Anecdotes



Anecdotes anciennes >XIX


           Lorsque le mariage du dauphin, fils de Louis XV, et père de Louis XVI est  annoncé avec Marie Josèphe de Saxe, fille de Frédéric-Auguste III, roi de Pologne, le roi demande aux Troyens de la recevoir quand elle se rendra à Versailles, en janvier 1747. Tandis que le peuple en foule s’empresse sur son passage, un enfant est blessé par son carrosse (rue de la cité). La princesse touchée de compassion en apprenant ce malheur, fait donner par un officier 2 louis d’or pour être employés au soulagement du blessé et fait promettre que si cette somme ne suffit pas, l’intendant aura soin de fournir le reste de la dépense.

 

           Lorsque l’orage ou la grêle étaient à craindre, le curé précédé de deux enfants de chœur portant la croix et l’eau bénite, se rendait avec eux à la porte de l’église et faisait dans la direction des nuages, un exorcisme en règle. Si le mauvais temps persistait, il lisait les litanies ou la passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Donc, un jour de mauvais temps, après l’exorcisme habituel, l’abbé Boude Daunay récite la passion. Tout à coup, les assistants voient le corps du saint prêtre illuminé et élevé au-dessus du sol, en même temps, la calotte qui lui couvrait la tête, est emportée par une boule de feu. Par suite, les habitants d’Herbisse constatèrent que, pendant toute la durée du ministère de leur curé, aucun orage ne causa plus de dégâts, mais l’année même de sa mort survenue le 26 mai 1782, le pays fut terriblement ravagé !

 

                    Journal de la Préfecture et du Département de l’Aube – 9 pluviôse an IX (29 janvier 1801) :" La femme du citoyen Jean Comble, manouvrier du hameau de Roncenay, commune d’Auxon, s’est présentée le 25 nivôse (15 janvier) dernier chez le citoyen Bourgeois, juge de paix, pour demander le divorce. Son mari, convoqué, lui ayant observé qu’elle avait 88 ans et qu’à cet âge on ne devait plus guère espérer qu’un divorce avec la vie, elle retira sa demande ".

 

              La Fabrication du Papier à Troyes, en 1763 : « Le sieur de Bure, seul fabriquant de papier à Troyes, en Champagne, après quantité de dépenses et d’épreuves réitérées, est parvenu à fabriquer du papier que l’on prétend être aussi beau que celui de Hollande, tant en blanc qu’en bleu, en brun, en violet, en rouge et autres couleurs. Il en a présenté au ministre qui a le département du commerce. On ne peut donner trop d’éloges à l’auteur d’une découverte qui fournit à notre commerce une ressource considérable, en faisant cesser l’obligation où nous étions d’avoir recours à l’étranger pour nous procurer ces sortes de papiers. Les personnes qui voudront s’en pourvoir sont priées de s’adresser directement au sieur de Bure, il leur en fera bonne composition ".

 

             En 1804, le maire rédige une ordonnance : «… les citoyens du quartier où un incendie se manifestera, s’empresseront au premier son du tocsin, de porter ou faire porter leurs seaux pleins d’eau près du bâtiment où le feu se fera... immédiatement après l’incendie éteint, les seaux seront rendus à leurs propriétaires, et il est défendu à tous autres de les prendre et emporter dans leurs maisons, sous peine d’être poursuivis comme voleurs... seront tenues toutes personnes des rues voisines de l’endroit où se fera le feu, au premier son de tocsin, de mettre des lanternes ou lampions aux fenêtres, et au-devant de leurs maisons, des cuviers ou vaisseaux qu’ils rempliront d’eau, à peine de 10 francs d’amendes… il est expressément défendu de sonner le tocsin et de répandre l’alarme lorsqu’il ne s’agit que d’un feu de cheminée. Il suffira seulement d’en avertir la Mairie, la police et quelques pompiers... »

 

                En 1806, Napoléon organise le corps des pompiers de Troyes, et donne les conditions d’admissions : être natif de Troyes, y être domicilié depuis 10 ans au moins, avoir 16 ans au moins et 30 au plus, avoir 1 m 50, savoir lire et écrire, être de bonne vie et mœurs, Toutes les fois qu’un Pompier sera de service, il sera tenu d’être en uniforme, bien peigné, et d’avoir son casque nettoyé, sous peine d’amende de 2 francs.

 

              A Blaine (une source à quelques centaines de mètres d’Auxon), se trouvait une villa gallo-romaine qui, aurait été détruite par un incendie. Au début, du siècle dernier, on y a découvert une tombe assez bien conservée : des objets en or, des vestiges de salles de bain, des pièces de monnaie, plusieurs meules de moulin (exposés au musée de Troyes), une petite clef, une statuette en bronze... A la suite de labours, des tuiles et des briques apparurent. Mais ce qui est original, c’est qu’en 1814, les Alliés se présentèrent dans la contrée avec une carte géographique sur laquelle Blaine figurait comme villa encore existante !!!

