Les communes auboises



 

Droupt-Saint-Basle est mentionnée dès le XII° siècle.

 

L’église, sous le vocable de Saint-Léonard et de Saint-Basile a sa nef du XII° siècle, et le reste du XVI°.

 

La première école date de 1766.

 

Avant la Révolution de 1789, cette commune n’est pas dans une situation aisée. Les habitants sont mal logés, mal habillés, mal nourris et mal chauffés.

 

Il y a à cette époque 18 métiers à bas. En 1867, on compte 115 métiers français, 2 métiers anglais, 1 métier circulaire et 1 métier à tricot. Peu à peu, ces métiers sont remisés, pour faire face à des métiers à grande production. 

 

 

Pendant plus de 300 ans, les propriétaires du château de Droupt-Saint-Basle ont tyrannisé les gens de la commune et contraint leurs sujets à battre l’eau de leurs canaux pour empêcher le peuple batracien de troubler, pendant les nuits printanières, le sommeil de ceux qui habitaient la féodale demeure.

 

         En 1206, le chevalier Girard occupe le château de Droupt-Saint-Basle qui est un des sièges particuliers de la châtellenie de Méry-sur-Seine.

 

         En 1581, les chanoines de Vincennes cèdent à  Louis Le Mairat, bourgeois de Troyes, seigneur du bourg et bailliage de Droupt, la haute, moyenne et basse justice. Il obtient en 1586 des lettres patentes pour entourer de murs et de fossés avec pont-levis de sa propriété, pour la mettre « à l’abri des voleurs et des vagabonds ».

 

         Le 26 juin 1714, Pierre-Guillaume de Chavaudon et Louis-Guillaume, 34° abbé de Mores, dit l’abbé de Chavaudon,  obtiennent sentence qui leur adjuge la seigneurie de Droupt « par droit de retrailinage », et le château reste dans cette famille, jusqu’en 1974, à la mort du dernier descendant.

 

         Au XVI° siècle, de grands procès criminels affligent la commune.

 

Un habitant a relaté, avec toutes les horreurs dont on a peine à se faire une idée, les 2 jugements et condamnations de 2 habitants, en 1776, dont l’un, un parricide a été brûlé vif après avoir eu le poignet coupé, et un autre, qui a été pendu puis ensuite brûlé, pour avoir commis un vol et mis le feu dans une maison habitée.

 

On dit à cette époque, que « les habitants de Droupt-Saint-Basle ont toujours passé pour « avoir un caractère doux, paisible et affable envers les étrangers, mais on leur reproche d’être enclin à la médisance les uns envers les autres ».

 

Par contre, ils n’ont jamais été en brouille avec leurs curés, puisqu’ils en ont que 4 en 50 ans. Nicolas Maîtrejean, prêtre assermenté signe son premier acte le 5 octobre 1792. C’est le baptême de Rose Moriat qui a pour marraine Rose Lambert, qui devient la femme de ce prêtre en 1793, qui quitte la prêtrise pour la fonction d’huissier.

 

A la fin du XVII° siècle « l’église et les cabarets sont de moins en moins fréquentés ».

 

Pendant les événements de 1793, à cette funeste époque, la commune de Droupt-Saint-Basle compte quelques révolutionnaires exaltés qui se livrent à des actes odieux.

 

En 1869, Alfred Philippon, au service de M. Butat, met le feu qui consume tous les bâtiments de son patron. Il est condamné par la Cour d’Assises de l’Aube, à 5 ans de travaux forcés et surveillance à vie. Il décède à la Nouvelle Calédonie en 1872.

 

Les sorciers, autrefois, faisaient l’objet des conversations dans les longues soirées d’hiver, alors que les habitants se réunissaient dans « les écreignes » (veillées) : histoires  de métamorphoses de bêtes en gens ou de gens en bêtes, du sabbat qui eut lieu dans « la contrée des vieux », des revenants 

 

La commune de Droupt-Saint-Basle  donne le jour, en 1761, à un célèbre théologien, le chanoine Antoine Berti, qui a fait toutes ses études ecclésiastiques au séminaire de Troyes. Ses rares talents l’appelèrent au sacerdoce avant l’âge requis. Curé de la basilique Saint-Remi à Reims, elle lui doit d’être relevée de ses ruines.

 

Alors qu’il doit être détruit en 1983, le château est repris  par M. et Mme Jean-Pierre Paupe, qui ont fait un travail considérable, avec passion.

 

De la partie du XVI° siècle, il reste le bâtiment de la porterie comprenant la première poterne, la salle des gardes et des voyageurs et l’armurerie, la deuxième poterne recevant le pont-levis, en état de fonctionnement, les 3 tours extérieures, la double enceinte de douves en eau, et tous les murs extérieurs.

 

Du XVIII° siècle, le corps de logis en craie, une belle grange avec ses pans de bois, un pigeonnier.

 

Le château est entouré d’une double rangée de douves en eau. Il y a un jardin à la française et un petit potager décoratif.

 

On peut aussi admirer une importante collection d’objets d’Art Populaire.

 

Le château, intérieur et extérieur est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 2011.

 

 

 

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