La vie à Troyes



Ecole Française de Bonneterie 


L’école Française de Bonneterie est créée en 1888, sous le patronage de la Chambre de Commerce de Troyes et du « Syndicat de la Bonneterie », qui deviendra la « Chambre Syndicale des Fabricants de Bonneterie et des Industries s’y attachant ».

Après tous les travaux et études préliminaires, la Société anonyme de l’Ecole Française de Bonneterie est constituée. L’Ecole, installée à Troyes dans une ancienne maroquinerie, rue de Paris, reçoit son premier contingent d’élèves le 15 mai 1889.

L’inauguration officielle a lieu le mercredi 12 novembre 1890. Installée depuis le 1er janvier 1904, 5, rue Gautherin à Troyes, l’Ecole, sous l’impulsion des directeurs, MM. Simon, Clément, Chaix, prend une importance toujours de plus en plus grande. Elle modernise son matériel et perfectionne son enseignement.

L’Ecole, reconnue d’utilité publique par arrêté de M. le Sous Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Technique en date du 8 décembre 1922, est placée sous le contrôle du Ministère de l’Enseignement Technique. Les machines à bonneterie, de plus en plus nombreuses, exigent de nouveaux agrandissements, malheureusement irréalisables sur place.

A partir de 1947, les salles de classe sont installées en dehors de l’Ecole, à quelques pas des ateliers, avenue Pasteur. Les cours d’enseignement général ont lieu le matin et les cours pratiques l’après-midi. Les locaux de la rue Gautherin n’abritent plus que les ateliers de l’école.

En 1953, le Conseil d’administration est présidé par M. Robert Poron, et son Comité technique par M. Gustave Alric. L’Ecole a pour but l’enseignement supérieur de la Bonneterie. Elle forme des techniciens, des régleurs, des employés de fabrication, des chefs d’équipe, des contremaîtres, en un mot, tous les éléments capables de devenir des cadres dans l’industrie de la Bonneterie et de ses annexes.

De plus, l’Ecole organise chaque année des cours accélérés s’adressant aux jeunes gens sortant des Grandes Ecoles et qui désirent acquérir rapidement des connaissances générales sur les matières textiles, sur les principes de la Bonneterie et sur les métiers de base.

Le financement est assuré par des subventions des industriels ou commerçants de Troyes et du département de l’Aube (subventions au titre de taxe d’apprentissage), des subventions de quelques industriels habitant hors du département de l’Aube (subventions au titre de taxe d’apprentissage), des dons de Chambres ou Sociétés patronales du département de l’Aube, d’une subvention de la ville de Troyes, des rétributions scolaires. Les rétributions scolaires sont fixées annuellement par le Conseil d’administration.

Des bourses ou fractions de bourses sont accordées, après examen du Conseil d’administration, aux parents qui en justifient la demande. Les candidats doivent être titulaires du Brevet élémentaire ou d’un Certificat d’aptitude professionnelle, ou être du niveau des classes de seconde des lycées et collèges. Tout candidat à l’admission ne réunissant pas les conditions requises peut être admis, après examen, en division préparatoire.

Le régime est l’externat avec présence contrôlée. La durée normale du cycle complet des études est de 2 années pour l’élève entrant dans les conditions normales d’admission et obtenant, en fin de chacune des 2 années, la moyenne générale demandée. Tout élève obtenant aux examens de fin d’études les moyennes imposées devient titulaire du diplôme de l’Ecole.

Des mentions sont accordées aux élèves ayant obtenu de bonnes moyennes générales. Le recrutement des élèves est national et même international. La fréquentation de jeunes gens habitant hors du département de l’Aube atteint et même dépasse 50 %. Quant aux étrangers, des Libanais, Egyptiens, Turcs, Roumains… suivent les cours. En France, l’Ecole troyenne est la seule traitant « exclusivement de Bonneterie » !

L’enseignement donné à l’Ecole comprend 3 parties :

1) L’enseignement général sur 2 ans : algèbre, géométrie, mécanique appliquée, électricité industrielle, chimie, physique, technologie industrielle, dessin industriel, croquis coté et français.

2) L’enseignement technique : en 1ère année l’étude détaillée des matières textiles, de la filature, de la maille, des machines de bonneterie, et la bonneterie en général. En 2ème année l’étude et l’emploi des appareils de laboratoire, la technique des machines de bonneterie, les compléments de bonneterie : teinture, blanchiment, apprêt. 3) L’enseignement pratique comprend : en 1ère année : bobinage, rebroussage, étude des diverses fabrications… 2ème année : étude et emploi des appareils de laboratoire pour contrôle des fils et fibres, travaux sur principaux types de machines, démontage, remontage, réglage de tous les organes de ces machines, visites d’usines…

 

L’Ecole Française de Bonneterie améliorait sans cesse ses programmes d’enseignement afin que ses élèves puissent apporter dans les usines de Troyes, de l’Aube, de France, à l’étranger, un concours toujours plus efficace.        

L’Ecole Française de Bonneterie ferme ses portes en 1964.

 


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