Les communes auboises



Les hommes préhistoriques vécurent là, pour la chasse dans la forêt et pour la pêche dans la Seine et l’Ardusson. Ils bénéficiaient d’une situation élevée, la colline de la Gloriette, étant à 120 m d’altitude, qui permettait la défense. La colline de la Gloriette était, depuis des siècles, un lieu sacré où les grands chefs se faisaient inhumer munis de leurs armes et reliques (voir dans archéologie). Les druides cueillaient le gui des chênes séculaires de la forêt du mont Morvois et accomplissaient des sacrifices sur les pierres des autels. Il y avait la fontaine miraculeuse qui ne tarissait jamais, les vignes aux fées, les pierres babillardes qui gémissaient les nuits de gel, les feux follets qui dansaient la nuit sur les marécages, l’écho puissant des collines… tout cela perpétuait leur mystérieuse présence, leur maléfique pouvoir. Devenus sorciers ou fées, les druides étaient toujours là ! 

A l’époque carolingienne, en 794, un capitulaire de Charlemagne ordonne la destruction des arbres et des bois, où le culte des druides s’est conservé. Première destruction du mont Morvois.

Saint Michel détruisit les derniers pouvoirs des anciennes croyances des druides et la fontaine sacrée devint la fontaine Saint-Michel.

La cure de Saint-Aubin était à la présentation de l'abbesse du Paraclet (voir ce chapitre). Une partie de l’Eglise est commencée au XI° siècle. Le portail et le contrefort nord sont de style roman et datent du XII° siècle. Les croisées et les ogives de la nef datent du XVI° siècle (1547). L’église porte le nom de Sanctus Albinus qui devint Saint Aubin. Le clocher a été détruit dans une tempête en 1861.

Au X° siècle les habitations se groupèrent autour de ce sanctuaire et de la maison fortifiée : rue du Village et de la Seigneurie.    

La commune de La Chapelle Godefroy (voir le chapitre Château de la Chapelle Godefroy) est réunie à la commune de Saint-Aubin (qui porta provisoirement le nom de Corquelin, au cours de la Révolution française) en l’an VIII (1832).

En 1789, le Prince Xavier de Saxe, comte de Lusace, est le seigneur de Saint-Aubin.

En 1790, il y a 57 habitants.

En septembre 1795 est vendu comme bien national, le château de la Chapelle Godefroy.

Le 10 février 1814, 10.000 hommes commandés par le prince de Wurtemberg attaquent le 3° régiment de ligne posté entre la Chapelle Godeferoy et Saint-Aubin. L’engagement est vif. Les conscrits dont le 3° régiment est principalement composé, soutient le choc comme de vieux soldats. Mais, il faut céder au nombre, et ils se replient sur le château de la Chapelle dont les éclaireurs ordinaires de l’armée alliée, les cosaques, s’étaient emparés. Ils sont là par centaines, pillant de tous côtés. Une compagnie de voltigeurs les déloge, leur prend 20 chevaux, et culbute plus de 50 hommes dans l’étang. Toutefois, ce n’est là qu’un épisode. La ligne de bataille s’élargit et s’étend depuis Marnay jusqu’à Tremblay. Vainement les masses ennemies cherchent à entamer l’armée française en lançant contre ses baïonnettes, soldats sur soldats. 10.000 assaillants ne peuvent rompre les rangs de 3.000 hommes. C’est le château de la Chapelle qui sert de pivot à cette mêlée furieuse et inégale. Bientôt, le feu éclate au dessus de Pont-sur-Seine : c’est le château de Madame Laeticia, mère de l’empereur, qui brûle. Celui de la Chapelle occupé enfin par l’ennemi, se couronne de lueurs de l’incendie.  Depuis 10 heures, le combat est engagé. Seule la nuit y met un terme et pendant la nuit, des troupes décimées qui marchent sous le drapeau français, traversent Nogent, se portant sur la rive droite de la Seine, et préparent leur mouvement dans la direction de Provins. 1.200 hommes commandés par Bourmont restent pour ralentir la marche de l’ennemi et le tromper sur les évolutions de l’armée.

Il ne reste rien du monastère primitif. 

Le château actuel est un reste de construction du XVII° siècle.

De l’église, il ne reste plus que : le caveau où reposaient autrefois les corps d’Héloïse et d’Abélard, dans un mur du moulin un arc brisé du XII° siècle, le cellier de l’abbaye primitive et une margelle de puits ornée d’une tête de grenouille du XIII° siècle.

Au XVIII° siècle, le corps de logis du château de la Chapelle Godefroy est flanqué de 2 ailes en briques et en grès. Dans les appartements des hôtes, il y a la chambre de l’évêque de Troyes, du cardinal Fleury, de Louis XV, de la Reine. Le théâtre permettait de jouer l’opéra comique.

Les jardins furent aménagés à partir de 1760. Un jardin anglais fut orné de ruines antiques. L’orangerie avait 39 gros orangers. Fut aussi créée une pièce d’eau de 25 arpents.

Les propriétaires de la Chapelle furent : - Philibert Orry, contrôleur général des finances sous l’administration du Cardinal Fleury. – Jean de Boulogne, intendant puis conseiller des finances l’achète en 1761. – Jean Nicolas de Boulogne, son fils, dépense des millions pour le château et le parc. – Charles de Boulogne qui émigra au moment de la Révolution.

Lors de la vente des biens nationaux en 1795, des œuvres d’art (tableaux et bustes) furent transportées du château de la Chapelle au Musée de Troyes.

Jusqu’au XIX° siècle, la fête patronale de Saint-Aubin durait 5 jours entiers, ramenés à 4 en 1914, à 3 en 1939, et depuis 1945, à 1 seule journée, le premier dimanche de mars.


Premiers habitants

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