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La Cathédrale


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La cathédrale Saint Pierre et Saint Paul (Longueur : 114 m., 28,50 m. de hauteur sous voûte, largeur du transept 50 m.) a été bâtie à l'endroit même où les saints Potentien, et Sérotin avaient établi leur premier oratoire.

Des fouilles de 1973 ont montré l'existence de 3 constructions successives.

C’est en 313, lorsque Constantin donne aux chrétiens la permission d’établir des temples et qu’un évêque est institué dans chaque cité, que la cathédrale de Troyes commence d’être un édifice public.

Notre 1er évêque saint Amateur, en 340 commence à l’agrandir.

Notre évêqe Saint Urse construit une église plus importante en 426.

L’Évêque saint Prudence évoque en vers latins, en 860, " la magnifique demeure élevée par les chrétiens en l’honneur du Christ où sont vénérées les reliques des saints apôtres Pierre et Paul. C’est en cette église des saints apôtres qu’est conservé le corps de sainte Mâthie ".

Trop petite ou en mauvais état, l’évêque Otulphe la reconstruit en 872.

Incendiée comme Troyes par l'invasion normande des Vikings en 888, il ne reste que des pans de murs que l'on relève et recouvre d'une charpente et d'une toiture.                         

Notre évêque Milon l’agrandit vers 980.

Très endommagée par le grand incendie qui ravage la ville en 1188, elle est reconstruite sous l’épiscopat de Garnier deTrainel, puis en 1208, sous celui d’Hervée.

A sa mort en 1223, les chapelles rayonnantes et une grande partie du chœur sont achevées.

En 1228 une terrible tornade provoque la chute des parties hautes de la cathédrale. Le pape Grégoire IX appelle à l’aide toute la population du royaume de France.

En 1263, Urbain IV y contribue par une bulle d’indulgences " en faveur des fidèles qui aideraient de leurs aumônes l’édification de l’œuvre somptueuse ".

En 1304, sous l’épiscopat de Jeand’Auxois, le transept est terminé.

En 1365, un ouragan abat le grand clocher. Le roi Charles V compatissant envoie aux Troyens des subsides.

En 1410, on construit un grand clocher.

Ce n'est qu’en 1430, un an après le passage de Jeanne d'Arc et du dauphin Charles, que l'édifice est consacré par l'évêque Jean Léguisé.

Son successeur Jacques Raguier jette les fondements du portail et de la tour. " La cathédrale de Troyes, par la lenteur de sa construction, présente une synthèse de l’architecture en Champagne du début du XII° siècle à la fin du XV°... Elle donne aujourd’hui une profonde impression de grandeur et d’harmonie... ".

La construction définitive ne se termine qu'en 1634, mais il restera encore la tour à édifier.

En 1700, la foudre tombe sur la grande flèche, la charpente de la nef brûle, la chute des cloches crève la voûte du transept, la statue colossale de saint Michel posée en 1492 s’effondre coûtant la vie à 3 ouvriers. L’évêque Bouthillier de Chavigny se rend auprès du roi, Louis XIV qui lui accorde des secours.

A la Révolution, les statues, les scènes sculptées des portails, des piliers, des chapelles… sont jetée bas, et la cathédrale devient Temple de la Raison.

La seconde tour, dite de Saint-Paul, ne voit jamais le jour ! La seule raison : faute de ressources.

La France en a très peu qui lui soient comparables par l’étendue du vaisseau, par la hardiesse des voûtes, par la justesse et le grand effet des proportions. Le portail et la grosse tour qui le domine, ont une élégance qui, dans les bâtiments gothiques, n’accompagne pas toujours la légèreté.

