Les Evêques influents


Mgr Philippe de Pons


Hugues 1er
Hugues 1er

 

 

         En 1081, au décès de notre évêque Hugues II, lui succède Philippe de Pons, de la maison des seigneurs de Pont-sur-Seine.

 

           Son épiscopat est un des plus remarquables, soit par les conciles qui se tinrent à Troyes, soit par les établissements qu’il fonda ou confirma, soit enfin par la part qu’il eut dans les affaires de l’église gallicane.

Dès la première année, il consent à l’union du prieuré de Saint-Julien-de-Sézanne à celui de la Charité-sur-Loire, l’année suivante, il assiste à un concile qui se tient à Sens et au mariage de Bertrade, maîtresse du roi Philippe 1er.

Ce dernier événement lui fait encourir la disgrâce du pape, ainsi qu’à Gauthier évêque de Meaux qui a fait la cérémonie.

Philippe de Pons, de concert avec son chapitre et Yves, futur évêque de Chartres, met les chanoines réguliers à Saint-Georges-en-Gaonnay, paroisse de Valant à 5 lieues de Troyes, et unit à leur maison une prébende de la cathédrale.

L’année suivante, Yves se plaint au roi de notre évêque, de l’archevêque de Sens et des évêques de Meaux et de Paris, qui s’opposent à son élection et à la confirmation pour l’évêché de Chartres. Il les traite fort durement et les appelle " lâches et téméraires ", qui offensent la majesté royale. Il promet même au pape en cette circonstance, de ne point se trouver à Troyes où les archevêques de Reims, Tours et Sens, ont convoqué leurs suffragants.

L’évêque de Chartres conserve du ressentiment pour l’évêque de Troyes. Celui-ci ne pouvant assister à un concile qui se tient à Etampes, il lui en fait des réprimandes par une lettre où il montre sa mauvaise humeur et dont le style est dur, hautain et menaçant. Il l’avertit que, s’il ne se trouve pas à l’assemblée qui doit se tenir pour la consécration de l’évêque de Nevers, on le jugera avec toute la sévérité des règles. Mais la paix se rétablit entre les deux prélats, et l’évêque de Troyes ayant accordé un différent entre le prieur et les religieux de Saint-Georges-en-Gaonnay, Yves de Chartres lui écrit d’un ton plus adouci, pour lui témoigner sa reconnaissance.

Cependant, le roi a été excommunié avec sa maîtresse Bertrade de Montfort.

Le pape Pascal II envoie Richard évêque d’Albanie comme son légat pour traiter de cette affaire. Ce prélat convoque à Troyes un concile, où il préside et où assistent les Métropolitains de Sens, Reims et Tours, ainsi que plusieurs évêques. Il se tient début avril, mais l’absolution du roi n’a pas lieu. L’évêque de Senlis est accusé de simonie et en même temps déclaré innocent.

Le comte de Champagne Hugues 1er expose aux Pères du concile les bienfaits qu’il accorde à l’église cathédrale, en action de grâce, de ce que Dieu l’a guéri d’une maladie.

Un autre concile se réunit à Troyes en 1105.

En 1107, le pape Pascal II tient à Troyes un concile où il exhorte les peuples à la croisade. On y excommunie tous ceux qui violeraient la trêve de Dieu, touchant la sûreté des personnes et des lieux consacrés à Dieu, et la suspension d’armes pendant certains jours. On y rétablit la liberté des élections, on confirme la condamnation des investitures et l’on remédie aux désordres qui règnent parmi le clergé de France.

Philippe de Pons favorise plusieurs établissements tels que la première fondation de l’abbaye de Beaulieu…

Notre évêque préside un synode où il y a de très nombreux participants et qui peut être comparé à un concile

Après 40 ans d’épiscopat, Philippe de Pons meurt en 1121. 

  

 

 

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