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Caisse d’Epargne


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Le problème qui hante chaque citoyen pendant sa vie active, consiste à assurer la sécurité de ses vieux jours. La Caisse d’Epargne, basée sur l’économie, vient à son secours, elle offre un refuge certain aux économies qui, sans elle, ne connaîtraient  qu’un sommeil infructueux dans les tiroirs, ou les bas de laine, en restant exposées aux tentations dépensières. 

 

La Caisse d’Epargne de Troyes a été une des premières créées en France.

 

Autorisée par une Ordonnance de Louis XVIII, en date du 1er août 1821, la Caisse de Troyes est créée par la Ville, gérée par le Receveur municipal dans un local fourni par la Ville, à l’Hôtel de Ville, puis, en 1834/35, rue du Musée, pour revenir ensuite à l’Hôtel de Ville. Elle est administrée par un Conseil de 15 membres choisis par cooptation pour leurs capacités, leur notoriété et leur honorabilité, le Maire étant Président de droit.

 

Art. 27, du règlement intérieur : « Le service du Receveur ne sera pas soumis à l’inspection des Agents du Trésor royal, ni sa comptabilité à la Cour des Comptes ».

 

Art. 28 : « Le receveur n’aura de comptes à rendre qu’aux membres du Conseil ».

 

Comme on le voit, l’autonomie est pleine et entière.

 

Une loi du 1er juillet 1983 fait subir une grande transformation aux Caisses d’Epargne de France, loi dont les effets se font sentir en janvier 1985. Cette loi supprime cette autonomie, pour centraliser toutes les Caisses dans un seul organisme, ayant à sa tête, à Paris, un seul et unique « patron » nommé par le Ministre, et qui va gérer par l’intermédiaire de Centres régionaux.

 

Voilà en gros, la nouvelle organisation, c’est-à-dire que d’un côté on « décentralise » par les Conseils régionaux et les Conseils généraux et d’un autre on « centralise ».

 

Notre Caisse ouvre ses guichets le 6 janvier 1822, le Maire-Président est à l’époque Monsieur De Fadate de Saint Georges.

 

A l’initiative de Charles Dutreix, député de l’Aube, membre du Conseil, la construction de l’Hôtel actuel est décidée et mise au concours en 1889. Le 10 octobre 1893, la Caisse occupe son emplacement actuel, l’architecte retenu est M. Schmidt, qui réalisa la Caisse d’Epargne du Mans, le Casino de Monte-Carlo. Le bâtiment, isolé dans une belle cour d’honneur, permet de faire valoir la façade, qui est d’un effet très décoratif, avec un certain luxe. L’enseigne en lettres d’or est : CAISSE D’EPARGNE ET DE PREVOYANCE. Au dernier étage, 4 cariatides portent devant elles un bouclier sentencieux. Au-dessus, le fronton circulaire montre en son centre le blason de la ville de Troyes, magistralement coiffé d’une couronne crénelée, rappelant nos vieux remparts détruits. « C’est le meilleur exemple de style 1900 à Troyes ».

 

La Caisse commence son existence, tout en débutant modestement, puisqu’elle se borne à recueillir l’épargne de gens très modestes.

 

Un décret du 5 décembre 1898, rendu par Félix Faure, Président de la République, consacre de nouveaux statuts qui rendent autonome la Caisse par rapport à la Ville, sous la présidence de Louis Mony, Maire de Troyes, assisté de son Conseil d’administration.

 

Il y a alors 42.000 déposants pour un montant de 25 millions de francs. Au 31 décembre 1913, 57.000 livrets pour 28 millions.

 

En 1914, les Caisses de Nancy et Pont-à-Mousson sont évacuées d’urgence et se réfugient chez nous, puis les Ardennais. A notre tour, les Allemands atteignant Herbisse, la Caisse est repliée à Auxerre. Dès la victoire de la Marne, elle regagne Troyes et la vie reprend tant bien que mal pendant toute la guerre. Lors des attaques de 1918, avec des mouvements d’avances et de reculs, les Caisses de Laon et Château-Thierry sont obligées de venir à Troyes s’abriter en notre Hôtel. Pendant la guerre, la Caisse collecte pour l’Etat, pour le Trésor, emprunts, bons du Trésor, diverses émissions, tout en aidant les réfugiés.

 

A ce moment, les Caisses commencent à agrandir leur éventail d’opérations : constructions avec les lois Loucheur. Est créé le livret d’Epargne scolaire, la participation à l’érection des monuments du Souvenir, la participation aux manifestations patriotiques, l’érection de monuments à Edouard Herriot, création d’une caisse de secours pour le Personnel, dons aux Ecoles, aux Bibliothèques, aux Sociétés sportives, aux Sociétés Mutualistes, aux Associations d’anciens combattants, de mutilés, victimes de guerre, puis les Associations de déportés, prisonniers de guerre, aveugles, paralysés, sinistrés…

 

Puis, la Caisse n’hésite pas à aider le Département, les Communes, les diverses associations, par des prêts ou subventions. Elle participe aux manifestations publiques, fêtes de la Bonneterie, fête des Eclaireurs de France…

 

En septembre 1921, la Caisse fête son centenaire : le Président Monyn et les Autorités accueillent le Ministre Leredu avec Marseillaise, discours, banquet, matinée au théâtre…

 

En 1956 se tient à Troyes le 47° Congrès du Nord et de l’Est, sous l’impulsion du Président Marcel Dupont : banquet de 500 couverts à l’Hôtel de Ville, matinée au théâtre… 

 

En 1915, la Caisse de Troyes a 50.000 livrets ouverts, et en 1917, 57.000, 60.000 en 1918, 70.000 en 1925, 77.000 en 1933, 86.000 en 1944 et 115.000 en 1984.

 

A Troyes, les Présidents de la Caisse d’Epargne ont presque toujours été des francs-maçons (comme dans les autres Caisses).

 

Depuis le 31 juillet 2009, le Groupe est désormais connu sous le nom de BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne). Ce groupe a fusionné avec celui des Banques Populaires. La nouvelle entité, dont le nom est Groupe BPCE, devient le deuxième groupe bancaire français.

 

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