Il n’est pas de canton en France qui renferme des vitres peintes aussi précieuses et en si grand nombre que la ville de Troyes en Champagne " écrit-on dès le XVIII° siècle. " Troyes conserve l’héritage national le plus important de l’art du vitrail et, de par le monde, la cathédrale de Troyes est considérée comme le musée du vitrail. "

C’est un vrai paradis, avec un total de 1500 m² de verrières, de magnifiques rosaces de dix mètres de diamètre, qui donnent à cette cathédrale sa célébrité, et qui ont victorieusement traversé de multiples épreuves, le feu, l’incendie, les guerres, les révolutions... L’art du vitrail s’y incorpore pour former un ensemble exceptionnel : vitraux du XIII° dans le chœur, du XIV° dans les bas-côtés, du XV° et XVI° dans les fenêtres hautes, puis du XVII°, avec le célèbre Pressoir Mystique de Linard Gonthier. C’est un véritable mémento de l’histoire du vitrail. Les siècles sont mis en véritable lumière, par la composition et les coloris et, partant de l’orient pour aboutir à la rose occidentale, c’est un enchantement de les apprécier à toute heure du jour, de l’aube au crépuscule.

Les orgues du XVIII° siècle proviennent de l’Abbaye de Clairvaux, remplaçant ceux détruits à la Révolution.  Classés Monument Historique, il sont toujours considérés comme l’un des plus prestigieux instruments que nous possédions en France.

L’escalier pour monter à la tour a 365 marches, soit la valeur de l’année solaire.

Le trésor est particulièrement riche d’objets précieux et anciens. Une grande partie est due à l’évêque de Troyes Garnier de Trainel, qui en 1205, aumônier de la IV° croisade, est choisi comme gardien des précieuses reliques pillées dans les églises et les palais de Constantinople, qu’il envoie à Troyes. On remarque en particulier la collection d’émailleries, considérée sans doute, " comme l’une des plus remarquables de France ". Autour de quatre émaux cloisonnés translucides sur or (XI° siècle), elle compte quelque soixante plaques d’émaux champlevés mosans (XII°-XIII° siècles), des émaux limousins ornant châsses et crosses (XIII°-XIV° siècles) et la superbe collection d’émaux peints (Limoges, XVI° siècle), retraçant la vie de saint Loup.

Les expositions internationales : Barcelone, Vatican, Athènes, Paris, Europe... en ont présenté des pièces importantes

On peut voir la relique authentique du crâne de saint Bernard de Clairvaux, présentée dans une magnifique châsse, celle de saint Malachie, et d’autres du XII° siècle, une dent de saint Pierre, le plat de la Cène, la tunique sans couture du Christ, le chef de saint Philippe, le pied de sainte Marguerite, le corps de sainte Hélène d‘Athyra...

Le souvenir des évêques des XII° au XIV° siècles, constructeurs de la cathédrale, est évoqué par la présence de leurs crosses, calices et anneaux, celui des croisades, par un splendide coffre byzantin d’ivoire pourpre du XI° siècle, pièce très rare. On y admire des manuscrits du IX° au XIII° siècle, des livres d’heures aux élégantes miniatures (XV° siècle), un psautier carolingien en onciales d’or... la Chapelle d’Édouard Colbert, aux douze pièces en argent repoussé et ciselé (1667), la chapelle de Monseigneur de la Tour du Pin Montauban aux armes du Dauphin, des calices, des flambeaux, des ostensoirs...

Régulièrement, des universitaires américains, anglais, allemands, japonais... y envoient leurs élèves préparer leur thèse.

Tous les rois de France de Charles VII à Louis XV, Napoléon 1er, le Pape Pie VII, le Maréchal Pétain ou de Gaulle y furent reçus.

        Notre cathédrale, parmi les plus belles de France, a vu défiler depuis 8 siècles, des milliers d’hommes et de femmes, des riches et des pauvres, qui sont venus crier leur détresse ou clamer leur joie.

        Elle témoigne de la foi de tout un peuple, celui qui l’a bâtie, celui qui y prie et celui qui la visite, foi religieuse et foi en la beauté, source de lumière.

De 1990 à 2013, 4 plans quinquennaux permettent une importante réhabilitation, terminée en juin 2013. 

 

Avec 223.000 visiteurs en 2013/2014, la cathédrale est le monument le plus prisé par les touristes. En 2015, une moyenne de 1200 visiteurs quotidiens, avec une pointe à 1720. 

 

 

Extrait du DVD "la cathédrale à 800 ans"


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