Contes, légendes et anecdotes



Saint Gengoult


Saint-Gengoult
Saint-Gengoult

Connaissez-vous la légende de saint Gengoult, le patron des cocus ?

 

Saint Gengoult est un seigneur qui naît à Langres au VII° siècle.

 

Lui, " vertueux, calme et tranquille, a le tort d’épouser une nommée Ganéa, légère et volage ".

 

Il part à la guerre avec Pépin le Bref dans les pays Bataves.

Au retour, il reprend tranquillement sa vie dans son domaine, aux côtés de sa femme.

Mais des bruits courent dans la région, qui viennent aux oreilles du seigneur, troublent peu à peu sa quiétude, et il en vient à perdre sa belle assurance, se demandant s’il n’aurait pas été trompé.

Pour s’en assurer, il s’en remet au jugement de Dieu.

Il emmène sa femme dans les champs, au pied du coteau, et frappe le sol de son bâton. Aussitôt, une source jaillit. Il demande à Ganéa d’y plonger le bras. Celle-ci, sans méfiance, obéit à son mari.

Horreur ! elle retire son bras " tout dépiauté ", prouvant ainsi sa faute.

 

Gengoult, frappé de ce coup du sort, est cependant généreux. Il pardonne à sa femme, lui abandonne son château et une part de ses biens, et se retire dans un autre château, à Rouilly-Sacey près de Piney.

 

Ganéa, aurait dû être touchée de cette bonté. Il n’en est rien. Elle vit avec son amant, et, sans doute pour pouvoir l’épouser, elle médite la perte de son mari. Après avoir élaboré un plan minutieux, elle envoie son amant pour assassiner Gengoult.

Ce qu’il fait, et la légende se termine par un crime impuni.

 

A l’endroit où jaillit la fontaine miraculeuse, est construite une chapelle, et la statue du Saint y figure à cheval, au-dessus de l’autel.

 

La fête de Saint-Gengoult est le 2° dimanche de mai.

Lors d’un pèlerinage, les pèlerins font provision d’eau de la fontaine qui guérit les fièvres et les maux d’yeux des enfants.

Les mères trempent leurs enfants dans la fontaine pour les préserver des fièvres.

 

Le culte et le pèlerinage ont disparu. Toutefois, une fois l’an, le curé va dire la messe dans la chapelle.

Il n’y a pas encore si longtemps, une très vieille habitante voulait mener ses petites filles à la fontaine pour savoir si elles seraient fidèles à leur mari.

 

A Chassericourt, la légende est différente. Saint-Georges et Saint-Gengoult cheminent ensemble. Or, sur le finage de Chassericourt, le cheval de saint Gengoult met le pied dans un trou, et enfonce si brusquement, qu’il se casse la jambe et l’eau jaillit.

Saint Georges, qui ne s’est pas arrêté, continue jusqu’à Chavanges où il attend son compagnon.

C’est pourquoi les deux églises sont dédiées, l’une à Saint-Georges (Chavanges), l’autre à Saint-Gengoult (Chassericourt).

Dans cette dernière existait une statue de St-Gengoult et de son cheval avec la jambe brisée.

La fontaine ouverte par le pas du cheval est une source pétrifiante, et elle guérissait les maladies de la peau (eczéma, écrouelles).

 

A Bar-sur-Aube, le 10 mai, veille de la Saint-Gengoult, patron des cocus, les gens allaient dans les prés chercher des fleurs jaunes et en faisaient des bouquets qu’ils allaient attacher la nuit à la porte des maris trompés.

  

Courmononcle, hameau près de Saint-Benoist-sur-Vanne, possède une chapelle de Saint-Gengoult, de pur style roman, en brique rehaussée de voussures en pierre de taille. Inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, elle contient une statue équestre de Saint-Gengoult.

 

La légende de Saint-Gengoult, est très populaire dans ces pays aubois, mais n’en déduisez pas pour autant qu’il y ait dans ces villages plus de cocus qu’ailleurs ! 

 

 

 

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