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Basilique Saint Urbain


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Merveille de l’architecture ogivale, la basilique Saint-Urbain est un pur joyau de l’art gothique, qui rivalise avec la Sainte Chapelle de Paris, à laquelle la comparent de nombreuses personnalités.

Tous les amateurs d’art n’hésitent pas à la qualifier de " joyau d’architecture ", de " véritable châsse de pierre ciselée comme un reliquaire géant ", c’est " le Parthénon de la Champagne ".

 

Le Troyen Jacques Pantaléon, devenu le pape Urbain IV (un des rares papes français), veut laisser à Troyes, une marque d’affection et de magnificence : bâtir en 1262 une somptueuse basilique, à l’emplacement de l’échoppe paternelle et aux frais du trésor romain. Il meurt 2 ans après, et les sommes qu’il envoyait à Troyes sont arrêtées.

Heureusement, le Cardinal Ancher, son neveu, prend à cœur de ne pas laisser inachevée cette œuvre.

Elevée sur les terrains soumis à la juridiction de Notre-Dame-aux-Nonnains, la collégiale porte ombrage aux abbesses qui craignent une désaffection des Troyens à l’égard de leur église paroissiale voisine.

Pendant le cours des travaux, en 1266, elles font invasion dans le chantier, arrachent les portes, dispersent les outils des ouvriers, renversent l’autel, détruisent les échafaudages, interrompant les travaux. Les dégâts sont considérables.

Les portes sont remplacées, les échafaudages redressés, mais les dommages sont à peine réparés, que les troupes de l’abbesse envahissent une nouvelle fois le chantier, fracturent le portail d’entrée et se retirent en emportant les lourds battants de chêne.

Mobilisant ses troupes pour la 3ème fois, l’abbesse se retranche avec ses nones dans la collégiale et en 1268, soufflète et malmène tant le légat pontifical venu bénir le cimetière, qu’il doit s’enfuir.

Le pape Clément IV, frappe l’abbesse et ses complices d’excommunication.

 

La collégiale est consacrée en 1389, devant une foule considérable, et les reliques sont placées sur les 9 autels.

La collégiale échappe miraculeusement à l’incendie qui ravage une partie de la ville en 1524, détruisant 3.000 maisons.

En 1565, 2 vols importants sont commis : 1 croix d’or, 2 d’argent et tous les reliquaires. Les coupables sont roués en place publique en 1574.

En 1761, la foudre tombe pour la 5ème fois sur le clocher. Les chanoines en réduisent la hauteur, en l’arrêtant au-dessus des cloches.

La Révolution de 1789 en fait un magasin de blé, ce qui lui permet d’échapper à la rage de la destruction qui sévissait à cette époque.

Un fonctionnaire municipal demande même au Conseil sa démolition, et celle des autres églises, sauf notre cathédrale !

Les 4 cloches, les cuivres du chœur, de la croix, du coq du clocher, sont fondus pour " sauver la patrie en danger " !

Les reliquaires contenant un bras de saint Urbain, la tête de saint Daniel et celle d’une des 11.000 vierges, une épine de la sainte couronne, la magnifique statue de cuivre de 4 pieds de haut de saint Urbain, datant du XIII° siècle, sont détruits !

 

A partir de 1850, la mairie démolit les maisons accolées à son abside.

 

Le 20 février 1906, 200 fidèles et des personnalités troyennes opposés à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat occupent Saint-Urbain et résistent pendant des heures aux forces de police et militaires qui, sur ordre du maire Louis Mony (franc-maçon, tour à tour clérical, bonapartiste, conservateur, républicain modéré, radical et alors radical-socialiste), et conduites par le préfet Marais, sont venues faire l’inventaire des biens immobiliers et mobiliers de la paroisse. Ils sont finalement délogés, les portes de la collégiale défoncées à coups de hache par les pompiers. La police emprisonne des catholiques.

 

La basilique possède des verrières du XIII° siècle, d’une très grande beauté.

La statuaire est aussi d’une grande richesse artistique. La Vierge au raisin, chef-d'œuvre de l’École Troyenne, a été choisie par la Mairie de Troyes comme médaille officielle.

A noter cinquante célèbres gargouilles, qui sont très pittoresques.

 

Les restes de notre illustre Pape reposent depuis 1935, dans le chœur de l’église.

A l’occasion du VII° centenaire de sa mort, en 1964, Paul VI érige l’église Saint-Urbain en basilique.

 

Visiteurs, mêlez-vous aux foules qui priérent sous les voûtes de cette basilique, le plus beau joyau architectural de la ville de Troyes, merveille d’audace, d’équilibre et d’élégance, joyau précieux de pierres et de vitraux que nos pères ont ciselés avec amour il y a 750 ans, et qui n’a cessé de provoquer l’étonnement comme l’admiration.

 

          Cette collégiale est dédiée au 17° pape martyr, Urbain 1er, pontife de 222 à 230, enterré au cimetière de Calliste, sur la Via Appia à Rome, fêté le 19 Mai (ou le 25 Mai dans certains diocèses de France).

 

En 2011, la basilique Saint Urbain, avec 60.000 visiteurs, s'affiche en troisième position de sites les plus visités.

 

 

 

 

 

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