 La chapelle Sainte-Anne, au hameau de Tremblay, aurait été construite par un seigneur d’Avant-les-Marcilly à la suite d’un vœu qu’il fit en mer pour échapper au naufrage. La cloche qui s’y trouvait, était en grande vénération, car elle avait le pouvoir de chasser les nuées chargées d’orage. Aussi, quand l’orage devenait menaçant, tous lrs pays voisins attendaient avec anxiété que cette cloche sonne. Les vieillards assuraient que Tremblay n’avait jamais été touché ni par la foudre, ni par la grêle. La chapelle étant située au bord de la route, en 1814, les cosaques résolurent de la transformer en écurie, mais arrêtés par une force mystérieuse, leurs chevaux ne purent y entrer ni de gré ni de force !!

 

 Avis au public : « Le nommé François Magnet, manouvrier à Troyes, légalement convaincu d’avoir pris les armes lors de l’évacuation de la ville de Troyes par les troupes alliées, de s’être montré armé dans les rues et d’avoir pris part au meurtre d’un cosaque. Le nommé Gabriel Laratte, natif de Troyes, âgé de 19 ans, tisserand de profession, domicilié dans cette ville, pour avoir pris les armes à la même occasion et assassiné 2 soldats des armées alliées, ce qui est constaté par son propre aveu et par la déclaration des témoins. Ont été condamnés à mort par une commission militaire, en vertu des lois et des ordres du jour qui ont été publiés à l’Armée des Hautes Puissances Alliées, le 8 et le 14 janvier de cette année. Cet arrêt a été exécuté le 9 de ce présent mois sur la Place du Marché au Blé de Troyes (Place de la Bonneterie) où les susnommés François magnet et Gabriel Laratte ont été fusillés» Troyes, ce 15 mars 1817, Le Prince de Hohenlohe-Bartenstein, Lieutenant-Général et Gouverneur de la ville de Troyes.

 

          Journal de l’Aube, janvier 1820 : « malgré les soins du Gouvernement pour détruire en France la petite vérole et en éloigner la contagion des établissements publics, on la brave à Troyes, avec un courage effarant… deux individus atteints de cette maladie, ont été placés à l’hôpital au milieu des autres malades. Nous pensons qu’il suffirait de dénoncer cette imprudence à l’autorité…les malades sont couchés deux à deux, et souvent un malheureux conduit pour une légère indisposition, partage le lit d’un moribond atteint d’une maladie contagieuse... »

 

               Id en 1820 : « Un enfant de 5 ans, revenant hier soir de l’école, et conduit par une bonne étourdie, a été jeté, par la foule, sous la roue de la voiture d’un meunier qui traversait le rue de L’épicerie. Cet enfant a été écrasé. Il appartenait à un employé des contributions indirectes »,

             « Nous apprenons à l’instant qu’une fille imbécile ayant mis le feu à ses jupes, s’est enveloppée dans les flammes. On a pu la secourir ; néanmoins elle est tellement brûlée qu’on désespère de la sauver »

 

             Lu dans le Propagateur de l’Aube du 3 juin 1839 Quelques habitués du théâtre nous écrivent pour nous prier de faire connaître à l’administration le mauvais état du lustre établi dans notre salle de spectacle. Il paraît que depuis quelque termps il s’en échappe, à toutes les représentations, des gouttes d’huile qui tombent droit sur la tête et sur les épaules des spectateurs, et finiront par les chasser du théâtre si on ne s’empresse de les préserver de cette incommode irrigation ».

 

      Journal « L’aube » du 4 novembre 1860 : « Une circulaire de l’Instruction publique prescrit de prendre des mesures sévères contre l’usage du tabac et notamment l’introduction des cigares dans les lycées et collèges. Des rapports seraient parvenus à Son Excellence le Ministre, constatant que les élèves consommaient jusqu’à 8 ou 10 cigares par jour ».

  

             Lu dans le journal " L'Aube " du 11 avril 1853: " Depuis quelques temps, il n'est plus possible de trouver dans la ville de Troyes, des charpentiers qui consentent à dresser les échafauds nécessaires à l'exécution des arrêts criminels. Cette répugnance part d'un bon naturel, elle pourrait cependant avoir des résultats fâcheux. Afin de faire cesser cet état de choses, et conformément à l'article 1er de la loi du 22 germinal an IV (11 avril 1796), le procureur du roi près la Cour d'Assises de Troyes s'est fait remettre la liste des entrepreneurs de charpente de Troyes et des environs. Le nom de chacun d'eux a été mis dans une urne, afin que le sort déterminât l'ordre dans lequel chacun d'eux serait appelé. Il sera requis 2 charpentiers pour dresser le petit échafaud, 4 pour le grand. Les contrevenants s'exposent à des peines judiciaires." 

