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Apothicairerie de l’Hôtel-Dieu-le-Comte


 

En 1157, Henri le Libéral, comte de Champagne, fonde l’Hôtel-Dieu.

 

L’apothicairerie, avec ses boiseries en chêne foncé style Louis XIV, date de 1720, de même que la monumentale échelle roulante, montée sur galets de cuivre, de même style, qui permet d’accéder aux rayonnages élevés.

 

Cette salle unique en France, est classée par les monuments historiques en 1964.

Il y a une remarquable collection de 319 boîtes en bois peint, classées par les monuments historiques en 1958.

Il y en a des parallélépipédiques et des cylindriques. Un cartouche donne le nom de la plante ou du contenu, encadré d’un cartouche orné de volutes et de fleurs. Sur certaines de ces boîtes, sont représentés des animaux dont l’opportunité n’est guère évidente : un chameau pour le capillaire, un cheval pour les espèces pectorales, un daim pour le séné, un cachalot pour le lierre terrestre, un crocodile à queue de poisson pour la salsepareille, une seiche pour la douce-amère… Quelques illustrations sont allégoriques : ainsi, le centaure pour représenter la centaurée… D’autres sont suggestives ; une couronne royale pour les pierres précieuses, une ruche pour la cire… Elles renferment des plantes médicinales cueillies en montagne, désignées sous le nom de « simples ». A côté des inscriptions courantes : angélique, capillaire, poivre, sureau ou rose de Provins, l’on trouve : crâne humain, corne de cerf, momie, pierres précieuses, semences froides ou yeux d’écrevisses !

 

58 boîtes sont cylindriques, creusées à la main dans des troncs d’arbres, et décorées d’arabesques. Plusieurs datent du XVI° siècle.

 

Il y a 240 faïences du XVIII° siècle, avec décor guirlande de feuillage et inscription en latin, classées par les monuments historiques en 1984.

D’après les formes, on distingue : les chevrettes munies d’une anse et d’un bec verseur. C’était le symbole des apothicaires, à partir du XVI° s., qui leur permettait de se distinguer des épiciers (si ces derniers s’en servaient, ils étaient passibles d’une amende). Certaines portent des inscriptions originales : "Huile de chien ", " Huile de ver de terre " !

 

Il y a des  "pots-canon ", ou "pots à onguent" (presque cylindriques, resserrés au milieu, montés sur pied-douche) et en plus petit, des piluliers, similaires par leur forme.

 

On peut admirer une douzaine d’albarelli, le plus ancien des pots à pharmacie, apparu au XII° siècle, utilisés pour le transport et la conservation des herbes, épices, miel, onguents…

 

Il y a des bouteilles en faïence et en verre, pour conserver les liqueurs diverses et autres décoctions.

 

Très rare, la fontaine à Thériaque (étain-bronze du XVII° siècle), le plus ancien remède de la pharmacie ancienne, datant d’Andromaque l’Ancien, médecin de Néron. On y versait tous les fonds de potions et autres invendus et elle comportait encore au XVII° siècle, 72 drogues dont de la chair de vipères, de l’opium, du vin d’Espagne…

 

La vaisselle d’étain servait aux malades. Il y a des plats, écuelles, bols, gobelets, pichets, pots à tisane, mesures, canards permettant aux malades de boire en position couchée…

 

N’oublions pas les mortiers, indispensables d’une officine servant à broyer les ingrédients, allant de quelques centimètres à près d’un mètre de diamètre.

 

Il y a trois bustes reliquaires du XV° siècle : saint Barthélemy, sainte Marguerite et saint Florentin, magnifiques sculptures en bois, avec le visage polychrome, et dont le buste est recouvert de feuilles d’argent et de bronze doré, et orné de nombreuses pierreries. Au sommet de leur tête, se trouve une ouverture circulaire par laquelle on peut voir les reliques (et recevoir les offrandes) et, au bas du buste, un gros cabochon en cristal recouvrant une miniature qui représente le saint. Ces reliquaires étaient portés de diocèse en diocèse à l’occasion de quêtes, complément de ressources non négligeables pour l’Hôtel-Dieu.

 

Il y a aussi des livres très anciens, comportant les recettes. En voici une insolite : " prenez 2 petits chiens nouveau-nés, coupez-les en morceaux, mélangez avec une livre de vers de terre bien vivants… faites bouillir pendant 2 heures jusqu’à ce que les vers soient bien cuits " ce remède, du temps de Molière guérissait (dit-on) les maladies des nerfs, la sciatique, la paralysie…

 

Alors, même si vous ne voulez pas essayer ces recettes, allez visiter ce site unique en France. 

  

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