaudou, ou des personnes qui ont besoin d’être écoutées.

 

          Il y a aussi " Les tables tournantes ". On a beaucoup brocardé ce phénomène et ridiculisé les vieilles dames qui croient ainsi évoquer les mânes de leurs chers disparus. J'ai moi-même exploré le phénomène, et me suis rendu compte non sans stupeur de la violence et de la netteté des effets parapsychologiques induits par cette technique apparemment absurde. Il y a souvent, beaucoup de tricherie, mais un chercheur anglais Batcheldor a utilisé l'électronique pour déceler la fraude, et il a dû reconnaître que le phénomène existait bien.

 

          Mon ami Ronnie Martin, ancien journaliste à l'Est-Eclair, au courant de ces croyances sur les Loups-Garous a écrit une Bande dessinée, " Le chasseur de voirloups ", qui se passe dans l'Aube.

De RONNIE G.MARTIN

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