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Eglise Notre-Dame et de St-Jacques-aux-Nonnains


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Le dessin que vous voyez de la double église de Notre-Dame-aux-Nonnains, représente un monument qui a disparu à la fin du XVIII° siècle. Le30 avril 1778, la première pierre de l'abbaye est posée.

Cette œuvre a beaucoup d’importance, car elle nous rappelle à sa dernière heure, l’une des églises les plus anciennes de Troyes. Le Musée possède ce dessin.

 

Le couvent de Notre-Dame-aux-Nonnains, dont l’entrée regarde la rue Notre-dame (Emile Zola), a ses abords ornés de l’inévitable pilori pourvu de ses accessoires.

Ce couvent dont l’origine se perd dans les ténèbres de la période gallo-romaine, possède les droits de haute, moyenne et basse justice.

Dans le temps de sa plus grande splendeur, le monastère est regardé comme patron et protecteur de la ville.

 

Très fières de leurs privilèges, les abbesses ne pêchent pas par excès d’humilité. Prétendant ne relever que du pape, elles en usent « cavalièrement » avec les évêques qui ne sont pas de leur avis. Quand l’ombre d’une contradiction s’élève sur le chapitre de ses prérogatives, le couvent met en mouvement le personnel judiciaire, et quand il faut, par une intervention immédiate, fait acte d’autorité, les moyens violents ne répugnant pas aux religieuses (voir St-Urbain), comme en 1307, les Dominicains voisins de Notre-Dame, qui, pour une simple question de clôture, voient leur enclos envahi par les gens du monastère, avec piques, haches et bâtons.

Les condamnations judiciaires, les défenses, les arrêts, les sentences, l’excommunication elle-même, itérative, aggravée, réaggravée, l’interdiction de l’Eglise, du cimetière et du domaine, ne calment que très imparfaitement la bouillante et altière humeur de ces religieuses habituées à la domination.

 

L’abbesse nomme à la cure et jouit de la moitié des offrandes. C’est entre ses mains que le curé prête serment.

Mais, les plus curieux privilèges de Notre-Dame sont ceux du joyeux avènement des évêques de Troyes. La veille de son entrée solennelle, l’évêque se rend, monté sur une mule à l’abbaye de Notre-Dame. Une fois arrivé, il met pied à terre, et sa monture devient la propriété du couvent. En présence de l’abbesse et des religieuses qui lui font les honneurs de la maison, l’évêque, que l’abbesse tient par la main, accomplit diverses cérémonies, crossé, mitré, et revêtu d’une riche chape. Il jure, sur le texte des évangiles, de respecter les droits, les libertés, les franchises, les privilèges du couvent. Après une nuit passée dans un appartement richement meublé (et dont le lit lui appartient désormais), l’évêque est levé par 4 vassaux de l’évêché surnommés les barons de la crosse, et porté processionnellement sur leurs épaules jusqu’à la cathédrale. Ce cérémonial s’accomplit jusqu’en 1718, date de l’avènement de Bénigne Bossuet, qui passe outre. Les évêques se font alors dispenses du cérémonial, mais ils prêtent le serment. Gardiennes intrépides de leurs privilèges, les religieuses protestent jusqu’à l’avènement du dernier évêque pour le maintien d’un droit que la révolution a pu seule anéantir.

 

A côté du couvent, se trouve l’église de Saint-Jacques-aux-Nonnains, qui sert de chapelle aux religieuses, et de paroisse au voisinage. On y montre la cuve baptismale où Urbain IV a été tenu sur les fonts. Le portail, construit au XV° siècle, dû à la libéralité du riche négociant Guillaume Molé et de Simone Boucherat (dont les armes sont apposées dans cette partie de l’édifice), est remarquable, et on désigne alors l’église sous le nom de Saint-Jacques au beau portail.

 

C’est dans l’église de Saint-Jacques-aux-Nonnains que la communauté des imprimeurs, libraires et relieurs célèbrent la fête de leur patron, saint Jean l’évangéliste, et c’est au beau portail que la corporation se réunit chaque année pour procéder à l’élection de ses officiers désignés sous le nom de Procureurs.

 

La place en avant du portail sert pendant de longs siècles de cimetière aux paroissiens de Saint-Jacques et de Saint-Jean. Lors de la construction de la halle aux grains, on y remue une grande quantité d’ossements. C’est dans ce cimetière que l’on dépose les corps d’un grand nombre de pestiférés.

     

 

la cuve baptismale où Urbain IV a été tenu sur les fonts('actuellement en l'Elise Urbain IV)
Cuve baptismale de l'Eglise ST Jacques
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