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Hôtel du Vauluisant


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L’hôtel de Vauluisant, situé en face du portail de l’église Saint-Pantaléon, occupe l’emplacement d’un couvent qui appartenait à l’abbaye cistercienne Notre-Dame de Vauluisant (dans l’Yonne), au XII° siècle, en fait, sa maison de retraite.

Il a appartenu à la famille de Mesgrigny, jusqu’au XIX° siècle.

Après le terrible incendie de 1524, les négociants enrichis élèvent des hôtels en pierre, où se déploient toutes les élégances d’un art importé d’Italie et ravivé par le goût français.

Toutes ces demeures patriciennes, qui subsistent aujourd’hui, témoignent à la fois d’une nouvelle efflorescence de l’art et de la richesse de la haute bourgeoisie troyenne.

 

Cet hôtel particulier, avec une magnifique façade Renaissance surmontée de deux fines tourelles splendides de la Renaissance en forme de flèche, est reconstruit en 1564, par Antoine Hennequin, et reste dans la famille des de Mesgrigny.

Il possède trois magnifiques cheminées, dont le Conservateur du Musée de Cluny à Paris a dit de l’une d’elles : 

Il s’agit là d’une des plus belles cheminées que je connaisse : les deux personnages de l’Annonciation qui se profilent derrière un jeu de pilastres sont une de ces inventions exquises dont s’enchantent les amateurs d’art... Cette oeuvre manifeste avec éclat le talent des imagiers troyens de XVI° siècle... ".

L’impératrice Marie-Louise et son fils, le petit roi de Rome, quittant la France pour l’Autriche, passèrent la nuit du 26 au 27 avril 1814 dans cette demeure.

 

L’Hôtel de Vauluisant renferme le Musée Historique de Troyes et de la Champagne.

Salle des sculptures, La Vierge à l’enfant est une œuvre remarquable datant de la première moitié du XVI° siècle. Elle symbolise parfaitement la qualité et l’originalité de l’école Troyenne. La vierge présente un physique particulier pour l’époque. Ses yeux sont en amande et sa silhouette est très élancée. Des traces d’or et de polychromie sont encore visibles sur la sculpture.

L’art et la sculpture de cette fameuse école troyenne du XVI° siècle, sont largement représentés, par des statues qui ornaient autrefois l’intérieur des églises, principalement des Vierges à l’Enfant, dont certaines ont conservé leur polychromie.

 

La Mise au tombeau de Montier-la-Celle ou Le Christ de pitié, sont deux pièces étonnantes. 

A l’étage, des peintures religieuses sont exposées. Les artistes de l’époque s’exprimaient sur les panneaux de bois, triptiques et diptiques. La plupart du temps, ils étaient peints des deux côtés. Un sujet en polychromie était réalisé au recto tandis que le verso dévoilait une grisaille. On profitait ainsi de deux travaux selon la position du volet (ouvert ou fermé). Des fragments sculptés sur chêne ou sur châtaignier, des châssis de fenêtres sculptés, pourvus de leurs ferrures et de leurs petits volets intérieurs, provenant de maisons anciennes détruites dans le passé, nous font revivre toute la ville d’antan.

Les différentes peintures montrent que les artistes étaient restés attachés au style gothique. Les œuvres majeures de cette partie sont  La Vierge au manteau rouge et La Charité de saint Bernard de Menthon.

 

La salle réservée aux vitraux, permet de mieux évaluer le travail de l’école troyenne de peinture sur verre. Les nombreuses pièces exposées proviennent d’édifices détruits ou modifiés.

Une dernière salle met en avant l’architecture troyenne du XVI° siècle avec des pans de bois sculptés, des tableaux et divers autres objets.

Un escalier étroit en colimaçon mène aux caves restaurées du XVI° siècle. De splendides carreaux de pavement y sont mis en valeur. Ces carreaux décorés sont apparus au XII° siècle, époque à laquelle il était de plus en plus difficile de se fournir en carreaux issus de l’Antiquité. Un commerce s’est ainsi développé. Les techniques, les dessins et les matières évoluèrent afin de répondre le plus efficacement possible aux riches propriétaires de demeures auboises. 

L’Hôtel de Vauluisant abrite aussi le Musée de la Bonneterie. Dans ce domaine, il n’y a aucun équivalent en France ou à l’étranger, il est consacré à l‘activité essentielle de Troyes capitale de la bonneterie, avec la reconstitution d’un atelier artisanal du XIX° siècle

On y trouve de très nombreux métiers à partir du XVIII° siècle jusqu’à nos jours, et une riche collection de produits fabriqués : chaussants, bonnets, gants, sous-vêtements, bas de luxe, ainsi que la reconstitution d’un atelier artisanal de bonnetier.

 

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