  

             Dans le journal L’Aube, du 4 décembre 1853, je lis : « Il n’est bruit dans l’arrondissement de Bar-sur-Seine, que la découverte d’une mine de fer à Courtenot, dans les bois, dits de Bailly. L’analyse à laquelle ont été soumis les échantillons aurait fait reconnaître l’excellente qualité du minerai. Le gisement est, dit-on, très puissant et des capitalistes sont déjà en instance pour en obtenir la concession. »

 

            Journal « L’Aube » du 3 et 4 janvier 1862 : « Par décision commune de toutes les compagnies de chemin de fer, la journée des aiguilleurs a été réduite de 13 heures à 8 heures et le prix de cette journée porté de 2 francs à 3 francs »

 

             Journal « l’Aube » du 5 juillet 1864 : « Il est question d’élever, sur le territoire de la paroisse de Neuville-sur-Seine, une colonne de 22 mètres de hauteur, destinée à porter une statue de l’Immaculée Conception. Cette statue prendrait le nom de Notre-Dame-des-Vignes, en raison de l’immense vignoble qui couvre les coteaux environnants. »

Lu dans le journal L’Aube du 8 avril 1865 : « Un banquet où la viande de cheval a seule figuré vient d’avoir lieu au Grand Hôtel de Paris. M. le comte de Launay, bien connu dans notre département, ayant assisté à ce banquet, en a donné un compte-rendu intéressant dans la Revue Agricole de l’Aube. Il constate que la soupe, le bouilli, le cheval à la mode et le rôti sont délicieux. La Revue Agricole de son côté, exprime ses regrets de voir subsister les préjugés qui, jusqu’à présent, ont empêché la consommation de la viande de cheval. C’est fourchette en main, dit-elle, qu’on triomphe de pareilles répugnances. Un essai a été résolu. La Revue Agricole propose d’organiser un banquet agricole à Troyes, de 10 à 15 francs par tête, où, du potage au rôti, la viande de cheval tiendrait la vedette. On compte déjà 30 inscriptions ».

  

          « L’Aube » des 1 et 2 juin 1892 : « On nous écrit de Chesley, à la date du 28 mai 1892, pour nous faire connaître une gageure assez singulière, qui a eu lieu entre 2 habitants de cette commune. Le sieur Simon Panon, vieillard de 72 ans, a fait le pari avec le sieur Juste Laurey, qu’il parcourrait à pied, en une seule journée, les 26 communes du canton de Chaource. Le 26 mai dernier, Panon s’est mis en route. Il est parti de Chesley à minuit 45 et est rentré chez lui à 11 h 30 du soir, après avoir tenu les 26 communes (environ 115 km). Il a rapporté les 26 signatures des maires et des adjoints qu’il a rencontrés. Voilà un vieillard avec lequel beaucoup de jeunes gens n’oseraient sans doute pas se mesurer ».

 

                 Curieux est le récit de cet orage qui eut pour cadre Ramerupt, au nord de Troyes. En septembre 1898, M. Ferrot, l’aubergiste du village, qui, depuis le matin s’était plaint de la chaleur accablante, se traîna péniblement jusque sur le pas de sa porte. Atteint de rhumatismes aigus aux jambes, il ne se déplaçait qu’avec des cannes et tout effort le fatiguait. Comme il tournait la tête pour regarder vers le centre du pays, un éclair gigantesque suivi d’un horrible craquement, le foudroya. Projeté violemment au font de la pièce, il tomba sans connaissance. On le ranima difficilement, mais le malheureux restait prostré, complètement aveugle. Il ne retrouva progressivement la vue qu’au bout d’une dizaine d’heures. Ses douleurs s’atténuèrent et c’est alors qu’il s’aperçut, avec une surprise émerveillée, que ses rhumatismes avaient complètement disparus ! « depuis, rapporte l’abbé Moreux, curé du pays, il marche sans difficulté aucune ! ».

 

             Journaux du 8 décembre 1904 : « Dans la nuit de samedi à dimanche, une cinquantaine d’apaches ont fait le siège du centre ville de Troyes. Cachés dans les rues qui aboutissent sur la place des Anciennes Boucheries, ils accostaient les passants tardifs pour les détrousser. Un homme d’équipe, M. Gillet, qui sortait d’une pharmacie où il avait été chercher un médicament, 3 ouvriers qui rentraient du spectacle, furent successivement attaqués et menacés de couteaux s’ils ne donnaient pas leur argent. La police intervint et ce fut le signal d’une grande bagarre en pleine rue Notre-Dame, une lutte acharnée pendant laquelle la bande utilisa tous les moyens : pieds, poings, couteaux et nerfs de bœuf. L’agent Bresson tomba assommé, grièvement blessé à la tête. L’agent Hernaire, couvert de contusions, ne put s’échapper qu’en se défendant avec son sabre-baïonnette. Un renfort d’agents survint, qui mit enfin les apaches en fuite, mais 10 d’entre eux purent être arrêtés. Sur ces 10 gredins, 7 n’ont pas 20 ans. La municipalité troyenne vient de décider d’armer de revolvers tous ses agents de police. 24 heures plus tard, les apaches continuaient leurs exploits place Saint-Nizier. Ils ont mis à sac la boutique du cordonnier Raulin, assommé ce dernier à coups de bouteille et frappé odieusement sa femme»

 

            En 1971, western au Palais de Justice de Troyes : Charles Huyghes, l’un des gangsters du hold-up du Crédit Agricole de Vendeuvre est abattu d’une balle dans le ventre par un policier qu’il menaçait avec ... un revolver factice.

 

 

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