Le département



Vailly



Il n’y a que peu de documents sur l’Histoire de Vailly, comme le reconnait la municipalité.

 

C’est pourquoi, comme elle, je me contenterai de vous relater le grand incendie du dimanche 2 mai 1880.

 

Cet incendie prit des proportions d’un désastre qui ravagea Vailly.

 

Il était 10 h 30 du matin, il faisait très beau. On était à l’office ou dans les champs.

 

Le feu prit chez M. Lyé Collot, dont toute la famille était absente de la ferme. En quelques instants, tous les bâtiments de la propriété furent la proie des flammes.

 

« Aux dires des Anciens, un témoin se précipita à l’église et cria : Au feu ! ».

 

Tout le monde s’organisa, mais, activé par le vent et favorisé par la sécheresse qui régnait alors, l’incendie prit, dans l’espace d’une demi-heure, des proportions gigantesques : 6 maisons, 9 granges, 3 hangars, toutes les écuries, les mobiliers, le matériel, avaient brûlé… 3 vaches, 1 veau, 1 porc, plusieurs moutons n’avaient pu être sauvés à temps et le reste du cheptel, affolé, courait à travers champs, fuyant l’enfer.

 

Le manque d’eau aggrava encore le sinistre : les réserves furent vite épuisées. A Vailly, les puits sont profonds.

 

Les pompiers de Feuges furent là les premiers, leurs chevaux harassés par une course éperdue. Il en vint de 11 communes : Sainte-Maure, Aubeterre, Creney, Culoison, Lavau, Luyères, Charmont, Vannes, Barberey, Ascencières.

 

Quand ces secours arrivèrent, la place n’était plus qu’un immense brasier dont les proportions dépassèrent les moyens des hommes.

 

Le vent soufflant du nord-est, ne s’apaisait pas. 

 

Et cela dura 3 longues heures : ce fut un désastre pour certains qui n’étaient pas ou mal assurés.

 

On ne put préserver que quelques bâtiments couverts de chaume qui, cela peut paraître paradoxal, résistèrent mieux.

 

Les pertes furent évaluées à 70.000 francs or de l’époque.

 

En signe de deuil, cette année-là, il n’y eut pas de fête au village le 14 juillet.

 

Dans « Le journal de l’Aube » du jeudi 6 mai, M. le Maire de Vailly, Maître E. Robert, adressa ses remerciements aux pompiers des différentes communes qui s’étaient déplacés et qui rivalisèrent d’activité et de dévouement pour combattre le fléau. Il remercia aussi, au nom des habitants, le conseiller général M. H. Douine qui, le lendemain du désastre, était venu à Vailly remettre la somme de 200 francs au maire, pour aider les sinistrés les plus nécessiteux.

 

Aujourd’hui encore, à Vailly, on parle du « grand incendie ».

 


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