Les communes auboises



La Seigneurie de Creney près Troyes


 

Creney existe dès l’époque Gauloise.

 

Le nom viendrait d’un gaulois nommé « Crennos ».

 

La forme latine « Crani  prope Trecas » a été employée au XIII° siècle.

 

En 1374, on relève la forme Creney-les-Troyes.

 

L’inventaire des titres de la Seigneurie, établi au XVIII° siècle, indique Creney-près-Troyes  en 1672, mais cette désignation n’en deviendra officielle que le 4 février 1919.

 

Jusqu’au XIII° siècle, le village de Creney fait partie du domaine de Champagne. En 1225, le comte Thibaut IV, en échange de la part du comté de Bar-sur-Seine, appartenant à Jacques de Durnay, assigne à celui-ci un revenu de 450 livres à Creney. En 1246, il achète à Jean de Crécy, chevalier, tous ses biens à Creney.

 

Creney est détaché de la baronnie. Le village est alors tenu par les seigneurs Perrin de Clérey, écuyer et de Jeanne de Chéu.

 

Le 4 mars 1375, la fille de Geoffroi de Clérey, vend à « noble homme Jean de Foissy ses possessions situées et assises en la ville de Creney les Troyes ».

 

En 1390, Jean de Foissy, écuyer, déclare tenir du roi, à Creney et aux environs la seigneurie que l’on appelle « la seigneurie de Clérey ». Il y perçoit, tant en sa justice qu’en celle du roi des coutumes, censives, terrages et les revenus de la mairie de Creney.

 

En 1378, Geoffroi de Piney est seigneur du fief d’Enfer, situé à Creney, et qui comporte une maison seigneuriale.

 

Gaucher de Foissy, seigneur de la justice foncière de Creney, achète le 4 novembre 1543 les droits royaux de Creney, consistant en droit de bourgeoisie, juridiction et connaissance des cas personnels, criminels et civils…

 

Le 15 juillet 1574, ces droits sont adjugés à Elion de Foissy, puis le 3 juin 1621, à Pierre Legras, seigneur d’Argentolles.

 

Le 18 janvier 1672, Claude de Meung, seigneur de Sollières, vend à Louis II de Vienne, seigneur de Géraudot, la terre et seigneurie de Creney près Troyes, consistant en château seigneurial, jardin, enclos, terres, moulin à vent, pressoir, justice haute moyenne et basse, le tout mouvant en plein fief du roi à cause de sa grosse tour de Troyes.

 

Louis III de Vienne « rend foi et hommage au roi pour sa terre de Creney » le 9 juillet 1721. Par contrat du 9 juillet 1734, il cède à vie à Claude Méallet, procureur du roi en ma maîtrise des eaux et forêts de Troyes l’usufruit de la terre et seigneurie de Creney consistant en un vieux château, basse cour et bâtiments pour le logement d’un fermier, cens, rentes tant grains que volailles, droits royaux  de jurée et de bourgeoisie, droit de justice, de greffe et d’amende, droit de chasse et de pêche dans le marais, ferme du château…

 

Le 5 mai 1738, la comtesse de Morville fait remettre à Méallet des tableaux pour orner le château et y être laissés jusqu’au retour de la terre et château de Creney à elle-même ou à ses héritiers. En 1760, elle fait creuser à ses frais un grand canal de dessèchement des marais, rendant ainsi aux habitants de Creney et d’Argentolles un vaste terrain qui était perdu. Cette entreprise généreuse n’est pas entièrement désintéressée, car la marquise obtient la moitié de la propriété du marais dont la totalité appartenait jusqu’alors aux habitants de Creney et d’Argentolles. La comtesse de Morville « rend foi et hommage de sa terre de Creney » au bureau des finances de Châlons le 17 décembre 1762 ».

 

Elle en est propriétaire jusqu’en 1789.     



 

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